Honorer la terre

Honorer la terre

Dans les royaumes des humains, des habitants du ciel, de la population aquatique, des animaux de la forêt et de toutes les autres formes de vie, notre merveilleuse mère la Terre donne vie, nourrit et maintien en vie. Notre mère la Terre nous donne les aliments et l’eau dont nous avons besoin. Elle nous fournit des matériaux pour construire nos maisons, tailler des vêtements et fabriquer des outils. Elle est source de vie en fournissant les matières premières pour notre industrie, notre ingéniosité et notre progrès. Elle est à la base de ce que nous sommes en tant que « véritables êtres humains » dotés de langues, de cultures, de connaissances et d’une sagesse pour nous diriger dans la bonne voie. Si nous écoutons les paroles venant du lieu où se concentre l’esprit qui vit à l’intérieur de tous les éléments, notre mère la Terre nous enseigne ce dont nous avons besoin pour prendre soin d’elle et de tous ses enfants. Tout nous est enseigné par notre mère, la Terre.

Les peuples autochtones prennent soin de notre mère la Terre et respectent ses dons, soit l’eau, l’air et le feu. Les citoyens des Premières Nations entretiennent une relation particulière avec la terre et tous les êtres vivants qu’elle abrite. Cette relation est fondée sur un lien profond avec notre mère la Terre qui a amené les citoyens autochtones à pratiquer la vénération, l’humilité et la réciprocité. Elle est aussi basée sur des besoins et des valeurs liées à la subsistance qui remontent à des milliers d’années. Les moyens de subsistance, tels que la chasse, la récolte et la pêche, servent à nourrir soi-même, la famille, les personnes âgées, les personnes veuves et la communauté et à organiser des cérémonies. Nous extrayons et utilisons chaque élément en gardant à l’esprit le fait que nous prenons uniquement ce dont nous avons besoin. Nous devons faire preuve de précaution et de clairvoyance dans la façon et la quantité que nous prélevons afin de ne pas faire courir un grand péril aux futures générations.

Les dégradations de l’environnement ont d’une manière ou d’une autre un effet néfaste sur la santé et le bien-être des citoyens des Premières Nations mais aussi sur tous les habitants de l’Amérique du Nord et de la planète. Les Premières Nations ne connaissent pas toutes les façons dont les substances dangereuses fabriquées par l’être humain peuvent nuire aux poissons, à la faune sauvage, à l’habitat et aux personnes. Cependant, elles savent que les polluants et les contaminants, en particulier ceux provenant de l’activité industrielle, ont des effets nuisibles sur la santé de tous les êtres vivants, y compris les êtres humains. La contamination industrielle et la perturbation de l’habitat de la faune contribuent ensemble à la raréfaction des aliments traditionnels et des herbes médicinales ainsi qu’à leur pureté. Enfin, les dégradations nuisent à la qualité de vie, qui dépend de la pureté de la terre, de l’eau, de la flore et de la faune, et touchent à plus long terme les cultures, les langues, la santé et le bien-être spirituel des citoyens autochtones.

Les Premières Nations peuvent montrer, en faisant respecter l’utilisation de leurs terres et de leurs droits fonciers, comment des initiatives économiques peuvent être profitables et durables pour les futures générations. Les connaissances traditionnelles des Premières Nations donnent à nos citoyens les outils nécessaires pour prendre soin de notre mère la Terre et de leurs lieux sacrés. Ces connaissances peuvent être communiquées à l’industrie en vue d’assurer le mieux-vivre et la survie de tous les peuples.

DOMAINES DE POLITIQUE

Biodiversité et ressources génétiques

La protection des espèces et la préservation de la diversité biologique sont essentielles à la continuation des modes de vie traditionnels des Premières Nations. Les membres des Premières Nations consomment de grandes quantités d’« aliments sauvages », tels que le cerf, l’orignal, le wapiti, l’ours, le castor, le lapin, l’oie, le canard et la perdrix ainsi que du poisson frais, de la sève, du riz sauvage et des baies. De nombreuses Premières Nations continuent d’employer des herbes sacrées, dont la sauge, le tabac, le cèdre et l’hiérochloé odorante, dans les médicaments traditionnels et les cérémonies. Un grand nombre de plantes et d’animaux rares et menacés d’extinction continuent de subsister seulement sur les terres et dans les eaux des Premières Nations. La protection et la promotion de la biodiversité sont essentielles pour protéger les espèces en péril; ce sont des priorités du SGE.

La Canada a signé la Convention sur la diversité biologique (CDB) le 11 juin 1992 et ratifié celle-ci le 4 décembre 1992. La CDB est entrée en vigueur le 29 décembre 1993. Actuellement, La Convention réunit 188 parties. Le traité vise à promouvoir la conservation des espèces et de l’écosystème, l’utilisation durable de ses éléments, la reconnaissance des connaissances traditionnelles et de leurs détenteurs et le partage juste et équitable des recettes provenant de l’utilisation des ressources génétiques.

Obtenez plus de renseignements sur la Convention sur la diversité biologique
(http://www.cbd.int/convention/)
La Convention sur la diversité biologique
« … est dédiée à promouvoir le développement durable. Conçue comme un instrument pratique qui permettra de réaliser les principes du Plan d’Action 21, la Convention reconnait que la diversité biologique n’inclut pas seulement les plantes, les animaux et leurs micro-organismes et écosystèmes – il s’agit des gens et de leur besoin de sécurité alimentaire, de médicaments, d’eau et d’air frais, d’abri et d’un environnement propre et sain dans lequel vivre. »[PNUE, 2008]
Ce texte est extrait de : http://www.cbd.int/convention/

 

Espèces en péril et conservationa name= »2″>

La Loi sur les espèces en péril (LEP) a été proclamée en 2002. Le préambule de la Loi est le suivant :

« […] que les connaissances traditionnelles des peuples autochtones du Canada devraient être prises en compte pour découvrir quelles espèces sauvages peuvent être en péril et pour l’élaboration et la mise en œuvre des mesures de rétablissement. »

L’APN félicite le gouvernement du Canada pour sa volonté de reconnaître le rôle essentiel des peuples autochtones en reconnaissant explicitement les connaissances des Premières Nations et la relation particulière qu’entretiennent celles-ci avec les terres, les eaux, les plantes et les animaux. Dans le cadre des travaux menés dans ce domaine par l’APN, le SGE s’est engagé à veiller à ce que les Premières Nations soient représentées et qu’elles aient un rôle actif à jouer dans les questions liées à la préservation de la faune lorsque les enjeux pourraient nuire à leur capacité d’utiliser et de mettre à profit les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) et à celle de continuer à vivre selon leurs modes de vie traditionnels. Le SGE veille en permanence à ce que le point de vue des Premières Nations soit pris en compte, tant dans les textes des lois fédérales, telle la Loi sur les espèces en péril, que dans les mesures et règlements appliqués en vertu de ces lois.

L’APN fait partie du Conseil autochtone national sur les espèces en péril, établi par la LEP, et du sous-comité sur la politique et la planification du Conseil. Le SGE veille en permanence à ce que la mise en œuvre de la Loi sur les espèces en péril permette aux Premières Nations de jouir de leurs droits ancestraux et issus de traités.

Ressources du SGE :

Guide de survie de la LEP (lien)

Biosurveillance

Les êtres humains sont exposés à divers contaminants, produits chimiques et métaux lourds en respirant, en touchant des objets, en mangeant et en buvant. Dans de nombreux cas, les contaminants demeurent dans l’organisme pendant des années. L’accumulation globale de contaminants peut avoir des effets sur la santé.

La première initiative de biosurveillance des Premières Nations (IBPN) est une étude propre aux Premières Nations qui permettra d’évaluer et de mesurer la présence de contaminants au sein de la population des Premières Nations.

  • La biosurveillance permet de repérer les produits chimiques synthétiques et naturels présents dans les tissus. Elle consiste à prélever des échantillons de fluides et/ou de tissus, tels que du sang, de l’urine, du lait maternel, des cheveux, des ongles et de l’air expiré.
  • Actuellement, il n’existe aucune donnée de référence concernant le niveau de contamination chimique parmi les Premières Nations. L’IBPN vise à combler cette lacune par la biosurveillance.

 

Initiative de Biosurveillance des Premières Nations – Résultats Nationaux (2011) Juin 2013
Nota : La taille du fichier PDF est de 9 MB. Veuillez faire preuve de patience pour le téléchargement.

Ressources du SGE :

Fiches d’information sur la biosurveillance (lien)
Brochure sur la biosurveillance (lien)

Loi canadienne sur la protection de l’environnement

La Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE) de 1999 est criblée de points faibles qui l’empêchent de protéger adéquatement l’environnement et les droits ancestraux et issus de traités des Premières Nations (dont la survie dépend d’écosystèmes et d’environnements sains).

  • Actuellement, la LCPE protège inadéquatement les écosystèmes vulnérables (par exemple les terres humides et les estuaires côtiers) et les zones d’habitat d’espèces rares.
  • La LCPE ne protège pas les populations vulnérables, telles que les Premières Nations, dont les traditions, les moyens d’existence et la culture dépendent de la santé de l’environnement naturel.
  • La mise en œuvre de la LCPE n’a pas encore pris soin d’intégrer un partenariat de gouvernement à gouvernement avec les gouvernements des Premières Nations, ni de prendre en compte les traditions et protocoles des Premières Nations.

Les Premières Nations ont besoin d’être informées sur les lois fédérales requises qui ont une incidence sur leurs terres, leurs eaux et l’air afin de pouvoir participer vraiment aux processus d’examen, de modification et d’application des lois. Les renseignements doivent être adaptés sur le plan culturel afin de prendre en compte les besoins des Premières Nations et l’absence de moyens qui existe dans la plupart des communautés souhaitant participer à des initiatives de protection de l’environnement et assurer une gestion parcimonieuse de leurs terres, de leurs eaux et de l’air.

Le SGE s’efforce de faire connaître les préoccupations et intérêts liés à l’environnement des Premières Nations afin d’inciter le gouvernement du Canada à devenir proactif et à inclure les gouvernements des Premières Nations dans les processus décisionnels concernant l’environnement.

  • L’APN a demandé le renforcement de la LCPE de 1999 en vue d’assurer une meilleure protection des communautés des Premières Nations.
  • L’APN a rédigé trois présentations écrites destinées aux séances parlementaires consacrées à la LCPE. Ces présentations soulignent les points faibles de la LCPE quant à protéger les écosystèmes et les personnes vulnérables et à collaborer avec les gouvernements des Premières Nations.
  • L’APN a créé des trousses d’information sur la LCPE de 1999 dans les deux langues officielles. Ces trousses sont distribuées dans l’ensemble du Canada à l’occasion de réunions et d’ateliers des Premières Nations afin d’informer celles-ci des éventuels effets de cette loi sur leurs droits et intérêts économiques.

Ressources du SGE :

Trousse d’information sur la LCPE de 1999

Contaminants

Les citoyens des Premières Nations, en particulier les enfants et les personnes âgées, subissent les conséquences néfastes pour leur santé d’une exposition à des produits chimiques toxiques, à un air de mauvaise qualité, à une eau contaminée et à d’autres dangers environnementaux.

  • Les émissions de contaminants dans l’air et l’eau et sur le sol doivent être réduites à la source par ceux qui en sont les générateurs.
  • Un nettoyage environnemental intensif est requis pour remédier aux dégradations de l’air, des terres et des cours d’eau.
  • Les Premières Nations ont besoin d’outils et de moyens pour élaborer leurs propres programmes de gestion de l’environnement visant à revitaliser les écosystèmes et à préserver leur santé à l’intention des sept prochaines générations.

 

Santé de l’environnement

La santé de l’environnement « […] englobe les aspects de la santé humaine, dont la qualité de vie, qui sont déterminés par des facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux et psychologiques dans l’environnement. Elle se rapporte également à la théorie et à la pratique d’évaluation, de correction, de contrôle et de prévention de ces facteurs dans l’environnement, qui peuvent nuire gravement à la santé des générations actuelles et futures. »

Ébauche de définition arrêtée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lors d’une consultation de l’OMS à Sofia, en Bulgarie, en 1993.

Les Premières Nations sont depuis longtemps conscientes du lien étroit qui existe entre la santé de l’environnement et celle des êtres humains. Du point de vue holistique des Premières Nations, la santé englobe les aspects physiques, mentaux, affectifs, sociaux et spirituels. L’environnement joue un rôle vital dans tous les domaines de la santé. Il est très important que les Premières Nations comprennent les liens qui existent entre l’environnement et leur santé afin de mieux protéger celle-ci contre de futurs dangers environnementaux.

La santé de l’environnement est intimement liée à la santé des citoyens des Premières Nations, car la survie sociale, culturelle, économique et physique d’un grand nombre de ces derniers dépend grandement de l’environnement. Malheureusement, cette dépendance par rapport à la terre présente maintenant plus de risques pour la santé. La consommation et l’utilisation d’espèces de plantes traditionnelles et d’aliments « sauvages » a considérablement augmenté l’exposition aux contaminants chimiques et biologiques. Cette situation a entraîné une détérioration de l’état de santé général des citoyens des Premières Nations en raison de la consommation d’aliments traditionnels contaminés et/ou d’aliments transformés moins nutritifs vendus dans le commerce.

Le SGE est activement engagé dans les questions liées à la santé de l’environnement. Dans le cadre de son programme sur la santé de l’environnement, le SGE effectue une recherche sur les moyens d’améliorer la qualité de vie en réduisant les risques en matière de santé et de sécurité découlant des interactions entre les personnes et leur environnement. Le SGE travaille également avec le gouvernement et les communautés des Premières Nations dans le domaine de la prévention primaire des maladies au moyen de programmes de surveillance, d’information, d’application et d’évaluation, qui permettent de cerner, de prévenir et d’atténuer les situations environnementales qui ont un effet néfaste sur la santé humaine.

Programme national sur les contaminants de l’environnement chez les Premières nations

Le Programme national sur les contaminants de l’environnement chez les Premières nations (PNCEPN) a été lancé en 1999 en tant que programme de recherche commun par l’Assemblée des Premières Nations (APN) et la Direction générale de services médicaux, qui est devenue depuis la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), Santé Canada.
Le PNCEPN a pour objectif d’aider les Premières Nations à évaluer leur degré d’exposition aux contaminants environnementaux et les risques pour leur santé et leur bien-être. Son financement permet aux communautés d’acquérir les ressources nécessaires pour élaborer des projets destinés à étudier le lien existant entre les contaminants de l’environnement et la santé humaine. Les résultats des projets du PNCEPN fournissent des arguments utiles aux communautés pour prendre ou demander des mesures en se basant sur une meilleure connaissance de la situation.

L’APN continue de soutenir la mise en œuvre du PNCEPN en étant membre du Comité directeur du programme et en assumant son nouveau rôle de « championne du Programme », cela tout en continuant de défendre les intérêts des Premières Nations dans le domaine de la santé de l’environnement. Le SGE élaborera une stratégie de lobbying afin de préconiser un financement du programme plus important auprès du gouvernement et soulignera et fera valoir les pratiques exemplaires et réalisations du Programme.

Inscrivez-vous au programme :

Pour obtenir plus de renseignements sur le programme ou sur la façon de s’inscrire :
http://www.nfnecp.ca

 

Fiche renseignements

Pollution de l’air et smog
Biopiratage
Bisphénol A
Les enfants et la santé de l’environnement
Changements climatiques
Évaluation environnementale
Processus fédéral d’évaluation environnementale
Aliments génétiquement modifiés
Produits chimiques domestiques
Déchets et enfouissement
Santé au travail
Pesticides
Rayonnement
Métaux toxiques – cadmium
Métaux toxiques – plomb
Connaissances traditionnelles
Ressources transfrontalières et leurs impacts
Métaux toxiques – mercure

Rapport de recherche

La santé des enfants des Premières Nations et l’environnement
État actuel de la recherche en santé environnementale des Premières nations
Points de vue des premières nations concernant les problèmes environnementaux
Éthique de la recherche sur les Autochtones
La santé environnementale et les personnes âgées (aînés)
La santé environnementale et les femmes des premières nations
La consommation d’aliments traditionnels est-elle sans danger pour les Premières Nations

 

Ressources naturelles

Les droits ancestraux et issus de traités s’appliquent au contrôle exercé par les Premières Nations sur les ressources naturelles situées sur leurs terres traditionnelles. Les ressources naturelles sont minérales (inorganiques), biologiques (organiques), renouvelables et non renouvelables, elles sont situées sur la terre, sous la terre, dans l’eau et dans l’air, et elles sont utilisées par les Premières Nations pour répondre à leurs besoins d’êtres humains et encourager le développement économique. Par tradition, les Premières Nations ne considèrent pas l’environnement comme une ressource, mais elles sont obligées de faire valoir leurs droits relatifs aux ressources naturelles pour contrer les forces extérieures qui ont limité l’organisation d’activités traditionnelles dans lesquelles certains éléments environnementaux sont considérés comme des « ressources » par le gouvernement, l’industrie et les citoyens en général.

Les principaux problèmes auxquels sont confrontées les Premières Nations dans le domaine des ressources naturelles sont la violation des droits ancestraux et issus de traités par les lois fédérales et provinciales, les conflits permanents concernant la portée des droits des Premières Nations sur les ressources naturelles et les conséquences néfastes de l’exploitation généralisée des ressources sur leurs modes de subsistance et d’existence traditionnels. Le SGE s’est engagé à défendre les intérêts des Premières Nations afin de s’assurer que les activités d’extraction des ressources aient le moins d’incidence possible sur l’environnement et qu’elles soient conformes aux principes d’utilisation durable et à la responsabilité sociale des entreprises.

Les gouvernements fédéral et provinciaux se sont engagés à examiner, à modifier et dans certains cas à simplifier les lois d’une manière permanente. Il est important que les examens et les modifications prennent en compte les éventuels effets sur les droits ancestraux et issus de traités des Premières Nations. Le SGU s’est engagé à surveiller les modifications apportées aux politiques au niveau fédéral et, s’il y a lieu, à défendre les intérêts des Premières Nations.

Aliments traditionnels

Les Premières Nations entretiennent une relation culturelle, traditionnelle et sociale avec la terre. De nombreuses communautés continuent de compter sur les aliments traditionnels pour leur bien-être socioculturel, économique et physique. Cependant, la présence de contaminants dans ces aliments, tels les métaux lourds, est de plus en plus préoccupante. Les Premières Nations et le SGE ont grand intérêt à préserver et à protéger l’environnement afin de sauvegarder la santé des futures générations.

Les cycles d’aliments traditionnels et le mode de vie sont menacés par de nombreuses nuisances extérieures, dont les changements climatiques, la dégradation des habitants des plantes et des animaux et l’étendue de la contamination de l’environnement.

  • La préservation des modes de vie traditionnels, des cultures et de la santé (physique, mentale, spirituelle et affective) des Premières Nations dépend de la présence persistante d’aliments traditionnels sur leurs territoires.
  • La perte d’accès aux aliments traditionnels (contamination, populations menacées, disparition ou extinction) se concrétise par une perte de sécurité alimentaire, car ces aliments constituent les éléments de base culturellement acceptables des régimes alimentaires des Premières Nations.
  • La perte d’accès aux aliments traditionnels doit être compensée par l’accès à un choix d’autres aliments sécuritaires, abordables et culturellement acceptables et par des mesures de gestion environnementale destinées à réintégrer les populations végétales et animales menacées et à réduire au minimum l’exposition aux contaminants environnementaux ainsi qu’à gérer les risques liés à la consommation d’aliments traditionnels.

La perte de sources d’aliments traditionnels demeure une des plus grandes menaces auxquelles sont confrontées les Premières Nations. Il est nécessaire d’entreprendre des travaux de recherche et des mesures afin de garantir l’existence de sources d’aliments traditionnels, qui sont essentielles à la santé et au bien-être des communautés et citoyens des Premières Nations.

Ressources du SGE
Document sur la salubrité des aliments traditionnels (lien)

Étude sur la nourriture, l’alimentation et l’environnement des Premières Nations< a name= »9″>

L’étude sur la nourriture, l’alimentation et l’environnement des Premières Nations (First Nations Food, Nutrition and Environment Study – FNFNES) décrit la consommation d’aliments traditionnels et d’aliments vendus dans le commerce, évalue l’exposition aux contaminants et l’ingestion de nutriments préoccupants dans les communautés, détaille les états de santé et les modes de vie déclarés dans les communautés et indique les besoins et préoccupations relatifs à l’alimentation. L’étude contribuera à l’adoption d’habitudes alimentaires saines. Elle étudie des données statistiques pertinentes sur les concentrations de contaminants présentes dans les aliments traditionnels dans toutes les régions et écozones du pays, et elle recueille des données de référence portant sur la présence de produits pharmaceutiques dans l’eau de surface. Elle déterminera la concentration de mercure dans le corps au moyen d’échantillons de cheveux. Cette étude aidera probablement les gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que les administrations municipales dans leurs décisions.

D’envergure nationale, l’étude fournira des renseignements importants au sujet des contaminants.

  • Dans la résolution no 30/2007 (Étude sur la salubrité des aliments des Premières Nations) qui a été adoptée à l’unanimité, les Chefs en assemblée soutiennent le lancement d’une étude sur la salubrité des aliments traditionnels et sur la santé des Premières Nations.
  • Cette recherche est le fruit d’un effort commun de l’APN, de l’Université de la Colombie-Britannique et de l’Université de Montréal. Le projet est financé par Santé Canada, qui a aussi contribué par son expérience et par des ressources non financières.
  • La recherche a pour objectif de répondre aux préoccupations des Premières Nations concernant la salubrité et la sécurité de leurs sources d’aliments traditionnels.
  • Les renseignements issus de ce projet aideront à élaborer des plans pour protéger les cycles d’aliments traditionnels et à promouvoir le bien-être et l’adoption de modes de vie sains.
  • Il s’agit d’une étude nationale d’une durée de dix ans qui a été mise en œuvre dans 100 communautés des Premières Nations de l’ensemble du Canada. Elle est actuellement dans sa deuxième année de mise en œuvre.

Ressources du SGE :

Fiche d’information sur la FNFNES (lien)

Pour obtenir plus de détails sur l’étude sur la nourriture, l’alimentation et l’environnement des Premières Nations, veuillez visiter le site Web officiel :
http://fnfnes.ca/

Connaissances traditionnelles, innovations et expressions culturelles

La protection des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) revêt une très grande importance pour l’APN. Les Premières Nations possèdent un nombre incalculable de domaines de connaissances traditionnelles complexes, dont la plupart sont propres à chaque groupe. Transmises de génération en génération, les CTA sont novatrices, ancrées dans les sciences des Premières Nations et fondées sur des centaines d’années d’observation.

Les lois actuelles sur la propriété intellectuelle ont crée un contexte permettant à des personnes extérieures, à des chercheurs, à des entreprises et à d’autres groupes de mal utiliser, de détourner et de voler les CTA. Le SGE participe à de nombreuses initiatives, tant sur le plan national qu’international, visant à réformer les lois sur la propriété intellectuelle afin qu’elles deviennent conformes aux systèmes coutumiers de propriété. Le SGE cherche à obtenir la modification des régimes internationaux afin de s’assurer que les CTA continuent de fournir un cadre propice à la préservation permanente de la culture et des moyens de subsistance ainsi qu’à la transmission continuelle des connaissances à l’intention des jeunes et des futures générations.

Déchets

Depuis très longtemps, les déchets ne posaient aucun problème aux Premières Nations car ils étaient faits de matériaux naturels dont il était facile de se débarrasser et de recycler dans l’environnement. Cependant, depuis quelques années, la nature des déchets à grandement changé et l’élimination de ces derniers constitue de nombreux défis dans certaines communautés des Premières Nations. Étant donné que le financement à long terme et à court terme nécessaire pour exploiter convenablement des décharges et des centres de transfert est inadéquat, certaines communautés des Premières Nations sont confrontées à des risques considérables.

Lorsqu’il s’agit d’éliminer les déchets, les communautés sont aux prises avec diverses considérations et défis, dont la contamination de l’eau, la mauvaise qualité de l’air et des moyens insuffisants.

Il est nécessaire d’entreprendre des activités de sensibilisation dans les communautés afin d’inciter les citoyens à réduire leur volume croissant de déchets. Changer les habitudes est déjà un moyen de réduire la quantité de déchets.

  • La mise en place de programmes de compostage et de recyclage peut aider à diminuer la quantité de déchets envoyés à la décharge et à améliorer l’environnement dans les communautés.
  • Il est important de bien gérer les décharges pour protéger les communautés contre l’exposition aux produits chimiques toxiques. L’élaboration d’un plan de gestion de déchets ou d’un plan d’exploitation peut aider à réduire les risques environnementaux et sanitaires dans la communauté et sur notre mère la Terre.

Le Fonds d’infrastructure pour les Premières nations du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (AINC) accorde un financement limité. Pour obtenir ces fonds, les communautés des Premières Nations doivent présenter une demande et une proposition de projet chaque année avant le mois de septembre, de 2007 à 2011.

Environnement Canada présente une liste de programmes de recyclage municipaux canadiens sur son site Web : http://www.ec.gc.ca/EnviroZine/french/issues/62/any_questions_f.cfm

Renseignements sur le Fonds d’infrastructure pour les Premières nations : http://www.ainc-inac.gc.ca/ih/ci/fni-fra.asp

Ressources du SGE :
Fiche d’information sur les déchets envoyés à la décharge (lien)

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