Secrétariat à la santé et développement social
Le rapport du Secrétariat à la santé et au développement social (SSDS) est organisé en fonction de notre nouvelle structure : Politique stratégique, Santé publique, Bien-être mental, Enfants et jeunes, Gestion de l’information, Soins primaires et développement social. Les stratégies et les décisions relatives à la santé sont élaborées en partenariat avec le Réseau national des techniciens de la santé des Premières Nations (RNTSPN) et le Comité des Chefs sur la santé (CCS).
1. POLITIQUE STRATÉGIQUE
Le secteur de la Politique stratégique du SSDS surveille le haut niveau de travail mené dans les régions et les ordres de gouvernement en matière de santé et de développement social. En gros, il surveille les groupes de travail qui coordonnent l’élaboration de programmes et de politiques qui visent à donner aux Premières Nations des collectivités plus sécuritaires, plus saines et plus fortes.
Les principaux domaines de travail du secteur de la Politique stratégique comprennent : le groupe de travail Santé Canada - Agence de la santé publique du Canada – Assemblée des Premières Nations (APN-SC-ASPC), l’Initiative sur les ressources humaines en santé autochtone (IRHSA), l’accord sur la santé, l’Association nationale des GSPN (ANGSPN) et l’Association canadienne des écoles de sciences infirmières (ACESI). La recherche et les mesures de sensibilisation sur le renouvellement de l’accord sur la santé et du plan pour la santé des Premières Nations sont élaborés parle secteur de la Politique stratégique mène une recherche.
A. Forum national sur la santé
Principales questions et activités
La résolution 04/2011 qui demandait que la santé devienne une priorité pour l’APN, a été votée lors de l’Assemblée générale annuelle (AGA) de 2011. Du 7 au 9 novembre 2011, l’APN a animé un Forum national sur la santé à Ottawa. Plus de 780 représentants, dont plus de 300 directeurs de santé et personnes désignées parrainés venant de toutes les régions du Canada, se sont réunis pour partager des approches novatrices créées par les Premières Nations pour la santé et le bien-être. Le thème général du forum, « Agir pour l’avenir », a guidé les discussions et présentations sur cinq points clés de la politique nationale de la santé : durabilité, gouvernance, compétence, recherche et transfert des connaissances. Le Plan pour la santé des Premières Nations a été présenté durant une séance de dialogues et a jeté les bases contextuelles du Forum des discussions qui se sont déroulées durant la semaine.
Le Forum national sur la santé a donné lieu à divers ateliers, présentations régionales, cours de brève durée et à un Cercle du savoir de l’APN. Les ateliers ont porté sur de nombreux sujets, notamment le bien-être mental, le principe de Jordan, la cybersanté, les services de santé non assurés (SSNA) et les soins primaires et continus. En outre, des périodes ont été réservées pendant les ateliers pour que les régions puissent présenter des programmes modèles ou des pratiques exemplaires. Sept régions ont saisi l’occasion pour présenter des programmes/initiatives comme la santé maternelle et infantile, l’IRHSA, un modèle de prestation des services de santé mentale amalgamés pour les Premières Nations, un protocole d’entente pour la santé et le bien-être des Premières Nations, le modèle d’organisation fondé sur une approche pluridisciplinaire et le Noojmowin Teg Health Centre. Huit cours de brève durée ont également été proposés pour examiner de plus près certains sujets comme : Comprendre le fonctionnement du gouvernement, Introduction aux techniques statistiques de base et comment Interpréter les résultats statistiques, Élaborer des plans de santé communautaires et Santé publique 101. Dans la foire commerciale, le kiosque du Cercle du savoir de l’APN présentait le travail accompli par l’APN dans le domaine de la santé et des déterminants sociaux de la santé. Un Bulletin sur la santé a été publié par l’Assemblée extraordinaire des Chefs (AEC) en décembre 2011 pour donner un aperçu du Forum national sur la santé.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Le rapport final sur le Forum national sur la santé est en cours de préparation; il devrait être publié à la fin de l’été 2012.
- D’ici la fin de l’été 2012, l’affichage des exposés présentés dans les ateliers sur le site Web de l’APN sera terminé.
B. Groupe de travail Santé Canada - Agence de la santé publique du Canada – Assemblée des Premières Nations (groupe de travail APN-SC-ASPC)
Le groupe de travail coordonne le plus haut niveau de travail sur la santé. Son influence est considérable; il pourrait changer le programme et la durabilité du financement, la cohérence et l’innovation dans le programme. La première étape est terminée et le 13 janvier 2009, un accord a été signé entre le Chef national et le ministre de la Santé pour lancer le travail de la deuxième étape (2009-2011). En novembre 2011, une lettre cosignée par le Chef national et le ministre de la Santé renouvelait le groupe de travail APN-SC-ASPC sur la santé des Premières Nations à compter de 2011-2012.
Principales questions et activités
La partie du plan de travail qui revient à l’APN comprend l’élaboration d’une analyse des déterminants sociaux de la santé dans une perspective de développement communautaire. Ce sera bientôt chose faite, car le groupe de travail du secteur de la Politique stratégique travaille principalement là-dessus depuis janvier 2012.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Un rapport final qui examine et analyse les principales activités et conditions qui mènent à l’initiation de discussions tripartites en Colombie-Britannique pour informer le travail dans d’autres provinces ou territoires devrait être publié et diffusé aux organisations provinciales et territoriales (OPT) d’ici l’automne 2012. De plus, d’ici l’automne 2012, l’APN mettra au point une trousse d’outils de niveau communautaire qui mettra en évidence les leçons apprises et les cas de réussites de renforcement de la collaboration avec les partenaires de la santé fédéraux/provinciaux/territoriaux.
- Continuer à collaborer avec le groupe de travail APN-SC-ASPC et à préconiser une troisième étape de travail conjoint.
C. Initiative sur les ressources humaines en santé autochtone (IRHSA)
L’IRHSA a été renouvelée pour trois années de plus, de 2010 à 2015, avec un budget de 80 millions de dollars. L’IRHSA renouvelée cible plusieurs points, notamment l’accroissement du nombre de gestionnaires de santé et de travailleurs communautaires des Premières Nations formés et accrédités. Pour les deux premières années de l’IRHSA renouvelée, l’APN a demandé et obtenu des subventions continues pour les projets de compétence culturelle existants.
Principales questions et activités
L’APN poursuit ses efforts pour obtenir des fonds pour les nouveaux projets de compétence culturelle, car selon les directives de l’IRHSA, ils ne sont pas financés pour les années allant de 2013 à 2015. La Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits (DGSPNI) a également donné pour mandat à l’IRHSA de financer le démarrage de l’Association nationale des GSPN (ANGSPN) de 2010 à 2012.
La participation active de l’APN à l’IRHSA a mené à un exposé du secteur de Politique stratégique au Forum national sur l’interprétation des connaissances Mawitaql Kijitaqnn Forum qui a eu lieu du 31 janvier le 1er février 2012, à Moncton, Nouveau-Brunswick. L’événement était axé sur la transmission du savoir et les leçons retirées des anciens projets de l’IRHSA.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer à demander le financement des nouveaux projets de compétence culturelle dans le cadre du mandat de l’IRHSA.
- Continuer à collaborer avec les partenaires régionaux des Premières Nations et participer à la création de stratégies d’échange et de dissémination des connaissances.
D. Accord sur la santé
En décembre 2011, le ministre des Finances, Jim Flaherty a annoncé un nouveau modèle de Transfert canadien en matière de santé (TCS) pour remplacer celui qui avait été négocié avec l’Accord sur la santé de 2004. Bien que le renouvellement de l’Accord sur la santé soit fortement soutenu par le public, il faut noter que le gouvernement fédéral n’a aucune obligation juridique de l’effectuer. En l’absence d’une table sur la politique fédérale, les provinces ont mis sur pied un Groupe de travail sur l’innovation. La principale tâche du groupe de travail consiste à fournir un forum pour partager les pratiques exemplaires afin d’améliorer les efficiences dans chaque province. Rien n’indique qu’il est prévu d’inclure un contenu, des représentants ou experts des Premières Nations dans les discussions du groupe de travail. Ce dernier se réunira au moins deux fois et produira un rapport d’étape pour la réunion du Conseil de la fédération à Halifax en juillet 2012.
Principales questions et activités
En mars 2012, le Comité permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie a publié son examen de l’accord sur la santé de 2004 intitulé Un changement transformateur s’impose. Il recommande, entre autres, d’organiser une table dirigée au niveau fédéral qui serait chargée d’établir des indicateurs mesurables et des critères de succès. Les conclusions du Comité pourraient servir à soutenir les efforts de sensibilisation déployés par l’APN pour le renouvellement de l’Accord sur la santé.
Le SSDS a effectué une analyse de l’accord sur la santé de 2004 et sur l’annonce faite récemment sur le TCS. Il a aussi rédigé des messages qui sont proposés à l’avenir et qui sont disponibles au public.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Préconiser le renouvellement de l’Accord sur la santé pour 2014 et exiger l’inclusion significative de membres et des points de vue des Premières Nations, ainsi que la participation de l’APN au Groupe de travail sur l’innovation en matière de santé, dont le rapport doit être remis lors de la rencontre du Conseil de la fédération en juillet 2012.
E. Association nationale des GSPN (ANGSPN)
Les résolutions 58/2008 et 46/2009 de l’APN soutiennent la collaboration pour s’attaquer à la pénurie des ressources humaines en santé des Premières Nations, le développement de l’AGSPM et le cadre de compétences des gestionnaires de la santé des Premières Nations.
Principales questions et activités
Le projet de Déclaration de partenariat entre l’APN et l’AGSPM est en attente jusqu’à ce que l’AGSPM règle les paramètres fixés dans la résolution 46/2009. Certaines questions ont été réglées, mais plusieurs autres, comme les règlements et la gouvernance, ne sont toujours pas résolus. L’APN continue à encourager l’AGSPM à régler les points non résolus de la résolution 46/2009. L’AGSPM a changé le nom de « Gestionnaire de la santé autochtone certifié » pour celui de « Gestionnaire de la santé des Premières Nations certifié » et ses cours de gestion de la santé autochtone sont maintenant des cours de gestion de la santé des Premières Nations.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- L’APN continue à collaborer avec l’ANGSPN pour régler les problèmes relatifs aux règlements et à la gouvernance soulevés dans la résolution 46/2009.
F. L’Association canadienne des écoles de sciences infirmières (ACESI)
Principales questions et activités
Les 19 et 20 mars 2012, l’ACESI a tenu un symposium à Toronto. Parmi les intervenants se trouvaient des infirmières et infirmiers enseignants et des étudiants des Premières Nations, Inuits et Métis (PN/I/M) qui ont débattu des concepts de compétence culturelle et de sécurisation culturelle. Le principal but du dialogue était de trouver des façons d’intégrer ces concepts dans le programme d’enseignement des sciences infirmières. Les concepts de compétence culturelle et de sécurisation culturelle discutés étaient fondés sur le travail fait précédemment, financé par l’IRHSA, et définis en collaboration par l’Association des infirmières et infirmiers autochtones du Canada (AIIAC), l’ACESI et Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC).
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer à collaborer avec le groupe consultatif de l’ACESI au rapport sur les résultats.
- Intégrer les résultats du symposium de l’ACESI avec d’autres travaux de l’APN portant sur la santé et sur l’éducation, et renforcer le programme de compétence culturelle dans d’autres domaines de l’éducation sanitaire.
2. SANTÉ PUBLIQUE
Les membres des Premières Nations ont un taux disproportionnellement élevé de morbidité et de mortalité dans de nombreuses maladies par rapport aux autres Canadiens. Cette disparité reflète les facteurs systémiques, sociaux et individuels qui ont une influence sur la santé de nos citoyens. Ces influences sont considérées comme les principaux déterminants de la santé.
La santé publique se concentre sur les facteurs sociaux, environnementaux et économiques qui affectent la santé, ainsi que sur les collectivités et les lieux de rassemblement et de vie de la population. Les programmes et services sont conçus pour promouvoir et protéger la santé, et pour prévenir les blessures et la maladie.
Pour améliorer la santé de nos membres, nous devons examiner d’autres interventions que celle de la population dominante, nous devons reconnaître que certaines approches sont valables, et commencer à étudier les approches propres aux Premières Nations. Les approches doivent refléter et respecter l’autonomie, les valeurs et pratiques des Premières Nations.
Principales questions et activités
Programmes pilotes de la santé publique
Les programmes pilotes communautaires de santé publique de l’autorité sanitaire régionale de Four Arrows, de File Hills Qu’Appelle et le traité 3 de Kenora ont atteint la fin de leur cinquième année de financement. L’évaluation de la quatrième année est terminée et le travail pour effectuer et finaliser l’évaluation sommative de la cinquième année est en cours. Ces initiatives reconnaissent la nécessité d’augmenter la capacité au niveau régional, de créer une structure de gouvernance plus inclusive pour la gestion des services de santé publique, d’améliorer la surveillance des maladies, d’intégrer les programmes de santé publique aux provinces, et une base législative approuvée pour protéger la santé des personnes et de leur communauté.
Comité national de l’APN et d’experts sur la santé publique (CNESP)
Le CNESP de l’APN a tenu sa première réunion le 30 novembre et le 1er décembre 2011. Le comité se compose d’un représentant par région de l’APN, d’un membre du personnel de l’APN et d’experts nationaux des Premières Nations en santé publique (six actuellement), tous identifiés par le RNTSPN dans un effort de collaboration. Le CNESP de l’APN déterminera les priorités en santé publique, guidera ses actions et fournira conseils d’experts et recommandations pour traiter les problèmes de santé publique des Premières Nations.
Partenariats en santé publique
L’APN continue à établir des relations et à collaborer avec les ministères fédéraux et les organisations nationales comme le Centre national de collaboration de la santé autochtone, l’Association pulmonaire du Canada et la Société canadienne de l’asthme, pour assurer que les Premières Nations participeront à l’élaboration de nouvelles stratégies visant à améliorer la santé des Premières Nations.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Achèvement de l’évaluation de la cinquième année des programmes pilotes communautaires de santé publique.
- Aider la DGSPNI et l’ASPC à mettre au point des outils, politiques et stratégies pertinentes aux Premières Nations.
- Continuation du CNESP de l’APN.
- Achèvement de l’examen et de la mise à jour du cadre de santé publique de l’APN.
A. Cancer
L’incidence du cancer s’accroît plus rapidement dans les collectivités des Premières Nations que dans l’ensemble de la population canadienne. Dans certaines collectivités des Premières Nations, le cancer est une des principales causes de décès. Bien que dans le passé le cancer ait été relativement rare chez les Premières Nations, le nombre de cancers communs comme le cancer du sein, de la prostate, du poumon et le cancer colorectal a augmenté énormément au cours des dernières décennies.
Comme la population des Premières Nations connaît une croissance rapide, le cancer pourrait bientôt devenir un problème de santé publique de taille pour les Premières Nations et pour le Canada. Il pourrait surpasser le diabète et devenir le tueur numéro un des membres des Premières Nations.
L’APN continuera à surveiller le continuum des soins contre le cancer (facteurs de risque/prévention, dépistage, diagnostic, traitement, rétablissement, soins de fin de vie/palliatifs) pour voir comment cela pourrait toucher les Premières Nations. Les efforts et les ressources limitées de cet exercice financier seront affectés principalement au dépistage, à la coordination et à la sensibilisation, et au travail avec les partenaires pour garantir un accès à l’information la plus récente, influencer les décisionnaires et promouvoir la santé des Premières Nations.
Principales questions et activités
Partenariat canadien contre le cancer (PCC)
L’APN travaille avec le PCC depuis 2007 et négocie actuellement l’expansion du financement qu’elle recevra du PCC jusqu’à l’exercice 2016-2017. Le principal objectif du travail à accomplir est de faire savoir que le cancer est une crise émergente pour les Premières Nations. Les activités comprennent l’élaboration de politiques et la réalisation d’analyses, le renforcement des capacités et le développement d’éléments de communication qui permettront de sensibiliser les dirigeants, tous les ordres de gouvernement, les organisations professionnelles et les collectivités des Premières Nations. L’APN siège aussi au comité consultatif du PCC pour la page du portail du site Web destiné aux PN/I/M, Vuesurlecancer.ca. Ce site connecte les Canadiens aux services en ligne, à l’information et aux ressources pour lutter contre le cancer. Le portail PN/I/M comportera une collection de ressources propres à chacun de ces groupes.
Comité consultatif de lutte contre le cancer des Premières Nations/Inuit/Métis (PN/I/M)
L’APN collabore avec le PCC et Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) pour soutenir le Comité consultatif de lutte contre le cancer des PN/I/M. Le Conseil a facilité l’élaboration du Plan d’action des Premières Nations, Inuit et Métis pour lutter contre le cancer. La mise en œuvre du plan d’action comprenait une demande de proposition (DP) et ce processus a été promu par les chaînes PN/I/M de lutte contre le cancer. Au cours de la première année (2011-2012), le plus important a été de mieux comprendre les réalités des Premières Nations en ce qui concerne la lutte contre le cancer et de relever les pratiques exemplaires qui pouvaient être mises à profit. Cela comprenait un Forum d’échange du savoir et la mise au point d’un cadre d’évaluation du plan d’action.
Réseau canadien de lutte contre le cancer (RCLC)
L’APN est représentée au conseil d’administration du RCLC par un citoyen des Premières Nations qui a survécu au cancer. Les priorités du RCLC sont, entre autres, de jouer un rôle primordial pour assurer un dialogue et des développements constructifs et positifs aux niveaux provincial et national. Le RCLC cible des sujets pertinents pour les patients et défend leurs intérêts en les encourageant à se faire entendre pour obtenir des changements positifs et quantifiables. Le RCLC tente également d’instaurer, dans chaque province et territoire, une présence solide, active et reconnue, d’encourager des possibilités de dialogue et d’interactions efficaces avec les intervenants au moyen de l’éducation et de la sensibilisation, d’établir et de mettre en œuvre un modèle de gouvernance solide et durable.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer de faire savoir que le cancer est une crise émergente pour les Premières Nations, et plus particulièrement de sensibiliser les leaders politiques, le CCS, le RNTSPN et les collectivités des Premières Nations.
- Continuer à cerner les principaux points pour examiner les options de changement de politique et d’autres mesures de lutte contre le cancer et la prestation des services dans toutes les provinces et tous les territoires.
- Continuer à participer à la mise en œuvre du plan d’action PN/I/M et à l’élaboration d’un cadre d’évaluation.
- Continuer à renforcer les partenariats qui s’intéressent à l’élaboration d’une stratégie de lutte contre le cancer qui préconise une approche des Premières Nations.
- Étudier les liens entre les principaux cancers et la santé environnementale sexuelle et nutritionnelle.
B. Tuberculose (TB)
La tuberculose n’est pas seulement un problème de santé publique; c’est un problème de justice sociale et un véritable marqueur de la pauvreté. Le taux de tuberculose des Premières Nations est actuellement de 31 fois celui des Canadiens allochtones. Des logements surpeuplés, un mauvais accès aux soins de santé et l’insécurité alimentaire contribuent grandement à cette disgrâce nationale.
Principales questions et activités
En mars 2012, la DGSPNI a publié sa Stratégie nationale de lutte contre la tuberculose qui devrait être mise en œuvre cette année et qui tente d’alléger le fardeau que la tuberculose fait peser sur de nombreuses collectivités de Première Nation. L’APN siège toujours au Prairie Wide Provincial Network Committee et participe au « projet sur les déterminants de la transmission de la tuberculose » de l’Université de l’Alberta.
L’Union internationale contre la tuberculose et les maladies pulmonaires a tenu sa 42e conférence mondiale sur la santé respiratoire à Lille, France, du 26 au 30 octobre 2011. Le forum a permis de présenter les disparités de santé qui touchent les Premières Nations et de sensibiliser les participants. Il a également donné la possibilité de créer un réseau avec les experts et les organisations qui peuvent soutenir nos efforts pour améliorer la santé des Premières Nations.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Mise en œuvre dans la plupart des régions de la Stratégie d’élimination de la tuberculose 2012 de la DGSPNI.
- Poursuite de la participation à l’initiative Halte à la tuberculose et de la sensibilisation des collectivités des Premières Nations aux problèmes de la tuberculose
- Distribution du guide de ressources d’enseignement sur la tuberculose.
C. Santé pulmonaire
Les maladies respiratoires sont plus communes dans les collectivités des Premières Nations. L’APN cherche, par l’intermédiaire de partenariats, à améliorer les programmes et politiques pour obtenir une meilleure promotion, éducation, accès aux soins et pour diminuer l’incidence de la maladie.
Principales questions et activités
L'Enquête régionale longitudinale sur la santé des Premières nations (ERS) a révélé qu’un nombre important de membres des Premières Nations a déclaré souffrir d’asthme. L’APN continue à collaborer avec la Société canadienne de l’asthme qui a mis au point une trousse de ressources éducatives pour les enfants, jeunes et adultes de Première Nation sur les déclencheurs de l’asthme. L’APN travaille toujours avec le Cadre de travail national sur la santé pulmonaire (CTNSP), et collaborera de plus près avec d’autres secteurs internes de l’APN pour étudier les liens entre l’environnement, le logement et la santé pulmonaire.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Distribution des résultats de la deuxième étape des recherches parrainées par le CTNSP.
- Rédaction d’un exposé de principes sur les liens entre l’environnement, le logement et la santé pulmonaire.
D. Planification de lutte contre la pandémie et préparation aux situations d’urgence
La préparation aux situations d’urgence sanitaire est une grande priorité pour toutes les collectivités des Premières Nations depuis la pandémie de grippe H1N1. L’APN a collaboré activement avec les principaux intervenants pour tenter d’assurer que toutes les Premières Nations aient accès à des mesures de prévention et à des traitements appropriés en réponse à toute urgence sanitaire future.
Principales questions et activités
L’APN prend part au groupe de travail trilatéral sur la pandémie chez les Premières Nations (GTTPPN) avec l’ASPC et la DGSPNI depuis 2006 dans le but de mettre sur pied et de superviser la mise en œuvre d’un plan de travail sur la préparation et la réaction des collectivités des Premières Nations en cas de pandémie de grippe. Le plan de travail comprend des activités comme l’élaboration de documents sur les interventions en cas d’urgence, la distribution d’outils conçus antérieurement, le transfert des connaissances et la publication d’articles/de résultats. On pense que ce pourrait être la dernière année du groupe et on tente de trouver des moyens pour poursuivre les activités de planification de lutte contre la pandémie.
L’APN a pris part à la mise à jour du module 5 de l’ASPC sur l’exercice de simulation en prévision d'une pandémie de grippe et la rédaction de plusieurs articles sur la planification de lutte contre la pandémie. L’APN participe toujours au groupe « Cadres supérieurs FPT responsables de la gestion des urgences » du gouvernement fédéral, et défend les intérêts des Premières Nations aux niveaux fédéral et régional. Pour terminer, l’APN continue à analyser l’élaboration d’un guide pratique qui permettra une évaluation de santé dans le cadre d’une réaction rapide aux urgences, accélérant et augmentant l’efficience de la réaction des services sanitaires.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Le webinaire fondé sur le guide du syndrome pseudogrippal et les résultats de la rétroaction seront partagés et de futurs outils seront planifiés en conséquence.
- Distribution des documents produits par le GTTPPN.
E. Santé environnementale
L’environnement physique est un important déterminant de la santé. À certains niveaux d’exposition, les contaminants contenus dans l’air, l’eau, les aliments et le sol peuvent avoir des effets nocifs pour la santé. De plus, dans l’environnement bâti, les facteurs liés au logement, à la qualité de l’air intérieur et à la conception des collectivités et des systèmes de transport peuvent avoir une importante influence sur notre bien-être physique et psychologique.
Il est largement reconnu que les Premières Nations ont un risque d’exposition plus élevé que l’ensemble de la population en raison de leurs liens plus forts avec la terre. Par conséquent, l’APN s’engage à travailler en collaboration avec nos régions et la division Santé publique environnementale de la DGSPNI pour aider à réduire les problèmes liés à la santé publique environnementale. L’APN reconnaît l’importance de la prévention de la maladie par la gérance de la santé publique environnementale.
Principales questions et activités
L’APN continuera à informer les Chefs sur les données et conseils relatifs aux nouveaux problèmes liés à la santé publique environnementale dans les collectivités de Première Nation. Elle collaborrta avec ses partenaires pour étudier les liens entre le changement climatique, la santé environnementale, les connaissances traditionnelles et les aliments traditionnels.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Mieux sensibiliser les dirigeants et les membres des Premières Nations aux problèmes de santé environnementale.
- Communication aux collectivités et aux dirigeants des Premières Nations sur les problèmes émergents de santé publique environnementale
- Étudier les liens entre la santé environnementale et le cancer.
F. Sécurité alimentaire et nutrition
Plusieurs collectivités ont exprimé des inquiétudes sur les politiques du gouvernement fédéral qui ont perturbé, et parfois, détruit les pratiques traditionnelles des Premières Nations, comme celle qui leur arrache le contrôle sur la terre et les ressources naturelles.
Il y a sécurité alimentaire lorsqu’il existe un ensemble de ressources complet dans le système alimentaire d’une collectivité. Cet ensemble de ressources va de celles qui soulagent à court terme une profonde insécurité alimentaire, à celles qui renforcent la capacité de la collectivité à se nourrir, en passant par les stratégies qui remanient le système alimentaire selon un modèle plus durable aux points de vue économique, social et environnemental. Par conséquent, des mesures doivent être prises pour s’attaquer aux barrières socioéconomiques et culturelles qui se dressent devant ceux qui vivent dans des réserves et qui ne peuvent ainsi profiter entièrement de leur droit à une nourriture adéquate.
L’APN tente d’assurer et d’accroître la participation des Premières Nations au développement de politiques et d’initiatives liées à la sécurité alimentaire en collaboration avec la DGSPNI, l’ASPC, Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC), les régions de l’APN et d’autres intervenants.
Principales questions et activités
C’est le 1er avril 2011 qu’a commencé la mise en œuvre du programme NNC. Ce programme a pour but d’apporter des aliments sains et nutritifs aux résidents du Nord. Le nouveau programme a été conçu à partir d’un modèle de vente au détail réactif au marché. L’APN continue à surveiller les progrès accomplis par AANDC et Santé Canada dans le développement et la mise en œuvre du nouveau programme NNC et entreprend une analyse exhaustive des incidences comme l’y engage la résolution 78/2010.
L’APN participe au Groupe de référence sur la sécurité alimentaire (GRSA) pour assurer l’amélioration de la sécurité alimentaire des Premières Nations et des Inuits au moyen de la collaboration. Les principales activités comprennent : tabler sur les pratiques prometteuses qui ont été documentées, élaborer des outils de planification communautaire, étudier des possibilités de peser sur les programmes pour y faire ajouter la sécurité alimentaire, et continuer à étoffer les preuves.
Le Groupe de travail des Premières Nations sur la sécurité alimentaire (GTPNSA) a été créé au début de l’année par un sous-comité du Réseau national des techniciens de la santé des Premières Nations (RNTSPN). Il s’est réuni en novembre 2011 pour établir les priorités et un mandat. Les priorités du groupe sont : demander un plus gros financement réservé à la sécurité alimentaire pour les collectivités, évaluer les besoins des collectivités au moyen d’évaluations communautaires de la sécurité alimentaire, élaborer un exposé de principes sur la sécurité alimentaire/autonomie des Premières Nations et examiner les liens entre l’insécurité alimentaire, l’aide au revenu et les résultats de santé comme le diabète. En août 2011, l’APN a également participé à la table ronde de Turtle Lodge sur la justice dans les denrées alimentaires communautaires, la Première Nation de Sagkeeng au Manitoba, et y a fait un exposé. L’intention de la table ronde sur la justice alimentaire était de demander aux aînés et aux membres de la communauté, aux nutritionnistes, au personnel de la santé local, provincial et fédéral et aux autres participants comment aller vers l’autonomie alimentaire.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Mener une analyse des répercussions sur les collectivités de Première Nation qui utilisent le programme NNC, celles qui sont éloignées mais non admissibles et celles qui ont été rayées de la liste d’admissibilité de l’ancien programme d’approvisionnement alimentaire par la poste.
- Étudier les relations entre la sécurité alimentaire, la santé environnementale et la santé mentale.
G. Prévention des blessures
Les blessures sont une cause majeure de morbidité et de mortalité dans les collectivités des Premières Nations, surtout parmi les jeunes et les jeunes adultes. La prévention des blessures consiste à modifier les facteurs de comportement ou les contextes qui posent, pour les Premières Nations, un plus grand risque de blessure non intentionnelle, de morbidité et de mortalité en cas de blessure.
Principales questions et activités
L’APN continue de travailler au niveau national pour sensibiliser aux blessures et à leur incidence, renforcer la capacité des collectivités à effectuer le travail de prévention des blessures, et développer des relations dans le but de traiter les lacunes des programmes en adaptant les programmes de prévention des blessures existants. Une grande partie de ce travail est guidé par le groupe consultatif régional des Premières Nations pour la prévention des blessures (GCRPNPB).
Pour mieux sensibiliser les gens à ce problème, l’APN a élaboré un plan de communications sur la prévention des blessures chez les Premières Nations conçu pour coordonner et promouvoir les efforts de prévention des blessures au niveau national afin d’obtenir des collectivités des Premières Nations sécuritaires et saines, exemptes de blessures. Parmi ces activités, on trouve la promotion de la participation à la Conférence canadienne sur la prévention des traumatismes et la promotion de la santé qui a eu lieu en novembre 2011, durant laquelle l’APN codirigeait le volet autochtone de la conférence qui comprenait des conférenciers PN/I/M, des ateliers, présentations, et recherches.
L’APN poursuite le travail préliminaire sur un cadre de prévention des blessures de haut niveau, la participation au Groupe de travail sur les indicateurs de blessures chez les Premières Nations et les Inuits et les discussions sur le renouvellement du partenariat avec la Croix-Rouge canadienne (CRC).
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Étudier l’élaboration d’un cadre de prévention des blessures chez les Premières Nations.
- Continuer à examiner le renouvellement de l’énoncé de partenariat APN-CRC.
- Continuer à établir une base de preuves collectives sur la prévention des blessures, notamment la collecte d’anecdotes communautaires sur les cas d’activités de prévention des blessures qui ont donné des résultats positifs.
H. VIH/sida et santé sexuelle
Les Premières Nations sont toujours surreprésentées dans les infections transmissibles sexuellement (ITS) et par le sang, et contractent le VIH de façon disproportionnellement élevée par rapport à l’ensemble de la population canadienne. Le taux de femmes et de jeunes adultes de Première Nation (moins de 30 ans) atteints est beaucoup plus élevé que celui qui est observé au Canada. De plus, les deux tiers des nouvelles infections sont contractés par injection de drogue; cette proportion est deux fois supérieure à celle qu’on retrouve dans l’ensemble du Canada.
Principales questions et activités
L’APN continue la mise en œuvre des plans de communication sur le VIH/sida et la santé sexuelle en utilisant plus particulièrement les médias orientés vers les jeunes. En partenariat avec le Réseau canadien autochtone du sida (RCAS) pour la Semaine de sensibilisation au sida chez les autochtones, le Chef national a enregistré une annonce de service public qui a été diffusé sur YouTube et le site Web AAAW et qui figurait également dans la campagne d’affichage du RCAS.
L’APN est partenaire du projet de Native Youth Sexual Health Network nommé Taking Action II: Using Arts-Based Approaches to Foster Aboriginal Youth Leadership in HIV Prevention pour 2011-2012. De plus, l’APN participe au comité national sur la trousse d’outils du RCAS pour identifier, collecter et évaluer les ressources, documents et la recherche sur le VIH/sida et les Autochtones.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer à collaborer avec le Conseil national des jeunes de l’APN (CNJ) et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada pour la mise sur pied de projets pilotes communautaires portant sur la santé sexuelle des jeunes de Première Nation.
- Élaboration de la trousse d’outils de lutte contre le VIH/sida du RCAS.
- Continuer la mise en œuvre du projet Taking Action II pour développer la capacité des jeunes leaders autochtones à aborder la question du VIH/sida dans leur propre collectivité.
I. Immunisation
Il est prouvé que les vaccins réduisent le fardeau de la maladie, dont plusieurs peuvent être fatales, durant l’enfance et à l’âge adulte, améliorant ainsi la qualité de vie et de la santé et représentant une des interventions de santé publique les plus rentables en matière de prévention.
Principales questions et activités
L’APN poursuit son travail avec le Groupe de travail sur les maladies transmissibles de la DGSPNI et la Division de l'information, de l'analyse et de la recherche sur la santé afin de guider et d’influencer les décisions liées au programme.
L’APN continue à travailler avec la DGSPNI au développement et à la mise en œuvre d’une campagne de marketing social faisant valoir l’importance de l’immunisation auprès des jeunes parents et des décisionnaires. Cette initiative repose en très grande partie sur l’utilisation des médias sociaux et des canaux de distribution électronique comme Facebook, YouTube et Twitter, ainsi que sur des documents imprimés et des DVD.
L’APN a également étudié la possibilité de mener une enquête nationale sur l’état vaccinal en collaboration avec le Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations (CGIPN).
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Des mesures seront entreprises pour effectuer un examen sommaire de l’état vaccinal, notamment la recherche de financement et la mise en place de protocoles.
J. Diabète
Le diabète de type 2 est un problème de santé croissant parmi les Premières Nations. Le taux de diabète des membres des Premières Nations qui vivent dans les réserves est de trois à cinq fois plus élevé que celui des autres Canadiens. Les taux de diabète des Premières Nations devraient augmenter considérablement à l’avenir puisque les facteurs de risque comme l’obésité, l’inactivité physique et des modes d’alimentation malsains sont élevés.
Le groupe de travail des Premières Nations sur le diabète (GTPND) a été mis sur pied pour promouvoir une santé holistique optimale, accroître la sensibilisation, éduquer, réduire le risque et protéger la santé des personnes, familles, communautés et nations des Premières Nations, par des mesures qui visent à réduire la prévalence et l’incidence du diabète et de ses facteurs de risque. Il offre aussi un soutien et un encadrement permanent à l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA), et à d’autres initiatives et activités de l’APN liées au diabète.
Principales questions et activités
L’IDA continue de soutenir la formation de 300 travailleurs communautaires spécialisés dans le diabète. Le comité consultatif national de l’IDA sur la création et la formation des capacités s’est réuni à Montréal les 20 et 21 octobre 2011 afin d’étudier l’élaboration d’un cadre de compétence pour les travailleurs communautaires spécialisés dans le diabète. Le cadre servira d’outil pour aider les régions et les collectivités de Première Nation à choisir les programmes de formation, à rédiger les descriptions d’emploi, à faire connaître la formation des travailleurs communautaires spécialisés dans le diabète, et à tisser des relations et un esprit d’équipe plus solide avec les autres intervenants en matière de santé.
Projet pilote de Système informatique de surveillance du diabète des Premières Nations Le Système informatique de surveillance du diabète des Premières Nations donne un accès sécuritaire, centralisé et facile à l’information sur le diabète dans les collectivités de Première Nation. Mis au point en 2011, le projet pilote du système a donné de bons résultats dans cinq collectivités utilisant divers modèles de soins de santé et ayant divers niveaux d’isolation et taille de population.
Vas-y-bouge - Canada
Ensemble, en mars 2012, la DGSPNI, ITK et Indian Health Services - Healthy Native Community Partners des États-Unis (É-U), ont implanté « Vas-y-bouge – Canada » (VYB) qui se fonde sur la campagne Just move it qui fait la promotion de l’activité physique auprès des Amérindiens des É-U et des Autochtones de l’Alaska. Cet outil Web unit les collectivités qui partagent des idées, ressources et activités et les moyens de faire bouger les gens. Pour plus de renseignements, consultez www.justmoveit.org/jmicanada.
Qu’en est-il du diabète chez les hommes?
Dans le passé, il était habituel d’étudier la santé des femmes de Première Nation et les rôles liés au sexe, mais on sait peu de choses sur le rôle du diabète dans la santé des hommes de Première Nation. Pour faciliter le dialogue et l’encadrement dans ce domaine, durant l’AGA 2011, le Dr Evan Adams a fait une présentation intitulée What is the Story of Diabetes and Men? L’évaluation de cette session a montré qu’il fallait approfondir cette question et s’intéresser aux maladies chroniques chez les hommes. Une seconde session sur les hommes, le cancer et les maladies chroniques a eu lieu à Ottawa, en décembre 2011 durant l’AEC. Là encore, les participants ont exprimé leur intérêt pour la poursuite de ce genre de session d’information.
Les connaissances traditionnelles
L’APN continue à étudier les approches relatives aux connaissances traditionnelles. Les membres du GTPND poursuivent la restauration des connaissances en récoltant les médicaments/aliments traditionnels pour traiter le diabète dans les collectivités des Premières Nations.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer à sensibiliser au diabète dans les domaines de l’autogestion des soins, la surveillance, le dépistage et les services de soins primaires avec les partenaires, le gouvernement, les dirigeants politiques et les Premières Nations.
- Continuer à fournir des conseils sur l’orientation de la politique concernant l’ADI avec la DGSPNI, le RNTSPN et le CCS.
- Continue à travailler en collaboration avec le CGIPN pour dresser un rapport sur le diabète et les hommes et les maladies chroniques.
- Continuer à promouvoir l’initiative VYB et à demander un financement durable pour elle.
- Continuer à examiner les initiatives de recherche et les politiques factuelles prometteuses et à surveiller les tendances sur le plan du diabète dans toutes les compétences.
- Continuer à promouvoir la vidéo Diabetes Medicine Wheel Walk et trouver les ressources pour la traduire en français afin de procéder à une distribution nationale.
K. Tabac
Il a été prouvé que le mauvais usage du tabac commercial est un facteur de risque majeur de maladies chroniques. Fumer augmente de 50 pour cent le risque de diabète et nous savons que le taux de diabète des Premières Nations est trois à quatre fois plus élevé que celui de la population canadienne. La forte prévalence du tabagisme parmi les Premières Nations et le fait que les taux de tabagisme n’ont pas bougé montre qu’il faut s’attaquer de toute urgence à ce problème de façon exhaustive et soutenue.
L’APN a reçu des fonds de la Stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme (SFLT) pour poursuivre l’élaboration d’un plan d’action pour la Stratégie nationale de lutte contre le tabagisme chez les Premières Nations (SNLTPN).
Principales questions et activités
Le cercle d’action de l’APN sur le tabac (CAT) a guidé l’élaboration d’un plan d’action pour mettre sur pied une SNLTPN. Les objectifs du projet étaient d’organiser une rencontre sur la stratégie de lutte contre le tabagisme en collaboration avec les Conseils de l’APN (aînés, femmes et jeunes) et de continuer les efforts de promotion de l’usage traditionnel du tabac comme outil de lutte contre le tabagisme et d’abandon du tabac.
Le deuxième objectif était de diffuser des informations sur l’abandon du tabac et la prévention du tabagisme. Ces informations venaient informer et augmenter le travail accompli dans la lutte contre le tabac, permettaient une rétroaction sur le plan d’action de l’APN sur le tabac, et donnaient de précieuses informations aux dirigeants et aux collectivités sur le travail fait dans ce domaine.
Au cours des grands événements de l’APN, notamment à l’AGA et au Forum national sur la santé, des exposés ont été faits sur l’usage traditionnel du tabac pour promouvoir l’usage traditionnel du tabac et sensibiliser les jeunes.
Santé Canada attend l’approbation du Conseil du Trésor pour une stratégie de lutte contre le tabac renouvelée qui comprendrait un financement ciblé de 25 millions de dollars sur les cinq prochaines années pour les Premières Nations vivant dans des réserves et les Inuits vivant dans des collectivités inuites. Les fonds soutiendront un nombre limité de collectivités qui sont prêtes à mettre en œuvre une stratégie globale de lutte contre le tabac.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer la sensibilisation au mauvais usage du tabac, à la SNLTPN et au plan d’action.
- Fournir des orientations stratégiques et des conseils sur les problèmes liés au tabac qui se rapportent à la prochaine annonce de Santé Canada sur les nouveaux efforts de lutte contre le tabagisme qui devraient comprendre un financement pour les Premières Nations vivant dans des réserves et les Inuits vivant dans des collectivités inuites.
3. BIEN-ÊTRE MENTAL
Les secteurs d’activités de l’APN dans le domaine du bien-être mental comprennent : la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les jeunes Autochtones (SNPSJA), le Programme national de lutte contre l’abus d’alcool et des drogues chez les autochtones (PNLAADA), le Programme de soutien en santé - résolution des pensionnats indiens, Grandir ensemble et Pour des communautés en santé, et le Comité consultatif sur le mieux-être mental (CCMM) des Premières nations et des Inuits. Le travail consiste à élaborer un programme axé sur les Premières Nations, défense des droits dans les programmes et initiatives financés par le gouvernement fédéral, et préconiser l’engagement des Premières Nations dans des initiatives nationales, notamment la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC), le Comité consultatif sur les Premières nations, les Inuits et les Métis (CCPNIM) de la CSMC et le comité de coordination sur l’abus de médicaments sur ordonnance (CCAMO).
A. Bien-être mental
Le comité de l’APN sur le bien-être mental (CBM) a été créé et mandaté par le RNTSPN en avril 2010. Le CBM de l’APN offre aux régions son expertise technique et ses connaissances au domaine du bien-être mental, de l’information sur la santé mentale et la toxicomanie.
Principales questions et activités
L’APN est toujours un important partenaire du CCMM. Dernièrement, le CCMM a travaillé à l’approbation finale du plan d’action pour la stratégie et a créé les prochaines étapes pour le comité. Une rencontre de tous les principaux partenaires en personne a eu lieu en décembre 2011 à Ottawa. La rencontre mettait en évidence certains des travaux faits au sein de la DGSPNI - SC, de la Direction des programmes communautaires (DPC) et ouvrait aussi la voie aux discussions sur la façon de combler les lacunes de la DPC en ce qui concerne la politique et la prestation de services.
Dès janvier 2012, l’APN, en collaboration avec la DGSPNI, a commencé à travailler avec d’importants partenaires à la conception d’un processus pour décrire un continuum coordonné de bien-être mental dans le cadre des programmes de santé mentale de Santé Canada pour les Premières Nations. Ce processus sera guidé par un comité consultatif externe qui classera par ordre de priorité les engagements qui tirent partie de l’expertise et des connaissances des partenaires et intervenants pertinents.
Le 8 mai 2012, la CSMC a publié une stratégie en matière de santé mentale pour le Canada qui comporte six orientations stratégiques. Bien que chacune d’entre elles puisse être adaptée aux Premières Nations, l’orientation stratégique no 5 - Travailler avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis pour répondre aux besoins distincts de ces populations en matière de santé mentale en reconnaissant le caractère unique de leur situation, leurs droits et leur culture, souligne la grande importance d’un programme de santé mentale fondé sur la distinction. L’APN a travaillé en étroite collaboration avec la CSMC au développement de l’orientation stratégique no 5.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Il y aura une seconde rencontre du CBM de l’APN.
- Le cadre du continuum pour le bien-être mental sera prêt d’être terminé.
- L’APN travaillera en étroite collaboration avec la CSMC pour distribuer la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada aux organisations nationales et régionales et aux collectivités de Première Nation.
B. Prévention du suicide
Dans le cadre des renouvellements en amont, la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les jeunes Autochtones (SNPSJA) a été renouvelée telle quelle pour cinq ans de plus. Les efforts de l’APN se concentrent maintenant sur une évaluation sommative qui décrit les résultats, soutient les hausses et améliorations après 2015, et fait la promotion du bien-être mental, de l’autonomisation des communautés et du leadership des jeunes au niveau communautaire.
Principales questions et activités
L’APN continue à participer au protocole d’entente (PE) Canada – É-U sur la santé des Autochtones conclu entre Santé Canada et le ministère américain de la santé et des services sociaux. L’objectif général du PE est de partager les connaissances et de discuter des possibilités de collaboration entre les personnes qui travaille pour et avec les Amérindiens et les Autochtones de l’Alaska aux États-Unis et avec les Premières Nations et les Inuits au Canada pour prévenir le suicide chez les jeunes.
En octobre 2011, 15 jeunes des Premières Nations de tout le Canada se sont rassemblés à Winnipeg pour participer au Forum des jeunes sur le bien-être mental (FJBM) organisé par l’APN. Ce Forum a donné aux jeunes des renseignements sur le bien-être mental, la formation appliquée en techniques d'intervention face au suicide (Applied Suicide Intervention Skills Training) et la possibilité de partager leurs expériences et leurs points de vue sur le bien-être mental dans leurs collectivités. Dans l’ensemble, le Forum a encourage la promotion des rôles et responsabilités des jeunes en tant que conseillers, leaders et modèle de rôle auprès de leurs pairs.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Faciliter une rencontre entre le CNJ de l’APN et les conseils des jeunes des États-Unis pour discuter des pratiques prometteuses et exemplaires dans le domaine de la prévention du suicide et du bien-être mental chez les Autochtones.
- Continuer à défendre la nécessité de tenir compte des Premières Nations et de les faire participer dans une éventuelle stratégie nationale de prévention du suicide, sujet dont discute actuellement la Chambre des communes à travers divers projets de loi émanant des députés et une importante motion de l’opposition qui a été soutenue par tous les partis.
C. Toxicomanies
L’APN est toujours un partenaire important avec la Fondation autochtone nationale de partenariat pour la lutte contre les dépendances (FANPLD) et Santé Canada (SC), dans le processus de renouvellement du PNLAADA. Ce processus a choisi une approche unique d’élaboration de cadre de programme renouvelé qui est informé par la culture, la preuve et les besoins. Ce cadre est unique de par l’approche systématique choisie pour soutenir les Premières Nations dans la prévention de la toxicomanie et les besoins en traitement.
Principales questions et activités
Le cadre final a été lancé lors du Forum national de l’APN sur la santé en novembre 2011. Le Chef national de l’APN et le Chef Austin Bear, président de la FANPLD, ont diffusé un communiqué conjoint annonçant le Cadre national et la poursuite de leur collaboration durant sa publication et sa diffusion.
L’APN continue à travailler, en partenariat avec la FANPLD et Santé Canada, au renouvellement de l’équipe de leadership du renouvellement du PNLAADA. L’équipe de leadership est chargée de prodiguer des conseils sur la gestion de la transition et du changement depuis le renouvellement jusqu’à la mise en place.
Le CCAMO vient d’être créé à partir d’un comité interne de la DGSPNI et comprend l’APN (comme coprésident), la FANPLD et le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT) après que le sous-ministre de Santé Canada ait enjoint la DGSPNI de travailler en partenariat avec les Premières Nations, les provinces et territoires et les organisations pertinentes.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer à travailler avec la FANPLD et Santé Canada à la diffusion du cadre de renouvellement PNLAADA et faire une présentation continue du cadre du PNLAADA renouvelé auprès des collectivités de Première Nation, des professionnels et associations qui travaillent avec les Premières Nations dans le domaine des toxicomanies.
- Continuer à siéger au CCAMO en qualité de coprésident.
- Continuer à demander des soutiens à court terme et immédiat, culturellement compétents, holistiques et sécuritaires pour les collectivités aux prises avec l’abus de médicaments sur ordonnance.
D. Soutien en santé mentale pour les survivants des pensionnats indiens
L’APN a défendu la prestation de soutien en santé mentale aux survivants, à leurs familles et communautés par la mise en œuvre de tous les éléments de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens.
Principales questions et activités
En 2009, Santé Canada a reçu pour instruction d’offrir des soutiens en santé mentale dans des événements communautaires et nationaux de la Commission de vérité et de réconciliation. L’APN a donc conseillé à Santé Canada sur la prestation de soutien de santé mentale et la planification d’espaces sécuritaires par le biais de sa participation au Comité consultatif de résolution des soutiens en santé (CCRSS), et au niveau régional, de sa participation aux groupes de travail sur la mise en œuvre régionale ainsi que grâce à sa relation directe de travail avec l’équipe de planification du soutien sanitaire de la santé mentale et de la toxicomanie. Grâce à sa participation à ces groupes de travail et à ses solides relations avec la DGSPNI, l’APN a également conseillé directement la DGSPNI sur divers éléments du Programme de soutien en santé - résolution des pensionnats indiens et de la planification d’événements de la CVR.
Le second événement national de la Commission de vérité et de réconciliation a pris place en juin 2011, à Inuvik, Territoires du Nord-Ouest. L’APN a donné des conseils sur la formation de deux jours qui menait à l’événement, ainsi que sur l’événement de quatre jours.
En octobre 2011, le troisième événement national de la Commission de vérité et de réconciliation s’est déroulé à Halifax, Nouvelle-Écosse. L’APN était présente pour la formation de deux jours qui menait à l’événement, l’événement de quatre jours et une journée de plus pour le compte rendu et l’évaluation de tout l’événement. L’APN a soutenu les travailleurs de Santé Canada et de la CVR durant la totalité de l’événement en travaillant de près avec chaque groupe à la planification de l’événement national de la CVR qui aura lieu en Saskatchewan du 21 au 24 juin 2012.
De plus, l’APN a étudié diverses façons de travailler avec la FANPLD à l’organisation des sessions de dialogues régionaux avec les intervenants et les principaux partenaires afin de relever les lacunes dans les services de soutien à la santé en ce qui concerne le processus des pensionnats indiens (PI) et les événements nationaux et communautaires tenus par la CVR. Cela aidera aussi à déterminer les lacunes/besoins qui émergeront avec l’extinction du Programme de soutien en santé - résolution des pensionnats indiens en 2015.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Poursuite de la participation au CCRSS qui a pour tâche de conseiller Santé Canada sur la planification du soutien en santé mentale pour les événements et activités de la CVR.
- Partenariat avec la FANPLD pour organiser des sessions de dialogues régionaux avec les intervenants et les principaux partenaires afin de relever les lacunes dans les services de soutien à la santé en ce qui concerne le processus des pensionnats indiens (PI) et les événements nationaux et communautaires tenus par la CVR.
4. LES ENFANTS ET LES JEUNES
L’équipe Enfants et jeunes continue de préconiser une augmentation des stratégies et programmes de prévention et d’intervention culturellement appropriés qui mèneront à de meilleurs résultats de santé pour les enfants et les jeunes des Premières Nations.
Principales questions et activités
Obésité de l’enfant
Comme les données de l’ERS montrent une croissance alarmante des taux d’obésité chez les enfants depuis le rapport 2002-2003, la lutte contre l’épidémie d’obésité chez les enfants est devenue une priorité pour l’APN. L’an dernier, l’APN a travaillé avec un consultant pour mettre à jour le rapport de 2006 intitulé « Protecting Our Gifts and Securing Our Future: First Nations Children and Obesity: A Growing Epidemic ». Des entrevues ont été effectuées aux niveaux communautaires et régionaux afin d’arriver à une meilleure compréhension des principales questions, des pratiques exemplaires et des problèmes liés aux enfants et à une saine nutrition, à l’activité physique et à la sécurité alimentaire dans les collectivités de Première Nation.
Nutrition des enfants
L’APN continue à attirer l’attention sur la nécessité de créer un programme universel de nutrition scolaire et de promouvoir des organisations comme UNXUN et son programme national de petits déjeuners pour les Premières Nations.
Programme d'aide préscolaire aux Autochtones
Conformément aux résolutions 21/2010 et 10/2011, qui sont toutes deux associées à la hausse et l’accessibilité de Programme d'aide préscolaire aux Autochtones (PAPA) et le financement de garderies, l’APN continue à demander des fonds supplémentaires pour qu’un plus grand nombre de collectivités puisse accéder aux programmes d’aide préscolaire aux Autochtones. L’APN a réussi dernièrement à faire réinscrire l’alimentation des enfants comme des frais admissibles pour les garderies de Première Nation.
Ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale (ETCAF)
Le Conseil des jeunes de l’APN a continué ses discussions sur la prévention de l’ETCAF pour réaliser ses objectifs du plan d’action quinquennal relatifs à l’ETCAF.
Partenariats
Travailler en partenariat avec d’autres organisations non gouvernementales comme la Société canadienne de pédiatrie (SCP) et l’Association canadienne des orthophonistes et audiologistes garantit que les problèmes qui touchent les enfants des Premières Nations demeurent une priorité pour le gouvernement fédéral.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- L’APN continuera à défendre les intérêts des enfants des Premières Nations et à s’assurer que les questions liées à la santé des enfants gardent toute leur importance pour les responsables des orientations politiques et pour les décisionnaires.
- Finaliser le rapport sur l’obésité chez les enfants, et le mettre à la disposition des collectivités de Première Nation.
- Conclure plus de partenariats avec des organisations très connues, comme l’UNICEF et UNXUN et autres organisations non gouvernementales pour assurer une défense accrue de l’amélioration de la santé des enfants et des jeunes de Première Nation.
- Le CNJ de l’APN veillera à assurer la reconnaissance de la Journée nationale de sensibilisation à l’ETCAF le 9 septembre 2012.
5. GESTION DE L’INFORMATION/CYBERSANTÉ
Ces dernières années, Inforoute Santé du Canada (Inforoute) et les ministères de la Santé provinciaux et territoriaux ont investi dans la cybersanté. Ces initiatives ont eu tendance à laisser de côté les services de santé des Premières Nations, en partie en raison d’incertitudes en matière de compétence. Bien que Santé Canada ait fait de modestes investissements dans les initiatives s’adressant aux Premières Nations, les investissements durables pour l’infrastructure et le soutien des collectivités de Première Nation étaient à la traîne. Les Premières Nations sont pleinement conscientes qu’il est important d’être en tête de la révolution de la cybersanté.
Principales questions et activités
Forum national de convergence en cybersanté
Le 20 juin 2012, l’APN a organisé un Forum national de convergence en cybersanté avec l’Association canadienne d’informatique de la santé (COACH) et le soutien de Santé Canada et d’Inforoute. Le Forum a donné, aux responsables provinciaux et territoriaux de l’informatique, une perspective de Premières Nations sur la cybersanté. Il a également fourni une plateforme pour partager des principes et pratiques exemplaires d’intégration de la cybersanté, de partage des données, de conformité aux principes de propriété, de contrôle, d’accès et de possession (PCAP), et des efforts d’interopérabilité.
Cadre stratégique de cybersanté des Premières Nations
Cette année, suivant les directives et données du comité consultatif national sur la cybersanté (CCNC), l’APN a élaboré le cadre stratégique de cybersanté des Premières Nations. Le cadre vise à accélérer le développement, la mise en œuvre et l’adoption des initiatives de cybersanté par les Premières Nations du Canada. Il explique comment les stratégies de cybersanté des Premières Nations peuvent être en adéquation avec les stratégies de cybersanté F/P/T et prouve qu’il est nécessaire que les compétences F/P/T fassent des investissements d’un niveau approprié.
Modèle et lignes directrices d’accords de partage des données
Suivant une recommandation faite dans le rapport sur les résultats du Forum national sur la politique de cybersanté, l’APN a mis au point un modèle et des lignes directrices d’accords de partage des données (APD). Un APD créé par les Premières Nations garantit que les inquiétudes des Premières Nations sont traitées de façon à permettre aussi l’interopérabilité avec les applications F/P/T.
Association canadienne d’informatique de la santé (COACH)
Au cours de l’an dernier, l’APN a établi une relation avec COACH. Dernièrement, le Chef national a envoyé au chef de la direction de COACH, Don Newsham, une lettre exprimant la nécessité d’une meilleure inclusion des Premières Nations dans le travail de COACH et le soutien de futurs partenariats.
Comité consultatif national sur la cybersanté (CCNC)
Le CCNC joue toujours un rôle déterminant dans l’établissement du programme de cybersanté de l’APN. Par exemple, le CCNC a fourni des données clés dans le développement du Cadre stratégique de cybersanté des Premières Nations et du guide de l’APD.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Promouvoir le Cadre stratégique de cybersanté des Premières Nations.
- Promouvoir le modèle et des lignes directrices de l’APD.
- Continuer à soutenir les régions qui travaillent avec les provinces et les territoires pour mettre au point des applications de cybersanté durables, interopérables.
- Poursuivre les rencontres du CCNC pour faciliter la mise en œuvre des recommandations du Forum de planification stratégique de la cybersanté.
- Poursuivre la discussion avec les partenaires du Forum de convergence sur l’organisation de discussions régulières avec les responsables de l’informatique provinciaux et territoriaux.
- Renforcer la relation entre l’APN et les intervenants de cybersanté, notamment COACH, Inforoute et les partenaires F/P/T.
6. SOINS PRIMAIRES/SERVICES DE SANTÉ
A. Services de santé non assurés (SSNA)
Le programme national des SSNA couvre les membres des Premières Nations inscrits et les Inuits reconnus et les aide à atteindre un état de santé général au moins comparable avec celui des autres Canadiens. Les services offerts par les SSNA sont les soins de la vue, les soins dentaires, le transport pour raison médicale, les médicaments, les fournitures et les équipements médicaux, les consultations d’urgence pour les cas de santé mentale et les services approuvés hors du Canada. Bien que ce programme soit solidement implanté dans Santé Canada, les services qu’il fournit souffrent d’un sous-financement chronique. Il a été prouvé que les services doivent être étendus, que les approches de guérisons doivent être holistiques et qu’il faut un accès plus large; tout cela ne peut se faire qu’en octroyant au programme un financement adéquat et régulier.
Principales questions et activités
Croissance de la population et insuffisance du financement du programme
La lutte incessante pour répondre à la demande de services, surtout ceux des SSNA, se fait de plus en plus äpre en raison du sous-financement qui existait déjà, et de la croissance de population de Première Nation découlant des nouveaux inscrits devenus admissibles en raison des modifications apportées à la Loi sur les indiens après l’affaire McIvor et de la Première Nation mi’kmaq des Qalipu qui vient d’être reconnue. La proposition prébudgétaire 2011 de l’APN estimait qu’il faudrait 376 millions de dollars en plus en 2012-2013, et 805 millions de dollars sur les cinq prochaines années, pour combler le sous-financement actuel et répondre aux demandes des nouveaux inscrits.
Confrontés à des facteurs de stress comme les soins dentaires, pharmacie, transport, fournitures médicales et équipement médicaux, services de santé mentale, et sans financement supplémentaire ou solution à la croissance de la population, les enfants, adultes et aînés de Première Nation devront mener un dur combat et peut-être faire face à une crise pour accéder aux soins de santé de base.
Comité permanent de la santé de la Chambre des communes (HESA)
Une lettre a été envoyée au HESA en janvier 2012, pour demander qu’une étude soit menée sur les SSNA dans cinq domaines clés : une analyse comparative avec les autres programmes de soins de santé fédéraux, les besoins de la nouvelle population de clients, l’utilisation de processus de consultation de nation à nation pour les problèmes de gestion de santé, l’obligation contractuelle d’Express Scripts, et un examen des procédures administratives (p. ex., prédétermination, autorisations préalables, etc.). À ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse du HESA.
Transport médical
La résolution 5/2011, votée à l’AGA de 2011, enjoint à l’APN d’effectuer une analyse de coût des taux actuels du carburant et des tarifs aériens comparés aux allocations des SSNA pour transport médical (TM). Un consultant a été embauché pour faire cette analyse et il y travaille actuellement avec l’APN.
Soins de la vue
Durant l’automne et l’hiver 2010-2011, le programme des SSNA a entrepris une révision de sa politique des soins de la vue dans son cadre stratégique des soins de la vue. Pour tenter de répondre à cette mesure et assurer des prestations des soins de la vue adéquates, l’APN a analysé les changements apportés par les SSNA et s’en est remise à l’expertise de Vision Institute of Canada et de l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA). Ensuite, des recommandations ont été rédigées et remises aux SSNA pour examen avant que le nouveau cadre des soins de la vue ne soit mis en place. Les SSNA ont rationalisé des processus pour améliorer l’efficience et l’accès pour les clients, et encouragé l’INCA à s’inscrire comme évaluateur des demandes d’indemnisation auprès des SSNA pour faciliter le paiement des demandes.
Fournitures et équipements médicaux
L’APN, grâce à l’expertise d’un spécialiste en orthopédie et en prothèses, examine la politique des SSNA relative aux fournitures médicales et à l’équipement orthopédique et de prothèse. Les recommandations pour améliorer ce domaine de prestation ont été remises au programme des SSNA, tout comme les recommandations visant à rationaliser les exigences préalables à l’approbation des prothèses et orthèses afin de réduire le temps d’attente et les longs retards pour les amputés. En conséquence, les SSNA ont accepté de simplifier le processus d’approbation préalable pour les fournitures médicales et l’équipement et les prothèses.
Guide pour les clients des SSNA
L’APN et Santé Canada ont fait réimprimer le guide des SSNA en août 2011, et 50 exemplaires en ont été distribués à toutes les Premières Nations du pays.
Navigateurs des SSNA
L’APN continue à encourager l’administration centrale des SSNA et les régions à fournir les fonds pour au moins un navigateur dans chaque région. Actuellement, trois régions n’ont pas de navigateur.
Base de données nationale sur l’accès aux SSNA
L’APN travaille actuellement à la mise au point d’une base de données nationale et d’un modèle pour que les navigateurs stockent leurs données sur les problèmes d’accès aux SSNA. Ce travail est fait en collaboration avec le CGIPN pour que le stockage des données soit conforme aux principes PCAP. La base de données permettra à l’APN et aux régions (navigateurs) de compiler les rapports, de suivre les problèmes d’accès et de monter un dossier pour un financement durable et les améliorations dont a besoin le programme des SSNA, tout en diminuant les difficultés des Premières Nations qui tentent d’accéder au programme des SSNA.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer à demander un financement plus élevé et durable pour le programme des SSNA.
- Continuer à tenter de réduire les restrictions dans les politiques du programme de soins dentaires des SSNA et d’améliorer l’accès aux prestations.
- Continuer à demander des Navigateurs SSNA dans chaque région.
- Continuer à demander l’attention politique nécessaire au HESA sur les principaux problèmes avec les SSNA, notamment le sous-financement et la durabilité du programme.
- Faire une analyse des coûts de carburant et des frais aériens comparés aux allocations des SSNA pour transport médical.
- Continue à travailler avec le CGIPN au développement d’une base de données sur les SSNA.
B. Soins à domicile et en milieu communautaire (SDMC)
Le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières Nations et des Inuits (PSDMC) a été créé pour aider les personnes qui souffrent de maladies chroniques et de courte durée à être traitées chez elles. Les SDMC peuvent comprendre des services de soins infirmiers comme des soins d’hygiène personnelle, par exemple prendre un bain, des soins de pédicure, de l’aide dans la préparation des repas, et des soins de répit à domicile. Ces soins à domicile permettent aux personnes de recevoir les soins dont elles ont besoin dans un milieu familier et de rester près de leur famille, de leurs amis et de leur communauté aussi longtemps que possible tout en gardant une centaine indépendance.
Principales questions et activités
L’APN et des partenaires SDMC des Premières Nations (partenaires SDMC PN) collaborent étroitement et continuent à demander le soutien de la DGSPNI pour régler les nombreux problèmes relatifs aux soins à domicile et le suivi des recommandations formulées par les infirmières de Première Nation qui jouent un rôle crucial dans la prestation du programme au niveau communautaire.
Problèmes de financement et de capacité
La parité salariale est, depuis longtemps, une cause de soucis dans les SDMC. Les collectivités de Première Nation ont beaucoup de difficultés à être compétitifs avec le salaire des infirmières provinciales et le manque de ressources contrecarre très souvent le recrutement et la conservation des fournisseurs de soins de santé dans les collectivités de Première Nation. Bien que les niveaux de salaire soient restés plus bas que dans d’autres compétences, les infirmières de Première Nation sont confrontées à une augmentation des demandes en raison de la hausse des taux de VIH/sida et des maladies chroniques comme le cancer et le diabète. Parfois, les infirmières de SDMC des Premières Nations n’ont pas suffisamment de ressources pour donner aux patients des soins de même qualité et de même niveau, et elles n’ont pas les mêmes possibilités de formation que les infirmières provinciales.
Les niveaux de ressources et de financement sont très loin de répondre aux demandes communautaires, et l’APN continue à demander des hausses dans les niveaux de financement.
Intégration
Des discussions sur l’intégration de l’élément soins à domicile du programme Aide à la vie autonome (AVA) d’AANDC et des services SDMC de Santé Canada sont en cours. Malgré les efforts soutenus de l’APN pour obtenir une participation valable des Premières Nations, le gouvernement fédéral continue ses discussions unilatérales sur une éventuelle fusion entre les deux ministères.
Cette fusion suscite beaucoup d’inquiétudes chez les Premières Nations. Ces deux programmes doivent être économiquement viables dès le départ pour être maintenus au niveau communautaire. L’intégration pourrait exacerber les exigences relatives aux charges de travail, aux établissements de rapports, aux formations ou aux accréditations pour mettre à jour les compétences des travailleurs de première ligne au niveau communautaire.
Créer un milieu de travail sain
Le manuel Creating a Healthy Work Place met en lumière l’importance de créer un milieu de travail sain pour les infirmières dans les collectivités de Première Nation. Quatre documents ont été mis au point; ils examinent les défis auxquels sont confrontées les infirmières de Première Nation qui travaillent dans les collectivités de Première Nation et des recommandations ont été faites pour améliorer ces conditions. Ce travail a été guidé par les partenaires SDMC PN qui ont été impliqués dans le processus dès le début.
Plan d’action stratégique sur 10 ans
L’APN continue à faciliter les discussions entre les partenaires SDMC PN et la DGSPNI pour que les partenaires SDMC PN aient la possibilité de donner leur opinion sur l’élaboration d’un plan d’action stratégique de SDMC PN sur 10 ans. Les partenaires SDMC PN ont examiné la première ébauche du plan d’action stratégique en mars 2012.
Prochaines étapes - Aller de l’avant
- Continuer à insister pour que les Premières Nations participent pleinement aux discussions sur l’éventuelle fusion de l’élément SD du programme AVA d’AANDC et le programme SDMC de Santé Canada
- La traduction et la distribution du manuel « Creating a Healthy Work Environment for nurses » seront terminées. La formation/l’orientation et l’utilisation du manuel devront être terminés.
- Continuer à élaborer un Plan d’action stratégique sur 10 ans efficace.
- Continuer à faire connaître les inquiétudes des partenaires SDMC PN aux cadres supérieurs de la DGSPNI et à demander des niveaux de financement plus élevés.
- Continuer à participer à l’évaluation nationale, au Groupe de travail sur l’amélioration de la qualité, au comité sur la violence faite aux aînés de Première Nation, au comité sur l’Alzheimer et au comité sur les soins palliatifs afin de mieux répondre aux questions et aux inquiétudes soulevées par les collectivités.
7. DÉVELOPPEMENT SOCIAL
Le Secrétariat au développement social de l’APN donne suite au mandat que lui a donné le Cadre politique de développement social qui propose la vision à long terme d’un « système de développement social inclusif, holistique et fondé sur la culture, contrôlé par les Premières Nations, qui donne des communautés saines, sécuritaires et durables. » [Traduction]. En conséquence, le Secrétariat au développement social de l’APN a la responsabilité de travailler dans les domaines d’aide à l’enfance des Premières Nations, Aide au revenu (AR), Aide à la vie autonome (AVA), et Prévention de la violence familiale (PVF).
Principales questions et activités
Tribunal canadien des droits de la personne
L’APN et la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations (SSEFPN) ont déposé une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) le 23 février 2007, pour le financement et les services inéquitables donnés aux enfants de Première Nation qui sont pris en charge par des organismes de services à l'enfance et à la famille des Premières Nations. La CCDP a renvoyé la plainte devant le Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP) le 30 septembre 2008.
Le 14 mars 2011, la présidente du TCDP, Shirish Chotalia, a rejeté la plainte aux raisons que le TCDP n’a pas compétence pour instruire le procès et qu’il n’est pas possible de faire une comparaison puisque c’est le gouvernement fédéral qui fournit ces services aux enfants de Première Nation qui vivent dans une réserve alors que les enfants qui vivent hors d’une réserve reçoivent ces services des provinces,.
Une révision judiciaire de la décision a été déposée en avril 2011, et l’appel a été entendu en février 2012, à la Cour fédérale. La juge Mactavish a donné raison à l’APN et à la SSEFPN le 18 avril 2012. Dans sa décision, la juge Mactavish a déclaré qu’un jury du TCDP, constitué autrement, devrait entendre l’affaire. Elle a ajouté dans sa décision que le TCDP n’avait pas donné de raisons justifiant qu’il ne pouvait instruire la plainte dans le cadre de la Loi canadienne sur les droits de la personne, et qu’il avait également fait l’erreur d’exiger un groupe de comparaison pour les enfants de Première Nation qui vivent dans une réserve. Le gouvernement fédéral a fait appel le 18 mai 2012.
Aide au revenu (AR)
L’APN collabore étroitement avec le groupe de travail des Premières Nations sur l’aide au revenu (GTPBAR) et le CNJ-APN pour donner des avis et directives sur la trousse d’outils des jeunes sur l’AR, le Guide des ressources communautaires pour les mesures actives, une étude environnementale des systèmes existants de gestion des données sur l’AR et les étapes initiales de planification d’un événement national d’apprentissage social. Toutes les ressources développées sont disponibles sur le site Web de l’APN sous l’onglet Développement social.
Aide à la vie autonome (AVA)
L’APN a essayé de travailler avec des partenaires stratégiques pour faire progresser les questions relatives à l’AVA dans les réserves. Elle compte bien que dorénavant, on lui donnera une plus grande participation, surtout sur le plan de l’éventuelle consolidation AVA-SD et le programme SDMC de Santé Canada, qui comprendrait le transfert de ce programme d’AANDC à la DGSPNI-Santé Canada.
Prévention de la violence familiale (PVF)
Le programme de PVF d’AANDC fournit des fonds aux Premières Nations pour faire fonctionner des refuges pour femmes et des programmes de prévention de la violence familiale.
Le PPVF a été évalué et un rapport public final est attendu. Le Budget fédéral 2012 a octroyé un financement à ce programme pour le présent exercice financier et l’APN continuera à demander un financement durable et accru.
Protection de l’enfance - Premières Nations – Étude canadienne sur l'incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants–2008 (PN-ÉCI-2008)
Le rapport Kiskisik Awasisak a été publié le 14 novembre 2011. Le PN-ÉCI -2008 est la plus grande étude de protection de l’enfance porte sur les enfants de Première Nation (vivant dans et hors des réserves) jamais menée au Canada. L’étude examine les données de 89 organismes provinciaux et territoriaux et sur 22 Premières Nations et organismes autochtones urbains qui ont été collectées pendant trois mois.
L’APN participe au comité consultatif PN-ÉCI -2008 depuis 2007 et, conformément aux principes PCAP, détient les droits d’auteur sur Kiskisik Awasisak. L’APN a été approchée au sujet des droits d’auteur une fois que les analyses présentées dans le rapport avaient déjà été terminées.
La fiche d’information qui donne un aperçu du contexte de l’étude, des membres du comité consultatif, des méthodes, des conclusions et des détails des activités de distribution/d’information se trouve sur le site suivant : http://www.cwrp.ca/fr/general-info-FNCIS-2008.
L’APN et les autres membres du comité consultatif de PN-ÉCI -2008 planifient des événements de diffusion, notamment co-animer des webinaires d’information sur la méthodologie et les principales conclusions. Jusqu’à présent, il y a eu deux webinaires, le premier le 14 novembre 2011, et le second le 1er décembre 2011. Les dates prévues pour d’autres webinaires seront annoncées sur le site Web de l’APN afin que les partenaires des Premières Nations et les autres partenaires intéressés aient la possibilité de participer.
Les détails sur les autres événements de diffusion, ainsi que le rapport intégral, seront affichés sur le site Web du rapport (www.cwrp.ca/general-info-FNCIS-2008) et sur celui de l’APN (www.afn.ca) à mesure de leur disponibilité.
Centre canadien de protection de l’enfance (Enfantsportésdisparus.ca)
Les Chefs en assemblée ont voté la résolution 38/2011, Soutien à l’égard d’Enfantsportésdisparus.ca : le centre national de ressources canadien sur les disparitions d’enfants. Depuis, l’APN a collaboré avec Enfantsportésdisparus.ca à l’élaboration d’un communiqué d’intérêt général du Chef national, qui a été diffusé sur le Réseau de télévision des peuples autochtones et prononcé au Forum national sur la justice de l’APN en février 2012. De plus, l’APN a soutenu l’envoi postal de ressources d’information du Centre canadien de protection de l’enfance à toutes les collectivités de Première Nation. Dorénavant, l’APN siègera au comité consultatif d’Enfantsportésdisparus.ca.
Prochaines étapes – Aller de l’avant
- Travailler à la sensibilisation et la promotion de stratégies de prévention de la violence familiale, dont le dialogue sur un plan d’action pour garantir la sécurité des femmes et des filles autochtones qui aura lieu à l’Assemblée générale annuelle de 2012.
- Distribuer la trousse des jeunes sur l’AR et le Guide des ressources communautaires pour les mesures actives.
- Terminer l’examen des modèles existants d’AR, effectuer au moins trois sessions de discussions régionales et rédiger un rapport sur les résultats des discussions.
- Assurer la participation des Premières Nations dans l’éventuelle intégration de l’élément SD du programme de SDMC et les initiatives d’AVA.
- Continuer à travailler à l’organisation d’un événement national d’apprentissage social qui examinerait des thèmes comme l’emploi, la santé et l’éducation.



