L'Assemblée des Premières Nations réaffirme son soutien aux Chefs de Matawa dans le cadre du 3e Rassemblement du retour à nos racines; consentement préalable libre et éclairé nécessaire
Le 6 novembre 2012
(Ottawa, Ont.) – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn A-in-chut Atleo, s’est rendu aujourd’hui sur le territoire de la Première Nation de Neskantaga en compagnie du Chef régional de l’Ontario, Stan Beardy, et du Grand Chef de la nation Nishnawbe Aski, Harvey Yesno, à l’occasion du 3e Rassemblement du retour à nos racines (Back to Our Roots Gathering III) des Premières Nations de Matawa. Ce rassemblement est le troisième de ce genre et réunit des Chefs de Matawa, des aînés, ainsi que des travailleurs de première ligne pour débattre de l’abus et du mauvais usage de médicaments sur ordonnance dans la communauté, qui augmentent en raison d’un développement accru, de l’exclusion de l’extraction des ressources et des conditions du tiers monde qui prévalent dans le Nord. Cette année, le rassemblement met l’accent sur la présentation d’initiatives et de programmes communautaires couronnés de succès en matière de réhabilitation et de suivi.
Le Rassemblement du retour à nos racines se déroule au moment où les communautés de Matawa font face à des pressions accrues découlant du développement des ressources sur leurs territoires traditionnels et dans leurs régions d’origine.
Le Chef national Atleo a réaffirmé aujourd’hui son soutien aux Chefs de Matawa qui continuent de revendiquer leur droit d’être pleinement consultés avant tout développement sur leur territoire, qui est actuellement envisagé pour l’exploitation d’une mine de chromite, un projet connu sous le nom de Cercle de feu.
« Je renouvelle mon appui aux Chefs de Matawa, et à toutes les Premières Nations qui revendiquent leur droit de choisir leur propre voie en invoquant le principe clair de consentement préalable, libre et informé, tel qu’énoncé dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones », a déclaré le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo. « Les terres des Premières Nations recèlent un énorme potentiel, qui ne peut être pleinement réalisé que par la reconnaissance et le respect adéquats des droits et des traités des Premières Nations, et avec la pleine participation de leurs citoyens. Une consultation significative, des accommodements et un consentement préalable, libre et éclairé signifient une participation précoce et la promotion de la durabilité environnementale, de la durabilité économique et de l’autosuffisance. Cela signifie également l’obtention de notre juste part de tout revenu généré. »
« Le fait que la Première Nation de Neskantaga puisse se réclamer du droit international lui donne le droit de déterminer ce qui survient ou ne survient pas sur sa terre natale, et j’appuie sans réserve la communauté en tant que détentrice des droits sur son territoire et ses ressources », a déclaré le Chef régional de l’APN en Ontario, Stan Beardy.
« La nation Nishnawbe Aski soutient la Première Nation de Neskantaga dans ses efforts pour protéger ses terres et nous sommes aux côtés des membres de cette communauté qui ont affirmé faire passer leur territoire d’abord et avant tout », a déclaré le Grand Chef Harvey Yesno de la nation Nishnawbe Aski, qui représente 49 communautés des Premières Nations sur les territoires des traités no 9 et no 5, y compris les Premières Nations de Matawa. « Le traité no 9 stipule que le gouvernement ne peut manifester de prétention sur le territoire visé sans le consentement des Premières Nations. Les discussions qui ont conduit à la ratification du traité avaient pour objet un partage – non une reddition – de la richesse des terres. »
« Je félicite les dirigeants de Matawa, les aînés et les travailleurs de première ligne qui consultent ainsi les citoyens puis favorisent et mettent en œuvre des plans communautaires pour relever les défis auxquels ils sont confrontés », a déclaré aujourd’hui le Chef national Atleo dans une allocution devant les délégués présents au rassemblement à Neskantaga. « Bon nombre de méthodes traditionnelles de guérison nécessitent la bonne santé des terres et des rivières et il est donc essentiel que les intérêts économiques n’aient pas préséance sur les intérêts humains. Nos citoyens passent en premier, nos nations passent en premier, ceci est fondamental. Nos communautés doivent être en bonne santé pour pouvoir s’épanouir pleinement. »
Le camp minier du Cercle de feu est situé sur le bassin versant de la rivière Attawapiskat dans le Nord de l’Ontario. Plusieurs communautés des Premières Nations ont fait part de leurs préoccupations à propos du manque de consultations adéquates et d’accommodements, ainsi qu’en ce qui a trait aux répercussions négatives de ce développement et des infrastructures y étant liées, notamment en ce qui concerne les terres, les rivières et la modification des modes de vie traditionnels.
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