La famille de CJ Morningstar Fowler, le Chef national Atleo de l'Assemblée des Premières Nations et d'autres dirigeants des Premières Nations demandent instamment la tenue d'une Commission nationale d'enquête publique sur les femmes autochtones disparues
Le 12 décembre 2012
(Ottawa, ON) – Aujourd'hui, de concert avec les parents de Summer Star Elizabeth Krista-Lee Fowler, le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn A-in-chut Atleo, et d'autres dirigeants des Premières Nations ont à nouveau demandé que le gouvernement fédéral s'engage à mettre sur pied une Commission nationale d'enquête publique sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées.
« La mort tragique de Summer Star Elizabeth Krista-Lee Fowler ravive un souvenir pénible dans toutes nos communautés. Nous devons tous nous engager, y compris les gouvernements, à trouver les causes profondes de telles tragédies afin que nos peuples puissent vivre en sûreté et en sécurité et atteindre la paix d'esprit qu'ils méritent », a déclaré aujourd'hui à Vancouver, dans le cadre d'une conférence de presse, le Chef national de l'APN, Shawn Atleo.
« Les Premières Nations se sont engagées à lutter contre la violence qui prévaut au sein de nos peuples et dont ils sont victimes; nous avons demandé la tenue d'une Commission nationale d'enquête publique sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées, et nous l'exigerons sans cesse tant qu'elle n'aura pas eu lieu », a affirmé le Chef national Atleo. « Combien de personnes devront mourir et combien de familles devront être détruites avant que le gouvernement prenne les mesures nécessaires et s'engage à travailler avec nous pour assurer la sécurité de nos peuples ».
Le Chef national Atleo était accompagné de Glen Wilson (père), de Matilda Fowler (mère) et de Harvey Fowler (oncle), membres de la famille de Summer « CJ » Morningstar Fowler, 16 ans, de la Première Nation de Gitanmaax, dont le corps a été découvert à Kamloops le 5 décembre dernier.
« Malgré le profond chagrin qui nous afflige depuis le départ de notre fille chérie, nous avons trouvé un certain réconfort dans le soutien que nous apportent nos dirigeants, et nous sommes reconnaissants qu'ils continuent à porter notre message et à faire valoir nos revendications et celles des autres familles touchées par des tragédies similaires », a affirmé Matilda Fowler aujourd'hui, à Vancouver.
La Chef régionale de l'APN en Colombie-Britannique, Jody Wilson-Raybould, le Grand Chef Ed John, dirigeant du Sommet des Premières Nations, le Grand Chef Stewart Phillip de l'Union of BC Indian Chiefs et d'autres dirigeants, se sont joints au groupe pour manifester leur appui et pour réitérer le besoin urgent de prendre des mesures afin de mettre un terme à la violence.
« Un nombre beaucoup trop élevé de femmes et de jeunes filles des Premières Nations se retrouvent dans des situations dangereuses et perdent leur vie », a indiqué Jody Wilson-Raybould, Chef régionale de l'APN, en Colombie-Britannique. « En tant que société, nous devons faire mieux. Nous devons unir nos efforts et corriger les causes profondes d'un système qui permet qu'une telle situation se perpétue sans que des mesures de prévention ou des actions en justice ne soient prises. »
« Le meurtre de CJ Morningstar Fowler est une tragédie sans nom. Ce n'est toutefois qu'un autre horrible exemple de la violence faite aux femmes, et plus particulièrement aux femmes autochtones. Des statistiques dévastatrices indiquent que les femmes autochtones du Canada courent un risque environ 3,5 fois plus élevé d'être victime de violence. C'est inacceptable », a affirmé le Grand Chef Edward John, membre de l'exécutif politique du Sommet des Premières Nations et président de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones.
« Au cours des 20 à 30 dernières années, un nombre disproportionné de femmes et de jeunes filles autochtones ont été victimes de violence, ou pire, ont été assassinées ou portées disparues. Il est impératif que le gouvernement fédéral mène une enquête publique nationale sur la question des femmes et des jeunes filles autochtones disparues ou assassinées, une étape essentielle de la lutte contre la violence. Tel qu'indiqué dans l'article 22 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, nous devons travailler de concert pour veiller à ce que les femmes et les enfants autochtones soient pleinement protégés contre toutes les formes de violence et de discrimination et bénéficient des garanties voulues », a ajouté le Grand Chef John.
« Nous tenons à offrir nos plus sincères condoléances aux parents de CJ, aux membres de sa famille et à ses très nombreux amis », a ajouté le Grand Chef Stewart Phillip, président de l'Union of BC Indian Chiefs. Une perte incommensurable dans une autre famille et une autre communauté. Il faut le dire, la question des femmes et des jeunes filles autochtones disparues ou assassinées est ni plus ni moins qu'une honte nationale et il est clair que le Canada n'a pas respecté ses obligations juridiques à l'échelle internationale en ce qui a trait au respect, à la protection et à la défense des droits humains fondamentaux des femmes autochtones. Nous demandons instamment à James Anaya, Rapporteur spécial de l’Organisation des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, de venir mener une enquête dans nos communautés et écouter ce que les nombreuses familles qui ont perdu un être cher ont à dire. »
La conférence de presse, qui a eu lieu durant le Sommet des Premières Nations qui s'est déroulé à Vancouver cette semaine, fait suite à la réunion nationale des dirigeants de l'Assemblée des Premières Nations qui s'est tenue à Gatineau, au Québec, la semaine dernière, au cours de laquelle les Chefs ont exigé de nouveau la tenue d'une Commission nationale d'enquête publique sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées.
Au fil des ans, les dirigeants des Premières Nations ont revendiqué à maintes reprises la tenue d'une Commission nationale d'enquête publique sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées. Une telle commission d'enquête devrait inclure des audiences publiques, un examen des politiques et des procédures des services policiers ayant trait aux recherches, aux enquêtes et aux communications entre la police, les représentants officiels et les familles, ainsi que l'examen des facteurs de risque socioculturels et socioéconomiques liés aux femmes et aux jeunes filles autochtones.
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