Déclaration du Chef national Atleo qui se félicite de l’intervention du Rapporteur special des Nations Unies

Le 9 janvier 2013

« Hier, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, M. James Anaya, a émis une déclaration recommandant avec insistance au gouvernement du Canada et aux citoyens des Premières Nations de profiter de la prochaine réunion du vendredi 11 janvier pour rétablir des relations dans un véritable esprit de bonne foi et de partenariat.

Depuis septembre 2007, les citoyens des Premières Nations au Canada demandent la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), qu’ils perçoivent comme l’expression des droits ancestraux et issus de traités affirmés dans l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Nous n'avons de cesse de rappeler au Canada – et nous le ferons de nouveau vendredi prochain – que les objectifs de respect mutuel et de partenariat ne sont pas énoncés uniquement dans la DNUDPA, mais aussi dans les traités conclus entre les Premières Nations et la Couronne, tout comme l’exigence relative à la conciliation de la souveraineté des Premières Nations et de la souveraineté assumée de la Couronne, qui est affirmée à l’article 35.
 
Le 4 janvier 2013, le Chef Wallace Fox de la nation crie d’Onion Lake a écrit à M. Anaya et à Alfred De Zayas, expert indépendant, Promotion d'un ordre international démocratique et équitable, afin d’attirer leur attention sur l’évolution du mouvement « La passivité, c’est fini » au Canada et sur la grève de la faim de la Chef Spence, ainsi que pour solliciter leur intervention dans ces dossiers.

Le mandat du Rapporteur spécial des Nations Unies consiste en partie à promouvoir des pratiques exemplaires, y compris de nouvelles lois, de nouveaux programmes gouvernementaux et des accords constructifs, entre les peuples autochtones et les États en vue de mettre en œuvre des normes internationales concernant les droits des peuples autochtones. L’an dernier, l’Assemblée des Premières Nations a invité le Rapporteur spécial à effectuer une visite au Canada afin d’étudier la situation de plus près et d’obtenir ses conseils dans le cadre de son mandat. Le Rapporteur spécial a indiqué son souhait d’entreprendre une telle visite et a demandé officiellement au Canada de l’inviter à venir s’entretenir avec les peuples autochtones et des représentants du gouvernement du Canada dans le but de favoriser le rétablissement de leur relation.

Les dirigeants des Premières Nations encouragent le gouvernement du Canada à accueillir M. Anaya au Canada afin de profiter de ses conseils et de son appui en vue de déterminer des moyens et des approches fondés sur le respect mutuel et le partenariat pour favoriser une nouvelle relation. »

Assemblée des Premières Nations