Un appel à la mobilisation envers l’éducation

Une vision pour l’éducation des Premières Nations et le Canada
Notre appel découle de ce que nous croyons fermement au contrôle par les Premières Nations de l’éducation des Premières Nations – un mouvement qui a débuté en 1972. Depuis lors, nous avons connu des succès et les résultats se sont améliorés. Aujourd’hui cependant, le défi est d’accélérer le rythme du changement. Non seulement ne pouvons-nous nous permettre de sacrifier une autre génération, mais nous ne pouvons nous résoudre à sacrifier un seul enfant à notre passé empreint d’oppression et d’inégalité. Notre appel à la mobilisation comporte trois volets :

1. Conciliation – Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux doivent veiller à ce que nos droits soient pris en compte au niveau des lois en matière d’éducation dans tout le pays. L’engagement du Canada à endosser la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones pave la voie à une telle initiative.

2. Garantie d’éducation pour les Premières Nations – Un cadre financier garanti est nécessaire au financement de l’éducation, soit un avantage dont bénéficient toutes les couches de la société canadienne, à l’exception des Premières Nations.

3. Durabilité – Des ententes de financement prévues par la loi et fondées sur des coûts véritables, une indexation et un régime adéquat pour les communautés éloignées et du Nord.

4. Systèmes – L’éducation des Premières Nations doit être appuyée par des services de deuxième et troisième niveaux dispensés par des institutions spécialisées et responsables, notamment en ce qui a trait au programme éducatif des Premières Nations et à la formation aux langues des Premières Nations par immersion.

5. Soutien et partenariat – Instauration d’un climat d’apprentissage dans nos communautés, tout en proposant au secteur privé, à divers organismes et au public en général d’investir dans nos écoles et nos enfants.
Pourquoi une mobilisation est-elle nécessaire maintenant?Investir dans les Premières Nations ne constitue pas seulement un avantage pour les communautés des Premières Nations, mais aussi un plan à long terme et durable de stimulation pour l’économie canadienne. Statistique Canada prévoit que le Canada sera confronté à une pénurie de main-d’œuvre d’ici 2017, en raison de la retraite des enfants du baby boom et du manque de travailleurs pour les remplacer. Compte tenu de ce que plus de la moitié de notre population des Premières Nations est âgée de moins de 23 ans, nos jeunes citoyens peuvent combler ce manque, mais seulement s’ils acquièrent la formation et les aptitudes pour y parvenir. Si nous atteignons les objectifs que nous nous sommes fixés, le PIB du Canada augmentera de 179 milliards de dollars d’ici 2026 grâce à l’apport de la main-d’œuvre des Premières Nations, par l’emploi et par la réduction des dépenses gouvernementales en matière d’aide au revenu, de services sociaux, de soins de santé et de sécurité.
L’éducation fait la différence
 Seulement la moitié des jeunes des Premières Nations terminent leurs études secondaires, mais quand ils y parviennent, ils ont deux fois plus de chances de décrocher un emploi.but when First Nations youth complete high school, they are twice as likely to be employed.Seulement 8 pour cent des Autochtones détiennent un diplôme universitaire, par rapport à 23 pour cent de la population canadienne, mais quand ils en obtiennent un, ils multiplient par trois leurs possibilités de revenu.Une approche moderne est nécessaire en matière d’éducation
Pour réussir, les enfants des Premières Nations ont besoin :
d’un apprentissage en milieu sain et sécurisé. – Plusieurs communautés des Premières Nations ne disposent même pas d’une école et les enfants doivent s’éloigner de leur famille pour en fréquenter une ou renoncer à leur éducation. Plusieurs des écoles existantes ont besoin de rénovation pour garantir un environnement d’apprentissage sain et sécurisé.   de gymnases, de bibliothèques, de livre scolaires, d’ordinateurs et de laboratoires scientifiques. – Plusieurs enfants des Premières Nations n’ont pas accès aux outils d’apprentissage les plus fondamentaux parce que le financement des écoles des Premières Nations diffère complètement de celui des écoles provinciales. La méthode de financement est obsolète, instable et ne tient pas compte du nombre d’élèves en salle de cours. Les écoles des premières nations perçoivent en moyenne 2000 $ de moins par enfant, ce qui se traduit pas un manque de matériel d’apprentissage. Il est également difficile de retenir les services d’enseignants qualifiés dans les écoles des Premières Nations parce que les salaires qui leur sont proposés comptent parmi les moins élevés de la profession au Canada.. que leurs écoles soient soutenues par des commissions scolaires et des autorités de gestion des Premières Nations. – Un certain nombre ont été mises sur pied mais ne bénéficient pas du même financement, des mêmes politiques ou des mêmes lois que les systèmes éducatifs provinciaux. Renforcer le contrôle des Premières Nations nécessite une participation significative des parents à l’éducation de leurs enfants. Cela signifie disposer de classes et d’un programme éducatif qui reflètent l’identité et les besoins des Premières Nations. Cela signifie renforcer les liens avec d’autres sphères de compétence et d’autres fournisseurs de services éducatifs. Cela signifie offrir aux enfants des Premières Nations une éducation de qualité et adaptée au plan culturel, peu importe l’endroit où ils poursuivent leur apprentissage. d’un apprentissage dans leur propre langue. – Les langues sont au cœur de l’identité des Premières Nations. Les enfants des Premières Nations doivent avoir la possibilité d’étudier dans leur propre langue, à l’instar des anglophones et des francophones. Un programme éducatif qui tienne compte de ce besoin est essentiel, tout comme le soutien à celles et ceux qui enseignent ces langues.   Tout le monde doit participer – Répondez à notre appel à la mobilisation
Nous appelons les gouvernements fédéral et provinciaux à travailler la main dans la main avec nous en vue de soutenir l’éducation des Premières Nations et lui garantir un financement équitable. Nous demandons à tous les établissements d’enseignement supérieur au Canada de reconnaître le besoin de soutenir l’éducation des Premières Nations et de contribuer à l’amélioration de ses résultats. Nous demandons aux entreprises canadiennes et aux organisations philanthropiques de nous soutenir par des partenariats et des investissements nécessaires au niveau des programmes, de la formation et des infrastructures. Signez notre appel à la mobilisation sur notre site Web pour manifester votre soutien. Vous y trouverez des mises à jour qui vous informeront des efforts déployés par nos partenaires en vue d’améliorer l’éducation des Premières Nations et des nouveaux moyens qui vous offerts afin d’y contribuer.

Assemblée des Premières Nations