Honorer l’air
L’air est un élément qui insuffle la vie et qui est nécessaire à notre survie. Il permet aux êtres humains de vivre dès leur première respiration. Les anciens considèrent depuis longtemps le vent comme une zone intermédiaire entre le monde des esprits et notre propre monde. L’air symbolise aussi le processus mental et spirituel qui apporte la compréhension et l’inspiration par l’intermédiaire des pensées et de la forme.
Toutes les formes de vie ont besoin de respirer un air de qualité. À notre époque moderne, la pollution atmosphérique est devenue un problème de plus en plus important pour la société et le gouvernement. La pollution atmosphérique est le résultat de perturbations survenues dans la composition de l’atmosphère et causées par : un excès d’émission de gaz; la saturation par des composés chimiques et des particules; de nouvelles réactions chimiques. De plus, la qualité de l’air est aussi amoindrie par l’excès de bruit. Le réchauffement de la planète, les pluies acides, le smog et la diminution de la couche d’ozone sont des effets de la pollution atmosphérique.
La pollution atmosphérique est provoquée par de nombreuses sources, entre autres les usines, les installations industrielles fonctionnant au charbon, les automobiles, les incinérateurs et les feux de forêt. Les polluants de l’air, tels l’ozone, les oxydes d’azote, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et le dioxyde de soufre, ont de graves effets sur les écosystèmes naturels. Ils peuvent tuer des plantes et des arbres en détruisant leurs feuilles ainsi que des animaux, en particulier les poissons fréquentant les rivières très polluées.
La pollution atmosphérique est responsable de graves problèmes de santé et peut toucher de nombreux organes et systèmes de l’organisme. Différents produits chimiques présents dans l’air peuvent nuire à l’organisme humain. Les enfants, les personnes âgées et les Autochtones sont très sensibles aux maladies dues à la pollution atmosphérique. Étant donné que les personnes sont exposées à de nombreux polluants potentiellement dangereux, il est souvent difficile de savoir exactement quel agent est responsable d’une maladie. De plus, les différents polluants peuvent être mélangés entre eux et intensifier la maladie. Il est donc souvent difficile d’isoler les polluants responsables.
Les mesures que nous prenons aujourd’hui auront un effet sur la qualité de l’air des sept prochaines générations.
DOMAINES DE POLITIQUE
Pluies acides
Les pluies acides constituent une forme de pollution atmosphérique. Elles contiennent des composés de dioxyde de soufre et d’oxyde d’azote. La transformation de ces composés en particules et vapeurs acides se déroule lorsque ces polluants sont émis dans l’atmosphère et mélangés avec de la vapeur d’eau. La vapeur retombe sur terre sous forme de pluie, de neige, de neige fondue ou de grêle.
La plupart des pluies acides proviennent de l’utilisation de charbon dans les installations industrielles fonctionnant au charbon et d’autres industries. Ces pluies peuvent avoir des effets néfastes sur les animaux, les plantes et les cours d’eau. Les particules de pluies acides, qui contiennent du dioxyde de soufre et de l’oxyde d’azote, sont les principales responsables du smog et constituent un danger important pour la santé. Ces particules se logent au plus profond des poumons et peuvent causer une inflammation et endommager des tissus, ce qui entraîne à long terme des problèmes respiratoires.
Pollution atmosphérique
La pollution atmosphérique est une source de préoccupation tant pour les Premières Nations habitant dans les réserves que celles vivant en milieu urbain. Les communautés nordiques des Premières Nations reçoivent la pollution atmosphérique générée par les industries situées au sud de l’Amérique du Nord.
La qualité de l’air peut nuire à la respiration et à la santé de tout le monde. Voici certaines considérations et certains défis des Premières Nations :
- Les Premières Nations sont préoccupées par la pollution et le smog provenant de nombreuses installations industrielles situées à proximité de leurs communautés. Étant donné que la pollution industrielle ne respecte pas les frontières géographiques, les communautés situées à proximité des industries ou dans le sillage des fumées industrielles sont davantage exposées aux polluants atmosphériques.
Ressources du SGE :
Fiche d’information sur la pollution de l’air et le smog (lien)
Changements climatiques
Les changements climatiques préoccupent grandement les Premières Nations, car ils leur restreignent l’accès aux aliments et médicaments traditionnels ainsi qu’aux territoires. Les Premières Nations sont déjà plus directement touchées par les changements climatiques car elles vivent en contact avec la terre. Cependant, leur sort est lié à celui des non Autochtones et aucun n’est protégé contre les dommages environnementaux. Il serait bénéfique pour l’ensemble de la population de reconnaître les effets négatifs des changements climatiques sur la santé et les modes de vie des Premières Nations et d’agir rapidement en conséquence.
Dans le domaine des changements climatiques, le SGE axe ses travaux sur la recherche et l’élaboration de politiques, tant sur le plan national qu’international. La plupart de la recherche sur les changements climatiques ne prend pas en compte les conséquences particulières subies par les communautés des Premières Nations. Le SGE s’efforce de combler cette lacune en examinant la documentation actuelle et en apportant le point de vue des Premières Nations dans les diverses questions liées aux changements climatiques.
Fiches d’information sur les changements climatiques
Documents de recherche sur les changements climatiques
Sur le plan national, le SGE préconise la mise en œuvre de programmes destinés à aider les communautés des Premières Nations à gérer les changements climatiques, par exemple le Programme sur le changement climatique et l’adaptation du secteur de la santé pour les communautés du Nord, des Inuits et des Premières nations. Ce programme finance des recherches communautaires sur les changements climatiques et sur d’autres sujets liés à la santé.
Guide d’application; affiche; fiches d’information sur les changements climatiques et la santé
Sur le plan international, le SGE participe aux travaux d’entités connexes de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et à ceux du Protocole de Kyoto afin de faire connaître le point de vue des Premières Nations dans les discussions internationales sur la politique sur les changements climatiques.
Fiche d’information sur la CCNUCC (lien)
Qualité de l’air intérieur
La qualité de l’air intérieur peut présenter des défis importants aux Premières Nations. Vivre dans une habitation dont l’air intérieur est de mauvaise qualité peut affecter le système respiratoire et avoir des conséquences sur l’état de santé général. Voici quelques défis relatifs à l’air intérieur auxquels peuvent être confrontées les Premières Nations :
- Moisissure
- Monoxyde de carbone
- Amiante
- Plomb
- Une ventilation inadéquate de l’habitation
- Rayonnement/radon
Le Secteur de la gestion de l’environnement (SGE) a réalisé l’Étude sur la qualité de l’air intérieur des Premières Nations (EQAPN) en collaboration avec Santé Canada. Dans le cadre de cette étude, des échantillons d'air intérieur ont été collectés dans le but de déterminer les niveaux de différents produits chimiques, notamment des composés organiques volatils (COV), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et du dioxyde d'azote, ainsi que pour établir divers paramètres, dont ceux des particules, et l'humidité relative. L'efficacité à court terme des purificateurs d'air portatifs résidentiels sur la santé a également été testée.
L'EQAPN a révélé ce qui suit :
- L'utilisation de purificateurs d'air permet d'améliorer la qualité de l'air intérieur en réduisant le niveau de particules;
- La réduction de la concentration de particules présentes dans l'air peut améliorer la fonction respiratoire;
- Le choix d'une résidence sans fumée a une plus grande incidence sur la qualité de l'air que l'utilisation d'un purificateur.
Dans le cadre de l'EQAPN, des échantillons ont été collectés dans 20 logements d'une communauté des Premières Nations et l'APN demande que des telles études soient menées dans différentes communautés des Premières Nations d'un bout à l'autre du Canada afin d'obtenir un portait plus complet de la situation. On travaille actuellement à l'élaboration de propositions de suivi.
Pour obtenir plus de renseignements sur la Stratégie nationale de lutte contre les moisissures pour la qualité de l'air intérieur, veuillez visiter le site Web du Secteur du logement.
Secteur du logement de l’APN (lien)



