Message du Chef national - le 14 janvier 2013
Le 14 janvier 2013
Les citoyens des Premières Nations viennent d’être les témoins de l’un des plus importants chapitre de notre histoire récente. Grâce aux pressions exercées par l’ensemble de notre population, aux sacrifices de la Chef Spence et de ses émules, et des efforts déployés par plusieurs Chefs régionaux ainsi que par le Comité exécutif national de l’APN, nous avons suscité l’attention des Canadiennes et des Canadiens, et du gouvernement en place.
Nous avons forcé la porte du bureau du premier ministre et du Gouverneur général. Le premier ministre nous a personnellement assurés de son leadership, tout comme le Conseil privé, le Gouverneur général et d’autres ministres de haut rang. Ils sont maintenant conscients que le monde entier surveille les progrès que nous allons accomplir. Et ils comprennent les conséquences de leur échec.
La responsabilité nous incombe de collaborer pour progresser en ce qui concerne chacun des huit éléments définis en priorité lors de nos discussions de la semaine dernière, à savoir les traités, les revendications globales, le partage des revenus tirés des ressources, les mesures pour évaluer et suspendre les dispositions législatives qui contreviennent à nos droits, les besoins urgents de nos communautés et la justice pour les femmes autochtones disparues. Nous avons des dirigeants prêts à veiller à ce que des travaux approfondis soient accomplis. Et nous pouvons maintenant compter sur l’engagement officiel du gouvernement et du premier ministre en place de considérer ces enjeux comme faisant partie de leurs priorités.
Je suis fier du soutien qui nous a été accordé par les citoyens et les Chefs des Premières Nations de tout le Canada, même pendant les jours les plus difficiles. Au cours des deux dernières semaines, nous avons eu à composer avec plusieurs interminables conférences téléphoniques, nombre de réunions tardives, et bien des frustrations. Je suis au regret de vous annoncer que ces longues journées m’ont grandement affecté. Cette fin de semaine, mon médecin m’a avisé de prendre maintenant le temps de récupérer, et ma famille et moi-même avons décidé que je me conformerais dès maintenant à cet avis.
J’ai demandé au Chef régional Augustine de continuer à présider et animer nos réunions du Comité exécutif national pendant ma brève absence. Le Chef régional Bellegarde et la Chef régionale Wilson-Raybould vont poursuivre les travaux entamés cette semaine sous leur impulsion en matière de mise en œuvre des traités et de règlement des revendications globales.
Comme nous l’avons fait lors de la réunion du 11 janvier, nous devons imposer notre plan d’action et prendre l’initiative des prochaines étapes en ce qui concerne chacun des éléments énumérés ci-dessus. J’encourage chacune et chacun d’entre vous à contribuer pleinement à cet effort. J’ai aussi demandé au personnel cadre de l’Assemblée des Premières Nations de mobiliser des équipes de travail sur ces éléments en vue d’assurer les analyses et le soutien nécessaires.
De plus, comme nous le faisons depuis le début, nous allons continuer d’offrir notre soutien et nos prières à la Chef Spence, aux grévistes de la faim et à tous nos citoyens qui se font entendre dans le cadre de marches et de manifestations pacifiques. Comme nous l’avons affirmé aux premiers ministres – nos voix, les voix de tous nos citoyens ne se tairont pas. Nous allons dicter le changement maintenant.
Amis et collègues, nous venons de vivre un moment décisif dans les décennies de lutte de nos citoyens. Nous avons ouvert de nouveaux horizons prometteurs. Maintenant commence le travail plus difficile, mais moins apparent, qui consiste en transformer des promesses en mesures concrètes. Je me réjouis de m’atteler à cette tâche avec vous toutes et vous tous au cours des semaines et des mois à venir. Ensemble, je suis convaincu que nous allons faire en sorte que cette semaine marque la fin d’un chapitre douloureux de notre relation avec le gouvernement du Canada, entaché de paralysie et de provocation, et que nous allons véritablement entamer le début d’une nouvelle ère.
Je serais de nouveau à pied d’œuvre très bientôt, revigoré et plus que jamais déterminé à travailler avec vous afin que, tous ensemble, nous poursuivions notre élan sur la voie du changement.
Kleco Kleco
Shawn A-in-chut Atleo
Chef national



