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Assemblée des Premières Nations Chef national Perry Bellegarde – Discours d’ouverture Assemblée générale annuelle de l’APN

on Juillet 26, 2017

Le 25 juillet 2017

Chers amis et parents, bienvenue à tous!

Je rends hommage aux aînés et je les remercie pour la cérémonie du calumet de ce matin, par laquelle ils se sont unis au Créateur en notre nom.

Je reconnais que nous sommes dans le territoire du Traité no 4.

Je remercie le groupe de joueurs de tambour, les Whitefish Juniors, de chanter nos beaux chants. Merci beaucoup d’être ici avec nous.

Je salue la présence des Chefs régionaux ainsi que d’Elmer Courchene, président du Conseil des aînés et de la Chef Denise Stonefish, présidente du Conseil des femmes, et je les remercie de leur travail. Je tiens à remercier les coprésidents sortants du Conseil des jeunes, Andre Bear et Jennifer Obamsawin, et je félicite les nouveaux coprésidents élus du Conseil des jeunes, Cheyenne Fineday et Mark Hill; je leur souhaite la bienvenue ainsi qu’à tous les membres des conseils de l’Assemblée des Premières Nations.

Cela me fait plaisir d’être chez moi en Saskatchewan. J’ai grandi à Little Black Bear, à environ une heure et demie d’ici, près de Fort Qu’appelle, sur le territoire où les Chefs du Traité no 4 se sont réunis avec les représentants de la Couronne. Et ce territoire, ce lieu sacré est toujours là. Quel bonheur d’être ici avec vous sur le territoire du Traité no 4!

Le thème de notre assemblée en est un qui occupe nos cœurs et nos esprits quotidiennement : « Notre priorité : nos enfants, notre avenir ». C’est la raison pour laquelle nous faisons ce que nous faisons chaque jour.

Nous voulons améliorer la vie de nos enfants et créer un monde où il y a un meilleur avenir et où nous ne devons pas nous battre tous les jours pour faire respecter nos droits humains, nos droits ancestraux, nos droits collectifs et nos droits issus de traités.

Notre Assemblée générale annuelle est toujours l’occasion de regarder les progrès que nous avons faits et de parler du travail qu’il nous reste à faire.
Au cours des dernières semaines j’ai passé beaucoup de temps à penser à ce que je voulais dire. Et il a été plus difficile que d’habitude d’exprimer ma pensée par des mots et de trouver les mots justes.

D’une certaine manière nous avons fait beaucoup de progrès au cours de l’année qui vient de s’écouler, mais il est également évident que nous avons encore beaucoup de défis à relever.

Je veux parler des progrès que nous avons réalisés et cela me prendra quelques minutes. Mais je tiens tout d’abord à souligner que nos pensées sont avec les nombreuses personnes qui ont été déplacées à cause des incendies en Colombie-Britannique. La bande indienne d’Ashcroft a vu toutes ses maisons brûler. J’exhorte les gouvernements du pays à s’occuper de cette nouvelle situation urgente.

Je vois des gens qui continuent à faire face à des difficultés lorsqu’ils essayent de changer les choses comme, par exemple, à Halifax où un groupe a essayé d’intimider des personnes au cours d’une manifestation pacifique organisée en opposition au maintien de la statue d’un homme ayant participé au génocide des Micmacs.

Je tiens à mentionner des noms que nous avons tous à l’esprit et dont je veux qu’on se souvienne lorsque nous travaillerons ensemble au cours des prochains jours et pendant l’année qui commence.

N’oublions pas des noms comme celui de Barbara Kentner, la jeune mère de Thunder Bay qui, alors qu’elle se promenait avec sa sœur, a été attaquée par quelqu’un qui, dans un geste de haine, lui a lancé une boule d’attelage de remorque.

Colton Boushie, un jeune homme d’à peine 22 ans, au début de sa vie d’adulte, sorti en balade pour une journée avec ses amis, a perdu la vie en allant demander de l’aide pour remplacer un pneu plat. Et nous nous souvenons tous comment les accusations portées contre le tueur a soulevé une horrible vague de messages racistes et haineux sur les réseaux sociaux.
Un autre nom est celui de Tammy Keeash, âgée de 17 ans, retrouvée morte il y a quelques semaines dans une rivière de Thunder Bay, un accident qui se produit avec une effrayante régularité dans cette communauté où plusieurs enfants des Premières Nations se sont noyés et où les familles attendent encore des réponses.

L’omniprésence du racisme et de la violence est très préoccupante.

Le 12 juillet, j’ai parcouru les rues du secteur North End de Winnipeg avec la patrouille Bear Clan, qui sillonne les rues le soir afin d’assurer la sécurité des gens et de leur quartier.
Il est triste de constater qu’il existe un problème de sécurité pour nos enfants et nos familles en de nombreux endroits.

Par conséquent, tout en nous efforçant de progresser dans plusieurs dossiers importants comme ceux de la salubrité de l’eau, de l’amélioration du logement, de l’éducation et de la santé, des droits ancestraux et issus de traités, de la conservation et de la revitalisation de nos langues, et de travailler sur de nombreux autres fronts importants, nous devons également mettre fin à ces terribles pertes de vie.

Je travaille à titre de Chef et, comme vous tous, je sais que nous sommes élus par nos gens pour défendre les droits de nos enfants et ceux des générations futures.

Tout enfant a le droit de vivre dans un foyer sécuritaire et sain, de grandir dans une société où il est traité avec dignité et respect et d’avoir les mêmes possibilités que les autres enfants.

Mon premier message ce matin s’adresse donc au Canada. Il faut que cessent le racisme, la discrimination et la pauvreté. Ces problèmes ne concernent pas seulement les Premières Nations.

Le racisme tue.

C’est aussi simple et tragique que cela. Il faut y mettre fin. Il est temps d’agir.

Ce sont des problèmes du Canada et nous devons travailler ensemble pour les résoudre. Nous devons jeter des ponts et trouver des solutions.

Les temps sont très difficiles pour nous en tant que dirigeants. Nous sommes témoins d’actes de racisme et de violence alarmants.

Et en même temps, nous sommes sur le point de voir des changements positifs sur certains fronts. L’engagement à changer les choses est important. Et nous devons voir l’engagement mener à l’action. Et l’action est ce qui importe pour nos peuples.

D’une certaine façon, nous sommes sur la bonne voie.

La preuve en est, entre autres, que nous avons maintenant un processus qui nous permet de rencontrer régulièrement les membres du Cabinet fédéral, y compris le premier ministre, afin de discuter des priorités des Premières Nations et de les évaluer, de planifier l’avenir et de faire des investissements adéquats.

Le Protocole d’entente entre l’Assemblée des Premières Nations et le Canada sur des priorités conjointes, que j’ai signé avec le premier ministre le 12 juin, fait partie de ce travail. Il souligne notre engagement à communiquer régulièrement avec les principaux décideurs et législateurs fédéraux afin que nous puissions apporter les changements nécessaires au respect des droits inhérents, des droits autochtones et des droits issus de traités.

Les réunions avec le Cabinet fédéral serviront à déterminer les enjeux essentiels et à trouver des solutions aux obstacles auxquels sont confrontés nos peuples.

Au cours de l’année qui s’est écoulée, nous avons aussi travaillé fort à l’établissement d’un processus conjoint d’examen des lois et des politiques fédérales pour nous assurer qu’elles respectent les droits des Premières Nations. Pour réaliser pleinement les droits issus des traités et les droits ancestraux des Premières Nations ainsi que leur titre autochtone et leur compétence (et nous ferons tout pour que cela se produise), il faudra réécrire les lois du Canada, rédigées pendant des décennies pour nous priver de nos droits.

Les lois C-38, C-45, C-51, C-27 et autres n’ont pas été écrites pour faire reconnaître nos droits et notre titre, mais sont plutôt axées sur leur extinction. Elles doivent changer. Les érudits, les aînés, les experts en politique publique et les meilleurs esprits juridiques des Premières Nations doivent faire partie de ce processus.

Ce sont nos concitoyens qui écriront les lois qui régiront nos propres Nations et nous devons aider le Canada à réviser les lois, les politiques et les procédures qui sont en conflit avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et avec la propre Constitution du Canada, notamment avec l’article 35, qui reconnaît les droits autochtones existants et les droits issus de traités.

Il y a un peu plus d’une semaine, la ministre Wilson-Raybould a publié ses dix principes destinés à guider ce travail et nous sommes en train de les évaluer et de les analyser. Nous la félicitons pour ce document qui constitue une approche pangouvernementale. Nous voulons nous assurer que le travail de révision des lois sera un processus conjoint respectueux.

En plus de la révision des lois, il doit y avoir un processus distinct et tout aussi important de réécriture des politiques, notamment de la politique sur les revendications particulières, de la politique sur les revendications globales, de la politique sur les ajouts aux réserves et de la politique sur le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale.

Toutes ces politiques sont basées sur l’extinction des droits et du titre et non pas sur leur reconnaissance. Il doit y avoir un processus et un plan pour que le travail de changement des politiques puisse se produire et ce travail, nous devons le faire ensemble.

Cette année, l’Assemblée des Premières Nations a fait un autre gros effort avant la présentation du budget fédéral. Nous avons rencontré le Soniyaw Okimaw, le « grand Chef argentier », le ministre des Finances. Chaque année, nous défendons les intérêts des Premières Nations pendant notre réunion avec Bill Morneau. C’est lui qui est responsable du budget fédéral. Mais le ministre Morneau rencontre en même temps tous les autres ministres pour discuter du budget de chacun. Nous les rencontrons donc également.

Nous avons rencontré la ministre Bennett pour parler d’investissements dans l’éducation, dans le logement, dans l’assainissement des eaux et dans l’exploitation et l’entretien des installations. Ensuite, nous avons rencontré Mme Philpott, ministre de la Santé, et nous lui avons posé des questions sur ses priorités : la santé mentale, les services de santé non assurés, le transport médical. Puis il y a eu Mme Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main d’œuvre et du Travail à propos de la garde d’enfants dans les réserves et d’autres programmes. En ce qui concerne les services de police et d’urgence, nous avons rencontré le ministre Ralph Goodale. Et pour la question des langues, nous avons parlé à Mme Joly.

Ce qui importe, c’est de persuader le grand Chef argentier, qui élabore le budget.

Cette année, le budget a prévu, en plus des 8,4 milliards de dollars du budget de 2016, 3,4 milliards de dollars étalés sur cinq ans pour répondre aux priorités des peuples autochtones et réduire l’écart socioéconomique des Premières Nations. Jusqu’à présent, cela fait un total de 11,6 milliards de dollars.

Les engagements budgétaires sont une mesure importante du progrès. Mais seuls, ils ne sont pas suffisants.

C’est pourquoi le Comité des Chefs sur les relations financières a travaillé tellement fort au cours de l’année passée pour établir des possibilités que les Premières Nations doivent envisager pour la création de nouvelles relations financières avec le gouvernement fédéral en vue d’obtenir un financement à long terme, prévisible et durable.

Il est tout simplement inacceptable d’attendre le milieu de l’exercice financier pour affecter les fonds et de les récupérer ensuite à la fin de l’exercice malgré les besoins urgents de nos peuples. Voilà pourquoi nous insistons pour que des changements soient apportés au système et que les ressources soient affectées aux Premières Nations, en temps et lieu.

J’ai le plaisir de vous dire que ce matin, une annonce sera faite avec la ministre Carolyn Bennett. Vous apprendrez comment les choses peuvent progresser d’un exercice financier à l’autre.

Nous travaillons également à la politique d’AANC en matière d’exploitation et de maintenance. Le gouvernement fédéral ne finance qu’une partie des coûts estimés des services gouvernementaux essentiels comme les services de protection contre les incendies et les services d’urgence, le traitement des eaux et l’approvisionnement en eau potable, ce qui force les Premières Nations à trouver le reste du financement ou à s’en passer.

C’est une politique épouvantable qui comporte de terribles risques. Nous le savons. AANC le sait. Mais nous avons maintenant une entente pour régler ce problème. C’est un autre pas important dans la bonne direction.

Nous continuerons à travailler pour nos enfants, nos familles et tous nos citoyens. Et j’utilise le terme de citoyen délibérément. Nous voulons reconstruire nos nations et cela veut dire qu’il faut abandonner le concept colonial de « membres » des Premières Nations pour adopter celui de « citoyens ». La citoyenneté est un autre domaine qui a reçu beaucoup d’attention au cours des derniers mois. Vous avez sûrement entendu parler de l’affaire Descheneaux.

En mai, le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones a entendu des témoignages sur le projet de loi S-3, Loi modifiant la Loi sur les Indiens (élimination des iniquités fondées sur le sexe en matière d’inscription).

L’Assemblée des Premières Nations a été très claire en indiquant qu’elle appuyait l’élimination de toutes formes de discrimination concernant le statut d’Indien et l’appartenance à une bande.

M’adressant au comité sénatorial, j’ai parlé du besoin de ressources financières supplémentaires devant nous permettre de fournir des services essentiels aux nouveaux inscrits. Il nous faudra plus d’argent dans le cadre du Programme des soins de santé non assurés et du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire d’AANC. J’ai également parlé du besoin de terres de réserve supplémentaires en raison du nombre accru de nouveaux citoyens. Enfin, j’ai prôné le principe de l’autorité des Premières Nations sur leur citoyenneté et leur identité.

La citoyenneté joue un rôle essentiel dans la gouvernance et l’identité d’une nation.

Vous me l’avez déjà entendu dire : nous ne devons pas attendre que le gouvernement agisse. Nous pouvons occuper ce champ de compétence, créer nos propres lois dans ce domaine et exercer notre pouvoir en matière de citoyenneté.

L’Assemblée des Premières Nations est ici pour vous appuyer. Nous avons produit un modèle de loi sur la citoyenneté, que les gouvernements des Premières Nations peuvent utiliser et adapter en fonction de leurs besoins.

Nous savons que si nous gardons le statut d’Indien en vertu de la Loi sur les Indiens il n’y aura plus d’Indiens inscrits dans 50 ans. C’est pourquoi nous devons sortir du cadre de cette loi.

Un autre domaine sur lequel nous nous sommes concentrés est celui du bien-être de l’enfance et des services aux familles.

Depuis 2007, l’Assemblée des Premières Nations fournit des fonds et des conseils juridiques pour le règlement d’une plainte déposée auprès du Tribunal canadien des droits de la personne. En collaboration avec la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations, nous continuons à nous battre pour mettre fin à la discrimination raciale exercée à l’égard de nos enfants et pour faire respecter le principe de Jordan.

Cette année marque le dixième anniversaire de cette plainte portée devant le Tribunal.

En mai, le Tribunal a estimé que le gouvernement avait une vision trop étroite dans l’application du Principe de Jordan. Il a réaffirmé que le Principe s’appliquait à tous les enfants des Premières Nations ayant besoin de soins, quel que soit leur lieu de résidence et il a établi des directives auxquelles le Canada doit se conformer et des échéances qu’il doit respecter pour ce faire.

Nous avons finalement obtenu gain de cause dans cette affaire, mais il est déplorable que nous ayons dû aller au Tribunal pour prouver que nos enfants étaient victimes de discrimination.

Et il est inconcevable et inacceptable que, malgré la décision du Tribunal et trois ordonnances d’exécution en notre faveur, le Canada n’ait toujours pas obtempéré. Il traîne les pieds en ce qui concerne la question des champs de compétence et n’a pas reconnu que les Premières Nations sont les mieux placées pour savoir ce dont nos enfants ont besoin pour s’épanouir.

La solution se trouve finalement dans la réaffirmation du pouvoir des Premières Nations sur les services d’aide à l’enfance et de leur compétence en ce qui concerne leurs enfants, quel que soit leur lieu de résidence.

En ce qui concerne la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le Canada a exprimé son engagement inconditionnel à cet égard en 2016. Mais les déclarations faites par le gouvernement précédent en 2014 indiquant ses objections à l’égard du consentement libre, préalable et éclairé étaient toujours dans les dossiers.

Au mois de mai de cette année, à notre demande, la ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett, a officiellement inscrit le Canada aux Nations Unies comme étant pleinement engagé envers la norme de consentement libre, préalable et éclairé exprimée dans la Déclaration des Nations Unies.

Sa déclaration a été bien accueillie. La prochaine étape consiste à travailler ensemble à l’établissement d’un plan d’action national pour la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies, notamment par l’élaboration conjointe d’un cadre législatif destiné à favoriser l’application totale de la Déclaration.

Un autre domaine important est celui des langues. L’Assemblée des Premières Nations a fait pression sur le premier ministre et ses collègues du gouvernement pour qu’ils prennent des mesures concernant les résolutions de l’APN et les Appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) qui demandent une loi fédérale qui assurerait une base de financement stable pour la restauration, la revitalisation, la protection et le maintien des langues autochtones. J’ai toujours dit que nos langues devaient être considérées comme des trésors nationaux du Canada.

Le mois passé, j’ai participé à une annonce conjointe avec la ministre fédérale du Patrimoine canadien, l’honorable Mélanie Joly, concernant l’élaboration conjointe d’une loi sur les langues autochtones. Nous travaillerons en collaboration avec son ministère et nous insisterons pour que la loi reconnaisse le statut spécial des langues des Premières Nations à titre de langues d’origine des terres de notre pays.

Il y a plus de 58 langues autochtones distinctes et aucune n’est considérée comme étant en sécurité.

La reconnaissance, la promotion et la restauration des langues des Premières Nations sont essentielles à l’autodétermination. Les langues sont essentielles aux cultures de nos nations et sont inscrites au cœur de nos chansons, de nos histoires et de nos cérémonies.

Les langues jouent un rôle vital dans notre droit à l’autodétermination. En tant que peuples autochtones, nous avons nos propres terres, nos propres lois, nos propres langues, nos propres citoyens et nos propres formes de gouvernement, cinq éléments qui sont reconnus internationalement pour le droit à l’autodétermination.

Nos langues sont fondamentales dans l’autodétermination. Lorsque qu’on vous demande pourquoi nous avons besoin d’une loi sur les langues, il faut répondre que nous avons besoin d’une loi qui exige un financement pour revitaliser et préserver nos langues. Ce financement doit être obligatoire et ne peut être abandonné pour un caprice.

Nous travaillons pour que la loi soit rédigée et présentée au Parlement l’année prochaine et adoptée par le Parlement avant les prochaines élections fédérales. Et nous réussirons!

Je voudrais parler maintenant de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Des familles qui sont dans l’attente depuis des décennies attendent toujours. Nous partageons leurs préoccupations.

L’Assemblée des Premières Nations a offert son aide à l’Enquête à plusieurs reprises parce que le travail est tellement important et que nous voulons que cette enquête soit une réussite pour les familles. Nous avons invité les commissaires à s’adresser à cette assemblée et nous sommes heureux que deux d’entre eux, Michèle Audette et Brian Eyolfson, puissent se joindre à nous.

Nous voulions les inviter ici parce que beaucoup de personnes parmi vous – femmes, chefs, aînés et jeunes – sont directement concernées par cette enquête. Trop de personnes ont perdu des êtres chers : grands-mères, mères, tantes, sœurs, cousines, amies. L’Enquête n’est pas simplement une affaire de politique pour nous; elle touche nos familles.

Nous devons appuyer le travail des commissaires et de leur personnel. Nous devons prier avec eux, les soutenir, les aider. Et il n’y a pas de moyen plus puissant que nos prières et nos cérémonies pour les aider.

Oui, nous voulons nous assurer que les familles ne sont pas oubliées. Les familles doivent être au premier plan et au centre du processus. Oui, nous voulons contribuer à améliorer les communications. Et c’est pour cela que les commissaires sont ici.

Le travail de l’enquête est tellement important. Il faut que cette enquête soit une réussite et nous continuerons à y apporter notre soutien.

Agir, voilà notre mot d’ordre, notre objectif.

Nous voulons que des actions soient entreprises dans tous les dossiers qui touchent les droits ou le bien-être des Premières Nations, qu’il s’agisse des langues, de l’environnement, des changements climatiques, du logement, des soins de santé, du traitement des eaux, de l’éducation, de la santé mentale, de la justice, des services de police, des services de prévention des incendies, des droits des Premières Nations.

Avant de conclure, je voudrais retourner à notre thème « Notre priorité : nos enfants ».

Je ne peux ouvrir cette assemblée sans parler des pertes que nous avons tous pleurées lorsque des jeunes ont choisi de mettre fin eux-mêmes à leur vie.

Nous pleurons et nous sommes en colère lorsque les statistiques nous apprennent que la principale cause de décès pour une personne des Premières Nations âgée de moins de 44 ans est le suicide. Je ne pense pas qu’il y ait qui que ce soit parmi nous qui ait totalement échappé au choc de la perte d’un être cher, d’un parent, d’un ami ou d’une connaissance par le suicide.

Nous savons que les solutions doivent venir de nos nations elles-mêmes.

En tant que dirigeants, nous ne pouvons pas avoir peur de parler de ce qui arrive à nos enfants et à nos familles. Nous n’en connaissons que trop bien les causes.

Les effets intergénérationnels des pensionnats indiens, la colonisation et la perte de contrôle de nos gouvernements et de nos vies, la violence latérale, la dépression, l’abus de drogues pour anesthésier la douleur, la perte, les sévices physiques, sexuels, émotionnels, l’inceste…

Les mots sont horribles, mais ne nous ne pouvons pas avoir peur d’en parler. Et nous ne pouvons pas avoir peur d’écouter quelqu’un qui les utilise.

Nous devons créer des endroits sécuritaires pour ceux qui veulent se libérer des abus commis à l’école, dans la communauté ou dans le milieu familial.

Nos enfants payent de leur vie des décennies de violation des droits de la personne, d’oppression, de négligence et d’abus, de perte de culture, de perte de langues, de perte d’espoir.

Nous demandons au gouvernement fédéral de travailler en plus étroite collaboration avec les Premières Nations et avec les dirigeants des Premières Nations à une recherche de solutions menée par les Premières Nations, non seulement sur le plan du soutien à la santé mentale mais aussi en matière d’infrastructures et de services communautaires de telle sorte que nos enfants et nos jeunes vivent dans des endroits dont ils sont fiers et où ils peuvent être ce qu’ils sont.

En tant que dirigeants, nous pouvons rassembler les gens. Et nous pouvons aider à favoriser la guérison pour nous-mêmes, pour nos enfants et pour les générations futures en mettant les jeunes en contact avec leurs langues, leurs cultures et leurs cérémonies et en les faisant retourner à la terre.

Et pour nos jeunes, vous avez de l’importance. Vous êtes aimés. Vous êtes importants. Vous êtes spéciaux et vous avez des dons que le Créateur vous a donnés.

Tous les jeunes ont besoin d’espoir. Et j’ai été témoin de cet espoir la semaine passée, aux Jeux autochtones de l’Amérique du Nord. Les jeunes remplis d’énergie et de fierté ont non seulement montré leurs talents dans les sports, la culture et les loisirs, mais ont aussi noué des relations. Plus de 5 000 athlètes ont exprimé leur fierté de jeunes des Premières Nations.

Je félicite les chefs de mission, les organisateurs, les nations hôtes, les parents et plus particulièrement les jeunes qui ont représenté avec honneur et dignité leurs Premières Nations dans le sport et l’amitié. Et je félicite le territoire qui a gagné les Jeux : la Colombie-Britannique.

Cet événement fut une démonstration de la force et de l’endurance des Autochtones qui a captivé le continent.

Pour conclure, je mentionnerai l’anniversaire que le Canada a célébré il y a quelques semaines. Nous y avons participé à titre de peuples des Premières Nations, pas tellement pour célébrer l’anniversaire, mais plutôt pour reconnaître que, malgré le génocide des pensionnats indiens, malgré la colonisation, l’oppression et le contrôle de la Loi sur les Indiens, nous sommes toujours ici en tant qu’Autochtones.

Et nous devenons de plus en plus forts.

Et dans ce qui est actuellement le Canada, la meilleure histoire reste encore à écrire. Ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui écriront l’histoire des 150 prochaines années.

Je me réjouis d’échanger avec vous pendant cette assemblée.

J’apprécie votre sagesse et vos conseils.
Kinanāskomitin.

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Roy WhiteduckAssemblée des Premières Nations Chef national Perry Bellegarde – Discours d’ouverture Assemblée générale annuelle de l’APN

Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, félicite le nouveau Grand Chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba

on Juillet 20, 2017

Le 19 juillet 2017

(Ottawa) – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, a félicité le nouveau Grand Chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba, Arlen Dumas, qui a été élu aujourd’hui par les Chefs du Manitoba dans la Nation crie Nischawayasihk.

« Au nom de l’APN et de mes collègues du Comité exécutif national de l’APN, j’adresse mes sincères félicitations à Arlen Dumas qui occupera le nouveau poste de Grand Chef », a déclaré le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde. « Les Chefs du Manitoba font toujours un travail exceptionnel afin d’élaborer des solutions et de nouvelles stratégies pour notre peuple. Je sais que le Grand Chef Arlen Dumas poursuivra cette fière tradition. Je suis impatient de le voir exercer son leadership et appuyer les peuples des Premières Nations du Manitoba. Je soutiens également toutes ces personnes qui ont soumis leur candidature dans l’intérêt supérieur de nos actions et de notre mobilisation à l’égard de tous nos citoyens et de l’avenir de nos enfants. » 

« J’aimerais remercier l’ancien Grand Chef Nepinak de l’Assemblée des Chefs du Manitoba pour tout son travail et sa position ferme à l’égard de nos droits et de nos Traités. Je lui souhaite la meilleure des chances dans ses projets à venir », a jouté le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde.

 

L’Assemblée des Premières Nations est un organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations du Canada. Suivez l’APN sur Twitter @AFN_Updates. 

 

― 30 ― 

Renseignements :

Jamie Monastyrski
Attaché de presse, bureau du Chef national
613 241-6789, poste 222
343 540-6179 (cellulaire)
jamiem@afn.ca 

Alain Garon
Agent de communications bilingue APN
613 241-6789, poste 382
613 292-0857 (cellulaire)
agaron@afn.ca 

Michael Hutchinson
Agent de communication
613 241-6789, poste 254
613 299-6330 (cellulaire)
mhutchinson@afn.ca

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jordyLe Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, félicite le nouveau Grand Chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba

Déclaration du Chef national de l’APN, Perry Bellegarde sur les feux de forêt en Colombie-Britannique

on Juillet 20, 2017

le 18 juill. 2017

OTTAWA – Aujourd’hui, Perry Bellegarde, le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), a fait la déclaration suivante sur les feux de forêt touchant les Premières Nations et de nombreux habitants de la Colombie-Britannique. En date du 17 juillet, environ 40 000 personnes ont été déplacées et 20 Premières Nations en Colombie-Britannique sont touchées par les feux. 

« Nous soulignons la force, la résilience, et, dans certains cas, le traumatisme que peuvent ressentir les familles du fait de devoir quitter leur maison pour se mettre en sécurité », a déclaré le Chef national Perry Bellegarde. « Nous transmettons notre sincère reconnaissance aux pompiers, aux premiers répondants et aux nombreux volontaires et donateurs qui se sont ralliés à travers le Canada pour venir en aide aux habitants de la Colombie-Britannique. » 

Le Chef national Perry Bellegarde a affirmé l’importance de poursuivre les pratiques de contrôle des incendies pour contribuer à éviter les incendies d’une ampleur telle qu’on a pu la voir en Colombie-Britannique, en Alberta et en Californie ces dernières années : « Nous avons entendu, de nos communautés de l’Okanagan, leur passé de gardien du feu, et nous devons honorer ces rôles et ces traditions transmises de génération en génération. Nous saluons le leadership dont ont fait preuve les Premières Nations et le soutien de l’Autorité sanitaire des Premières Nations et de la First Nations’ Emergency Services Society de la Colombie-Britannique en ces temps très difficiles. Nous prions pour la protection et la sécurité de toutes les personnes touchées par les feux. » 

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Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde affirme que l’APN s’attend à une pleine intégration aux Tables intergouvernementales

on Juillet 20, 2017

le 17 juill. 2017

TORONTO – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde a fait part de sa forte désapprobation aujourd’hui aux tentatives visant à mettre sur la touche l’APN et de l’éloigner des Tables intergouvernementales fédérale, provinciales et territoriales, et de la réunion du Conseil de la fédération de 2017, prévues les 18 et 19 juillet, à Edmonton.

« L’APN représente les gouvernements des Premières Nations, les détenteurs de droits, et toute discussion des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux peut avoir des incidences sur les peuples des Premières Nations et les droits des Premières Nations », a déclaré le Chef national Perry Bellegarde. « Nous ne sommes pas juste un autre groupe d’intérêt spécial. Un processus efficace de participation intergouvernementale doit prendre en compte notre statut en vertu de la Constitution et de la loi internationale de peuples et de nations dotés de droits inhérents, de titres et de compétences. Les Premières Nations ne tolèreront pas une approche irrespectueuse et basée sur l’exclusion. »

Le Chef national Perry Bellegarde, le président Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), Natan Obed, et le président de la Nation métisse (RNM), Clément Chartier ont tenu une conférence de presse aujourd’hui, faisant ainsi preuve de leur préoccupation commune quant à la participation entière et effective des peuples autochtones aux Tables intergouvernementales fédérale, provinciales et territoriales, et à la réunion du Conseil de la fédération, les 18 et 19 juillet, à Edmonton, en Alberta. Les dirigeants des trois organisations autochtones nationales ont choisi de ne pas participer à la réunion du fait de gestes rétrogrades de certains membres du Conseil de la fédération pour minimiser et marginaliser la participation des chefs des peuples autochtones.

« La tendance devrait aller à l’inclusion respectueuse », a déclaré le Chef national Perry Bellegarde. « Nous savons que certaines provinces et certains territoires sont impatients d’échanger de manière efficace avec les dirigeants des Premières Nations aux Tables intergouvernementales. Le gouvernement fédéral a mis en place des mesures importantes pour inclure davantage les Premières Nations. Ma préférence est de faire participer l’ensemble des chefs régionaux de l’APN à ces réunions, et nous continuerons de faire pression pour une inclusion entière et efficace. »

Dans une lettre au premier ministre du Yukon Sandy Silver et à la première ministre de l’Alberta Rachel Notley, envoyée le 12 juillet 2017, le Chef national Perry Bellegarde a fait part de ses préoccupations et a proposé que le Conseil de la fédération invite aux réunions annuelles le Chef national en exercice de l’APN et le Comité exécutif national de l’APN.

Il a déclaré dans la lettre : « Une discussion poussée est nécessaire et je propose qu’elle ait lieu le matin du 18 juillet au cours de notre réunion officielle. Cela nous donnera l’occasion de faire entendre notre point de vue sur la collaboration intergouvernementale efficace et l’établissement de relations. »

Les 13 dirigeants provinciaux et territoriaux du Canada sont membres du Conseil de la fédération. Établi en 2003, le Conseil de la fédération permet aux premiers ministres et aux dirigeants territoriaux de travailler en collaboration et de consolider la Fédération canadienne en favorisant une relation constructive entre les provinces, les territoires et le gouvernement fédéral.

L’Assemblée des Premières Nations est un organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations du Canada. Suivez l’APN sur Twitter @AFN_Updates.

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Renseignements :

Jamie Monastyrski,
Attaché de presse, bureau du Chef national,
613 241-6789, poste 222,
343 540-6179 (cellulaire),
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Michael Hutchinson,
Agent de communication,
613 241-6789, poste 254,
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Alain Garon,
Agent de communications bilingue,
Tél. : 613 241-6789, poste 382,
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jordyLe Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde affirme que l’APN s’attend à une pleine intégration aux Tables intergouvernementales

Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, se dit impatient de travailler avec la nouvelle gouverneure générale du Canada

on Juillet 16, 2017

Le 13 juillet 2017

(Ottawa) – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde félicite Julie Payette et lui souhaite la bienvenue dans son rôle en tant que nouvelle gouverneure générale du Canada.

« Je souhaite la bienvenue à notre nouvelle gouverneure générale, et, à titre de représentante de la Couronne, je suis impatient de la rencontrer pour discuter des relations avec les Premières Nations », a déclaré le Chef national Perry Bellegarde. « La barre est haute pour Julie Payette, compte tenu des efforts soutenus menés par les derniers gouverneurs généraux à bâtir des relations étroites avec les peuples des Premières Nations, mais elle a des antécédents et une expérience impressionnants, et nous avons hâte de poursuivre cette relation positive. Je voudrais souligner la collaboration et l’engagement du gouverneur général David Johnston et je lui souhaite la meilleure des chances dans ses futures entreprises. Certains avaient appelé à la nomination d’un gouverneur général issu des peuples autochtones, et, même si cela pourrait arriver de notre vivant, nous savons que quiconque occupe ce poste a le devoir de préserver l’honneur de la Couronne dans l’ensemble de leur travail, et cela inclut la longue relation avec les Premières Nations. »

Le Chef national Perry Bellegarde communiquera avec Rideau Hall pour souhaiter la bienvenue à la nouvelle gouverneure générale et pour organiser une rencontre après son assermentation et son entrée officielle en fonction.

 

L’Assemblée des Premières Nations est un organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations du Canada. Suivez l’APN sur Twitter @AFN_Updates. 

 

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Déclaration de Perry Bellegarde, Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, sur la démission d’une des commissaires de son poste au sein de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

on Juillet 16, 2017

Le 11 juillet 2017

(Ottawa, ON) – Perry Bellegarde, Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, a émis la déclaration suivante, aujourd’hui, au sujet de la démission de la commissaire Marilyn Poitras de son poste au sein de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, annoncée dans une lettre hier, et entrant en vigueur le 15 juillet 2017 : 

« Nos premières pensées vont aux familles de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées, à la manière dont cela les touche et dont cela affecte leur cheminement vers la guérison et la justice », a déclaré le Chef national Perry Bellegarde. « Cette démission nous inquiète beaucoup, car le travail de l’Enquête nationale est trop important, et nous voulons la voir aboutir pour les familles. L’APN a offert à maintes reprises d’aider l’Enquête à entrer en relation avec toutes les personnes touchées par cette tragédie, parce qu’une approche axée sur la famille est essentielle au succès de l’Enquête. Dans le cadre de cet effort, nous avons invité les commissaires à intervenir au cours de l’Assemblée générale annuelle de l’APN qui approche, et à nous faire part de l’information disponible; nous anticipons une réponse positive. Nombre des personnes réunies à l’Assemblée, que ce soit des aînés, des jeunes, des femmes ou des dirigeants, ont été directement touchées par ce problème et seront reconnaissantes de recevoir cette information. Nous regrettons cette démission, mais nous remercions Marilyn Poitras pour sa contribution. » 

L’agenda de la 38e Assemblée générale annuelle de l’APN est en cours de confirmation. L’Assemblée générale annuelle de l’APN se tiendra à Regina, en Saskatchewan, du 25 au 27 juillet, à l’Evraz Place. Vous trouverez plus de renseignements sur le site Web de l’APN, à l’adresse www.afn.ca

 

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L’Assemblée des Premières Nations lance une ressource numérique pour les enseignants, la trousse éducative It’s Our Time sur les Premières Nations, sur iTunes U

on Juillet 16, 2017

Le 28 juin 2017

(Ottawa, ON) – La ressource éducative numérique It’s Our Time (en anglais) de l’Assemblée des Premières Nations, une trousse éducative sur les Premières Nations, est maintenant accessible sur iTunes U. La trousse gratuite et téléchargeable pour iPad est une ressource destinée aux enseignants et elle leur offre des outils éducatifs accessibles, pratiques et pertinents sur le plan culturel, au sujet de la culture et de l’histoire des Premières Nations.

« L’éducation est essentielle à la réconciliation parce qu’elle permet de créer des liens fondés sur la compréhension », a déclaré Perry Bellegarde, Chef national de l’APN. « La trousse éducative It’s Our Time sur les Premières Nations contribuera à augmenter le savoir-faire culturel et la compréhension des droits, des histoires et des cultures des Premières Nations, et ce, du point de vue des Premières Nations. La Commission de vérité et réconciliation a demandé à ce que l’éducation soit aux premières loges de l’effort de réconciliation du Canada et cette trousse procure aux apprenants, aux enseignants, aux écoles, aux institutions et à la population canadienne, qu’ils soient membres ou non des Premières Nations, une ressource qui favorise un esprit de collaboration, de compréhension et surtout, d’action. »

Les écoles et les enseignants partout au Canada peuvent utiliser la trousse sur iPad pour stimuler l’intérêt et encourager l’action. Elle est accessible sur iTunes U et à la boutique iBooks.

« L’un de nos objectifs consiste à militer pour obtenir des programmes éducatifs qui permettent aux enseignants d’intégrer à leur programme un contenu autochtone exact, approprié et qui tient compte des différences culturelles », a indiqué Floyd Martens, président, Association canadienne des commissions/conseils scolaires.  « Nous sommes heureux d’être en mesure de promouvoir la nouvelle trousse éducative It’s Our Time sur les Premières Nations au sein de nos commissions et conseils scolaires, dans l’espoir que cette précieuse ressource nous permette de favoriser un esprit d’éducation visant la réconciliation. »

L’Association canadienne d’éducation et la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants reconnaissent également les mérites de la trousse.

« L’Association canadienne d’éducation félicite l’APN d’avoir élaboré la trousse éducative It’s Our Time sur les Premières Nations. Cet ensemble exhaustif de ressources contribuera à soutenir des milliers d’enseignants autochtones et non autochtones partout au Canada qui éprouvent actuellement des difficultés à intégrer les apprentissages sur les connaissances, perspectives et visions du monde des Autochtones dans leur salle de classe », a ajouté Roger Paul, président de l’Association canadienne d’éducation.

« J’aimerais féliciter l’APN d’avoir élaboré cette trousse précieuse et complète sur les Premières Nations », a déclaré Heather Smith, présidente, Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants. « Cette référence indispensable pour les écoles et les commissions scolaires partout au pays deviendra un catalyseur qui favorisera l’amélioration de l’apprentissage et de la compréhension. » 

Le Chef régional de la Saskatchewan, Bobby Cameron, est responsable du dossier de l’éducation à l’APN.

« Il est important que les enseignants disposent d’outils permettant que leurs leçons atteignent l’objectif visant à améliorer la relation entre le Canada et les Premières Nations. L’éducation sur l’histoire et la culture en est un élément essentiel », a déclaré le Chef régional, Bobby Cameron. « L’éducation est un processus d’apprentissage qui dure toute la vie et il s’agit de l’un de nos droits inhérents conférés par traité. Je suis impatient de voir les enseignants utiliser la trousse It’s Our Time dans ma région et partout au Canada. »

La trousse, accessible sur iTunes U, comprend 21 modules. L’APN travaille actuellement avec l’entreprise de technologie éducative Ebou Learning afin d’enrichir chaque module au moyen de six manuels interactifs :

  • Savoir-faire culturel
  • Modèle d’apprentissage holistique à vie des Premières Nations
  • Liste de vérification des indicateurs de rendement des Premières Nations
  • Exercice des couvertures KAIROS
  • Pensionnat
  • Modèles de rôle

L’APN continuera d’élaborer du matériel numérique à la fois interactif et intéressant pour les modules restants. Les ressources et le matériel d’apprentissage peuvent être utilisés à tous les niveaux scolaires et par tous les enseignants, mais ils visent surtout à soutenir les élèves de la 7e à la 10e année au cours de ces importantes années de transition.

La trousse peut être téléchargée à l’adresse suivante : https://education.afn.ca/toolkit 

La trousse éducative It’s Our Time de l’APN sur iTunes U est accessible gratuitement, exclusivement sur iTunes à l’adresse : https://itunes.apple.com/ca/course/its-our-time-afn-education-tool-kit/id1199604596

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Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, devient le premier chef national de l’APN à participer au 37e défilé annuel de la Fierté à Toronto

on Juillet 16, 2017

Le 23 juin 2017

(Ottawa, ON) – Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, a déclaré aujourd’hui qu’il était honoré d’accepter une invitation à participer au 37e défilé annuel de la Fierté à Toronto le 25 juin, et qu’il était impatient de devenir le premier chef national de l’APN à prendre part au défilé.

« Les activités liées au défilé annuel de la Fierté et au mois de la Fierté à Toronto constituent d’excellentes occasions de célébrer la diversité et le respect à l’égard des individus LGBTQ2E tout au long de l’histoire et aujourd’hui », a déclaré le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde. « Nous avons besoin d’obtenir plus de soutien pour la communauté LGBTQ2E partout au Canada et au sein des communautés autochtones. Nous devons en faire plus afin de veiller à ce que les jeunes et adultes LGBTQ2E soient optimistes face à leur avenir, qu’ils se sentent accueillis dans leurs communautés et qu’ils sachent qu’ils sont acceptés et estimés. »

Avant les premiers contacts avec les Européens, le peuple aux Deux esprits était appelé le peuple Doué. Dotés d’un esprit tant masculin que féminin, ces individus étaient considérés comme ayant bénéficié d’une intervention surnaturelle prenant la forme de rêves et de visions. Ayant établi un équilibre entre les énergies masculine et féminine, ils ont rétabli l’harmonie grâce à leurs rôles à titre de conseillers matrimoniaux, de médiateurs, de parents adoptifs, de soignants et de guérisseurs.

La dernière année a été jalonnée de plusieurs étapes importantes pour les individus LGBTQ2S des Premières Nations. Au printemps dernier, la ville de Winnipeg a organisé le pow-wow des Deux esprits, une première dans les 30 ans d’existence de la Fierté à Winnipeg. De plus, la Première Nation de Beardy et d’Okemasis, en Saskatchewan, a organisé un festival des Deux esprits qui comprenait une cérémonie de lever du drapeau de la Fierté et un défilé.

Selon l’Organisation nationale de la santé autochtone, un rapport récent révélait que les membres du peuple aux Deux esprits étaient plus susceptibles d’être victimes de violence que les hétérosexuels des Premières Nations. Ils sont deux fois plus susceptibles d’être victimes de toutes les formes d’agressions que les personnes LGBT dans la population générale. 

Cette année marque le 37e anniversaire des activités liées à la fierté et le deuxième mois de la Fierté à Toronto. Le thème de l’événement de cette année porte sur les avantages que les personnes LGBTQ2E apportent à leur collectivité, à leur pays, à leurs industries, à leurs entreprises et à leurs familles. Le mois de la Fierté a été lancé le 1er juin et il comporte une programmation et des activités se déroulant partout dans la ville et ayant pour point culminant le défilé annuel de la Fierté, le 25 juin. Le défilé de l’an dernier était le plus important à ce jour et, dans le cadre de cet événement, des milliers de Canadiens ont regardé le premier chef du gouvernement canadien en exercice à participer au défilé de la Fierté à Toronto. On estime que cette année, plus de 200 organisations prendront part au défilé de la Fierté, le plus important en Amérique du Nord.

 

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BULLETIN DU CHEF NATIONAL Juin 2017 – Mise à jour : Séances de mobilisation sur la Loi sur la salubrité de l’eau potable des Premières Nations

on Juillet 16, 2017

Annonce de séances de mobilisation par Affaires autochtones et du Nord Canada

La Loi sur la salubrité de l’eau potable des Premières Nations (LSEPPN) est entrée en vigueur le 1er novembre 2013. L’objectif de cette Loi est de permettre au gouvernement d’élaborer des règlements fédéraux contraignants pour garantir l’accès à de l’eau potable salubre, saine et fiable, le traitement efficace des eaux usées et la protection des sources d’eau potable sur les terres des Premières Nations.

Le 29 mai 2017, AANC a publiquement annoncé sur son site Web la tenue prochaine de séances de mobilisation dans le cadre d’un examen de la Loi.

Sur sa page Web consacrée à la mobilisation concernant la LSEPPN, AANC a indiqué que des séances débuteraient le 20 juin 2017 et comprendraient des rencontres nationales et régionales, tout d’abord à Prince George le 20 juin, puis à Vancouver le 22 juin. Les dates et lieux des séances suivantes seront communiqués dès que ces informations seront rendues publiques.

Dans une lettre à la ministre d’AANC, Carolyn Bennett, j’ai fait part au gouvernement des préoccupations de l’APN à propos de l’échéancier serré pour cette mobilisation, ainsi que du besoin de changer la démarche du gouvernement en ce qui concerne ses initiatives d’élaboration des lois, notamment à la lumière de l’engagement du premier ministre Trudeau envers un examen conjoint des lois et des politiques avec les Premières Nations. J’ai souligné à la ministre Bennett qu’une occasion s’offrait pour que le ministère travaille en collaboration avec les Premières Nations en vue de co-rédiger une loi appropriée. Cependant, une loi et des règlements ne suffiront pas. Un financement substantiel doit être alloué aux Premières Nations pour pallier adéquatement le sous-financement et garantir des fonds suffisants pour assurer l’exploitation et l’entretien des installations de traitement de l’eau potable.

Selon l’approche régionale en matière de mobilisation préconisée par AANC et affichée sur son site Web, l’examen se déroulera par l’entremise de séances de mobilisation région par région, chacune de ces séances étant conçue par AANC, avec la participation d’une organisation dirigeante des Premières Nations et de Santé Canada.

Les objectifs de ces séances seront de recueillir l’opinion des Premières Nations, les points à prendre en compte ainsi que des réflexions à propos de la Loi actuelle, et de déterminer conjointement la procédure à suivre pour l’examen de la Loi.

Le but du gouvernement est de se donner les moyens d’élaborer de nouveaux règlements et de nouvelles normes, mais il n’alloue pas aux Premières Nations les ressources qui leur permettraient de s’y conformer. La préoccupation qui demeure est que, sans financement, les Premières Nations pourraient faire face à des mesures punitives pour non respect des règlements.

La Loi a suscité de nombreuses critiques de la part des Premières Nations dans tout le Canada, et elle a été vivement dénoncée pour son manque de mobilisation et de consultation avec les Premières Nations, d’abord avec le projet de loi S-11, puis avec le projet de loi S-8.

Le gouvernement fédéral doit travailler avec les Premières Nations, les organisations régionales et visées par des traités à l’élaboration de règlements qui ont une incidence sur la gestion de nos ressources, ainsi que sur la santé et la sécurité de nos citoyens.

Par la voie de la résolution no 76/2015, l’APN a le mandat de défendre l’abrogation de la Loi. Conformément à cette résolution, je vais continuer d’exercer des pressions sur le gouvernement pour cette abrogation et pour l’élaboration conjointe d’une loi en remplacement de politiques imposées unilatéralement, ainsi que pour le respect de la norme de consentement préalable, libre et éclairé formulée dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

(L’article 19 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones se lit comme suit : Les États se concertent et coopèrent de bonne foi avec les peuples autochtones intéressés – par l’intermédiaire de leurs propres institutions représentatives – avant d’adopter et d’appliquer des mesures législatives ou administratives susceptibles de concerner les peuples autochtones, afin d’obtenir leur consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause.)

Kinanâskomitin,

Perry Bellegarde
Chef national 

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BULLETIN DU CHEF NATIONAL Juin 2017 – Annonce d’une initiative en vue d’élaborer une Loi sur les langues autochtones

on Juillet 16, 2017

Le 15 juin, j’ai pris part avec la ministre fédérale du Patrimoine canadien, l’honorable Mélanie Joly, à l’annonce de l’élaboration conjointe d’une Loi sur les langues autochtones, dans le but de revitaliser, préserver, protéger et maintenir les langues autochtones. 

Depuis plusieurs années, les Premières Nations font pression afin que des mesures soient prises pour soutenir, promouvoir et renforcer nos langues, les premières langues de cette terre. Les langues représentent la culture. Les langues représentent l’identité. Les langues sont au cœur de nos chants, de nos récits et de nos cérémonies. Les langues sont fondamentales à l’autodétermination. Revitaliser nos langues est essentiel pour la réconciliation. La reconnaissance, la promotion et le rétablissement des langues des Premières Nations non seulement renforceront nos nations, mais enrichiront le pays tout entier. 

C’est la raison pour laquelle nous avons salué l’annonce du premier ministre Trudeau qui, lors de notre Assemblée extraordinaire des Chefs de décembre 2016, a pris l’engagement de « promulguer une Loi sur les langues autochtones, conçue de façon conjointe avec les peuples autochtones, dans le but de préserver, de protéger et de revitaliser les langues des Premières Nations, des Métis et des Inuits dans ce pays. » Lorsqu’un pays reconnaît officiellement ses premières langues et en favorise le rétablissement, ces langues deviennent plus fortes. Lorsque nos langues deviennent plus fortes, nous devenons plus forts. 

Le 15 juin a été le jour où il a officiellement été annoncé que l’APN allait s’engager avec les Premières Nations à travailler à l’élaboration d’une loi pour « revitaliser, rétablir, préserver, protéger, maintenir et promouvoir » les langues des Premières Nations. La contribution des ardents défenseurs, des éducateurs, des aînés et des citoyens des Premières Nations de tout le pays sera essentielle dans le cadre de l’élaboration de cette loi. 

Notre participation est fondée sur certains principes clés qui guideront cette initiative. 

L’un de ces principes est que ce travail doit s’appuyer à toutes les étapes sur la participation et les conseils des Premières Nations. Nous allons tenir plusieurs séances de mobilisation, et la première se tiendra les 22 et 23 juin à Vancouver à l’intention des Premières Nations de la Colombie-Britannique et du Yukon. Le lundi 24 juillet, une autre séance se tiendra à Regina (Saskatchewan) avant notre prochaine Assemblée générale annuelle. D’autres séances seront organisées à l’automne 2017 dans toutes les régions. Nous vous tiendrons informés de toutes les dates prévues. 

Nous maintenons que ce travail doit reposer sur une approche tenant compte des distinctions. Conformément à l’engagement pris en vue d’une Loi sur les langues autochtones, le Ralliement national des Métis et l’Inuit Tapiriit Kanatami étaient représentés lors de l’annonce, mais chaque organisation supervisera la participation et la contribution de ses propres citoyens. Nous savons que nous devons préconiser une approche propre à nos Premières Nations pour refléter nos points de vue, nos priorités et nos langues, qui sont uniques. Nous étudions plusieurs options afin de nous assurer que la loi illustre bien cette approche fondée sur les distinctions. 

Ce travail sera guidé par la reconnaissance de ce que les gouvernements des Premières Nations sont investis de la compétence en ce qui concerne nos langues. Toute loi reconnaîtra les droits et les compétences des Premières Nations en matière de langues. Elle reconnaîtra que les langues sont essentielles à l’autodétermination. Elle reconnaîtra que les droits en matière de langues sont des droits inhérents. La loi, entre autres dispositions, stipulera et affirmera le droit des Premières Nations de revitaliser, utiliser, développer et transmettre leurs langues aux générations futures, y compris par le contrôle de leurs systèmes et institutions en matière d’éducation. 

Nous sommes impatients de recueillir vos idées et vos points de vue à propos de cette importante initiative. 

Plus de 58 langues autochtones distinctes et plus de 90 langues et dialectes distincts sont parlés sur l’Île de la Tortue. Aucune de ces langues autochtones n’est reconnue comme étant à l’abri de disparaître. Le travail que nous accomplissons, combiné aux nombreux autres efforts que nous et toutes les Premières Nations déployons pour soutenir et renforcer nos langues, feront en sorte qu’elles survivent et s’épanouissent. 

Ce travail constituera pour nos enfants un héritage durable.

 

Kinanâskomitin, 

Perry Bellegarde
Chef national

 


Déclaration commune concernant le début, le 15 juin, de la préparation en commun d’une loi sur les langues des Premières Nations, des Inuits, et des Métis

https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/nouvelles/2017/06/declaration_communeconcernantledebutle15juindelapreparationencom.html

 

Déclaration commune concernant le début, le 15 juin, de la préparation en commun d’une loi sur les langues des Premières Nations, des Inuits, et des Métis 

 

https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/nouvelles/2017/06/declaration_communeconcernantledebutle15juindelapreparationencom.html

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