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Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, demande que la sénatrice Lynn Beyak soit exclue du caucus conservateur à la suite de ses récents commentaires

on Septembre 21, 2017

Le 20 septembre 2017

(Ottawa, ON) – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, a fait la déclaration suivante en réponse aux récents commentaires de la sénatrice Lynn Beyak :

« En cette ère de réconciliation, le genre d’idées dépassées et erronées qu’a exprimées la sénatrice Lynn Beyak n’a pas sa place », a déclaré le Chef national, Perry Bellegarde. « Bon nombre de personnes ont communiqué avec elle pour la renseigner et l’aider à comprendre notre histoire commune et pourtant, elle refuse de reconnaître la réalité. Ses commentaires sont blessants et disgracieux. Elle devrait démissionner et, si elle ne démissionne pas, elle devrait être expulsée du caucus par le chef conservateur afin de démontrer l’engagement de son parti à l’égard de la vérité et de la réconciliation. Ce genre de réflexion n’a pas sa place dans le Canada d’aujourd’hui. »

En mars de cette année, à la suite de commentaires mal éclairés portant sur la tragédie des pensionnats indiens, le Chef national, Perry Bellegarde, a envoyé une lettre personnelle à la sénatrice Lynn Beyak, s’opposant fermement à ses remarques et lui offrant un exemplaire du livre A National Crime, de l’historien réputé John S. Milloy, qui dresse un portrait global de l’histoire et de la réalité du système des pensionnats indiens. La sénatrice Lynn Beyak n’a pas accusé réception de cet envoi.

 

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Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, définit les priorités pour la rentrée parlementaire : « Nous voulons voir des actions et des avancées »

on Septembre 19, 2017

le 18 sept. 2017

(Ottawa) – Alors que s’ouvre la 42e session parlementaire, le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, a souligné le besoin de se concentrer, pour tous les partis, sur des mesures concrètes et pratiques en vue de bâtir des relations de nation à nation entre les Premières Nations et le Canada.

« Il est temps que le Canada transforme son engagement en actions. Les Premières Nations ont une vision d’une nouvelle relation de nation à nation avec le Canada, a déclaré le Chef national Perry Bellegarde. Nous avons basé notre programme sur la réalisation de notre vision, en prenant des mesures concrètes qui nous permettront de bâtir un pays plus fort pour nous tous. Nous devons mettre pleinement en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, y compris la législation appuyant cette mise en œuvre. Nous voulons voir des actions et des avancées dans nos processus communs d’examen des lois et des politiques fédérales pour nous assurer qu’elles sont cohérentes avec les droits des Premières Nations. Nous nous attendons à ce que les progrès se poursuivent quant à notre travail visant à élaborer conjointement avec le gouvernement canadien une Loi sur les langues autochtones, afin de préserver et de renforcer nos langues. Je continue d’insister sur les efforts à faire pour réduire les inégalités en matière de qualité de vie entre les Premières Nations et le Canada, au moyen d’investissements continus et plus efficaces ».

Alors que des processus sont mis en œuvre pour des travaux à plus long terme, le Chef national Perry Bellegarde a lancé un appel pour mener immédiatement des actions afin de mettre fin à la discrimination dans des domaines où les propres tribunaux du Canada exigent que des mesures soient prises.

« Nous devons mettre fin à la discrimination dans le système de protection de l’enfance des Premières Nations et exhorter le Canada à mettre en place immédiatement et dans leur intégralité les ordonnances du Tribunal canadien des droits de la personne, a affirmé le Chef national Perry Bellegarde. Nos enfants ne peuvent pas attendre. Le parlement a déjà voté à l’unanimité en faveur de l’injection de 155 millions de dollars pour honorer le Principe de Jordan. Cela doit se faire maintenant. Nous sommes également inquiets de la discrimination sexuelle dans la Loi sur les Indiens et nous pensons qu’il faut y mettre fin, conformément à l’ordonnance de la Cour dans la décision Descheneaux. Les Premières Nations exhortent le Canada à abroger les dispositions problématiques de la Loi sur les Indiens favorisant l’autorité des Premières Nations sur la citoyenneté des Premières Nations. Personne ne devrait avoir à attendre pour obtenir justice. »

Le Chef national et l’APN confronteront les parlementaires de tous les partis au cours de la session et au-delà, pour s’assurer que ces priorités sont comprises et qu’ils les appuient.

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Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, souligne la Journée mondiale de la prévention du suicide en misant sur « La culture pour la vie » afin de promouvoir la santé et le mieux-être

on Septembre 8, 2017

(Ottawa, ON) –2 – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, soulignera la Journée mondiale de la prévention du suicide, le 10 septembre, en misant sur la culture comme moyen de promouvoir la vie et le mieux-être, mettant l’accent sur la « promotion de la vie » plutôt que sur la « prévention du suicide ». Dans le cadre de cet effort, une campagne de médias sociaux intitulée « La culture pour la vie » sera mise sur pied afin d’encourager les jeunes des Premières Nations à communiquer la façon dont ils s’ouvrent à leur culture.

« À titre de peuples des Premières Nations, nous avons vécu de grandes souffrances, mais au fil de notre longue histoire, nos cultures, notre spiritualité et les connaissances de nos Aînés nous ont soutenus en nous apportant force, orientation et guérison, a déclaré le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde. Nous cheminons tous ensemble vers le mieux-être en rebâtissant les fondations de notre santé spirituelle, émotive, mentale et physique. Appuyons nos langues, appuyons nos traditions et appuyons-nous les uns les autres en vue de nous ouvrir à nos cultures. »

Le chef régional de l’Ontario, Isadore Day, président du Comité des Chefs sur la santé de l’APN, a déclaré que plusieurs dirigeants des Premières Nations œuvrent à éliminer le suicide dans leurs collectivités, un travail difficile qui exige une approche pangouvernementale et un effort de l’ensemble des collectivités.

« Aller à la rencontre de nos collectivités et encourager les gens à demander de l’aide lorsqu’ils en ont le plus besoin, voilà comment se concrétise La promotion de la vie, a indiqué le chef régional, Isadore Day. Plus nous pourrons créer de possibilités, de sécurité et de protection au sein de nos collectivités, plus nos peuples auront de l’espoir et plus ils choisiront la vie. Nos progrès les plus importants en vue de sauver des vies seront réalisés en accueillant à bras ouverts nos cultures et nos langues, et en renouant avec l’essence vitale de la terre. »

Cette année, l’APN a conclu un partenariat avec la Thunderbird Partnership Foundation et le First Peoples Wellness Circle afin de promouvoir « La culture pour la vie », une campagne dans les médias sociaux destinée aux jeunes des Premières Nations, qui les encourage à mettre en lumière la force que l’on peut tirer de la culture. Pour participer, les jeunes des Premières Nations ont été invités à envoyer des photos, des récits ou des vidéos avant le 10 septembre, en décrivant la façon dont ils s’appuient sur la culture pour promouvoir le mieux-être et la vie. Toutes les propositions peuvent être visionnées sur le site Web www.cultureforlife.ca/index_fr.html.

Carol Hopkins, directrice générale de la Thunderbird Partnership Foundation, a déclaré : « Ce que le Créateur nous a donné dès le début à titre de Premières Nations nous a été donné pour toujours et en tout temps – nos langues, nos cultures et les connaissances autochtones sont le fondement de ce qui nous procure de l’espoir pour demain, un sentiment d’appartenance au sein du monde, un sens de la vie et un but lié à ce que nous faisons. C’est à nous tous qu’il incombe de veiller à ce que les jeunes aient accès à tout ce qui leur donnera de l’espoir, un sentiment d’appartenance, un sens et un but. »

Dr Brenda M. Restoule, présidente du First Peoples Wellness Circle, s’est exprimée en ces mots : « La force et la résilience des peuples des Premières Nations se trouvent au sein même de notre culture, de nos langues et de notre perspective sur le monde. Tant nos pratiques culturelles et nos enseignements que nos cérémonies possèdent les vérités qui permettent de vivre une bonne vie, ou  » mino-biimadzawin  ». Lorsque nous nous ouvrons à notre culture, nous nous ouvrons aux connaissances de nos ancêtres. En tant que famille et collectivité, nous avons tous le devoir de soutenir les jeunes pour qu’ils s’ouvrent à leurs dons, à leurs forces, à leurs connaissances et à leur culture. En ayant tout cela, ils ont également l’espoir, l’appartenance, un sens et un objectif, qui sont les clés du mieux-être. »

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La Thunderbird Partnership Foundation est un organisme national qui représente les Premières Nations du Canada en matière de mieux-être mental.  Suivez Thunderbird sur Twitter @ThunderbirdPF.
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Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, appuie les Premières Nations qui occupent les fermes salmonicoles de la Colombie-Britannique. La Couronne doit respecter les droits inhérents, les titres et les compétences des Premières Nations.

on Septembre 5, 2017

Le 1er septembre 2017

(Ottawa, ON) – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, est solidaire des membres de la communauté des Premières Nations de la Colombie-Britannique qui occupent pacifiquement les fermes salmonicoles et réaffirment les droits et les titres inhérents à leurs terres et à leurs eaux.

« Je suis solidaire des Premières Nations de la Colombie-Britannique dans leur longue lutte avec les gouvernements, tant fédéral que provincial, dans le but de faire reconnaître pleinement et de traiter la menace des fermes salmonicoles à l’endroit des saumons sauvages », a déclaré le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde. « L’APN appuie entièrement les Premières Nations dans l’affirmation et l’exercice de leurs droits et titres inhérents. Les Premières Nations ont depuis longtemps pris connaissance de la menace que l’industrie des fermes salmonicoles représente à l’égard des saumons sauvages qui ont assuré la survie de nos peuples depuis des générations. Le saumon sauvage fait partie intégrante de notre écosystème, et il est au cœur des cultures des Premières Nations sur la côte ouest. Cette situation représente une bonne occasion pour les gouvernements (fédéral et provincial) de respecter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et de prendre des mesures liées à leurs obligations prévues par celle-ci, y compris la norme du consentement libre, préalable et éclairé. Le moment est venu pour la Couronne de participer à une rencontre avec les Premières Nations touchées dans le but de régler le problème. »

Les citoyens et les dirigeants de la Première Nation Musgamagw Dzawada’enuxw se trouvent à la ferme salmonicole de Wicklow Point. Les Premières Nations Namgis, Tlowitsis et Mamalilikulla occupent Swanson Island, et d’autres Premières Nations offrent du soutien.

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Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, affirme que les nouveaux ministères fédéraux constituent un pas en avant en matière de relations entre les Premières Nations et la Couronne

on Août 28, 2017

OTTAWA, le 28 août 2017 /CNW/ – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, a déclaré aujourd’hui que les changements apportés au Cabinet fédéral constituent des mesures importantes en vue de restaurer et de revitaliser les relations de nation à nation entre les Premières Nations et la Couronne.

« Les Premières Nations entretiennent une relation de gouvernement à gouvernement et de nation à nation avec la Couronne, comme le reflètent les traités et autres ententes », a déclaré le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde. « L’annonce faite aujourd’hui de la nomination d’une ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord et d’une ministre des Services aux Autochtones témoigne d’une nouvelle approche visant à intensifier les mesures à notre programme. Les Premières Nations travaillent à aller au-delà de la Loi sur les Indiens et à réaffirmer notre juridiction et notre souveraineté à l’égard de nos propres territoires, titres et droits. »

Aujourd’hui, le premier ministre a annoncé que l’ancienne ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, deviendra ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, et que l’ancienne ministre de la Santé, Jane Philpott, deviendra ministre des Services aux Autochtones. Lors de l’élection fédérale de 2015, le Chef national, Perry Bellegarde, a publié un document de l’APN intitulé « Éliminer l’écart » qui établissait des priorités, y compris des changements au gouvernement fédéral afin d’assurer la conformité à l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Une foule d’études et de rapports antérieurs, y compris celui de la Commission royale sur les peuples autochtones, ont recommandé d’apporter des changements aux rouages du gouvernement, ce que les Premières Nations ont appuyé.

« Les Premières Nations constituent un ordre de gouvernement au Canada et le gouvernement doit être organisé en vue de composer avec cette réalité », a souligné Perry Bellegarde, Chef national. « Je suis impatient de rencontrer bientôt les ministres Bennett et Philpott et de continuer de travailler avec elles. »

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BULLETIN TECHNIQUE – Stratégie nationale sur le logement et les infrastructures des Premières Nations

on Août 17, 2017

« Qu’ils vivent dans leur collectivité ou à l’extérieur de celle-ci, tous les membres des Premières Nations ont le droit d’avoir un abri et doivent avoir la possibilité d’avoir accès à un logement sûr, sécuritaire, adéquat et abordable. » (APN : Stratégie nationale d’habitation des Premières Nations, 2013)

Dans ce bulletin, l’Assemblée des Premières Nations (APN) fait le point sur la stratégie nationale sur le logement et les infrastructures des Premières Nations, une nouvelle stratégie en matière de logement (notamment le logement hors réserve) et d’infrastructures.

Stratégie nationale sur le logement et les infrastructures des Premières Nations

Les peuples des Premières Nations doivent diriger l’élaboration d’une stratégie nationale sur le logement et les infrastructures des Premières Nations pour que le changement transformateur en matière de logement et d’infrastructures soit envisagé de la perspective des Premières Nations. La garde et le contrôle du logement et des infrastructures par les Premières Nations constituent le principe directeur.

Les Premières Nations assument la responsabilité de leurs citoyens, tant dans les réserves qu’à l’extérieur de celles-ci. Nous devons veiller à ce que notre stratégie vise aussi le logement à l’extérieur des réserves, tout comme les infrastructures, puisqu’il n’est pas possible de parler de logement sans avoir les infrastructures pour le soutenir.

Une nouvelle façon de répondre aux besoins des Premières Nations en matière de logement et d’infrastructures exige des investissements viables à long terme et le respect des perspectives et des démarches régionales. Par exemple, les Premières Nations au nord du 60e parallèle (le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest) ne participent pas au processus de prise de décision sur la façon dont les fonds envoyés aux administrations territoriales pour les Premières Nations sont dépensés pour le logement et les infrastructures. Pour que le changement soit véritablement transformateur, les Premières Nations doivent participer à l’ensemble du processus décisionnel; de plus, le financement destiné à l’entretien et au contrôle des infrastructures doit être versé directement aux collectivités des Premières Nations.

Le Comité des Chefs sur le logement et les infrastructures de l’APN donne une orientation politique et technique au dialogue que mène l’APN avec le Canada sur les questions liées au logement et aux infrastructures, appuyant par le fait même la détermination et l’élaboration de stratégies pour mieux exercer une nouvelle démarche en ce qui concerne le logement et les infrastructures.

En particulier, mais non exclusivement, les résolutions 70/2015, 74/2015, 96/2016 et 98/2016 adoptées par les Chefs en Assemblée confient à l’APN le mandat de collaborer et d’interagir avec le gouvernement fédéral sur les questions ayant trait au logement et aux infrastructures.

Lors de l’assemblée générale annuelle de 2017 de l’APN tenue à Regina, en Saskatchewan, la résolution 27/2017 – Élaboration d’une stratégie nationale sur le logement et les infrastructures des Premières Nations – a été adoptée par les Chefs en Assemblée qui ont enjoint à l’APN et au Comité des Chefs sur le logement et les infrastructures de définir ensemble, avec le gouvernement fédéral, les détails d’un mandat concernant la mise sur pied d’un groupe de travail mixte qui élaborera une stratégie nationale sur le logement et les infrastructures des Premières Nations, stratégie qui englobera le logement dans les réserves et à l’extérieur de celles-ci.

La résolution enjoint également à l’APN et au Comité des Chefs sur le logement et les infrastructures de travailler en partenariat avec les Premières Nations et le gouvernement du Canada pour dresser un plan stratégique avec des objectifs à court, à moyen et à long terme qui sera mis en œuvre afin de contribuer à l’élaboration d’une stratégie nationale sur le logement et les infrastructures des Premières Nations.

Prochaines étapes

L’APN, le Comité des Chefs sur le logement et les infrastructures et les techniciens régionaux en logement de l’APN s’affairent, avec Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC) et d’autres ministères et organismes fédéraux, dont une partie du mandat porte sur le logement et les infrastructures communautaires dans les réserves (p. ex. la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), Santé Canada), à définir le mandat du groupe de travail mixte.

Le groupe de travail :

  • travaillera à obtenir et à communiquer des renseignements sur les opinions des Premières Nations relativement à une nouvelle stratégie en matière de logement, notamment sur le logement à l’extérieur des réserves et les infrastructures;
  • veillera à ce que les dirigeants des Premières Nations et leurs représentants assument un rôle de premier plan dans le cadre du changement transformateur en matière de logement et d’infrastructures, et que le tout soit envisagé de la perspective des Premières Nations et conformément aux priorités régionales;
  • entreprendra immédiatement le travail visant à définir la portée et les paramètres de son intervention pour contribuer à l’organisation de séances régionales de mobilisation afin que l’information recueillie mène à l’élaboration de la stratégie sur le logement et les infrastructures des Premières Nations.

Les séances de mobilisation régionales dirigées par les Premières Nations seront tenues pendant l’été et l’automne de 2017.

L’APN continuera de collaborer avec les Premières Nations dans le cadre des prochains forums et séances de réflexion afin de solliciter une contribution plus importante des dirigeants des Premières nations, des techniciens, des organisations régionales et d’autres parties prenantes sur la réforme du logement et des infrastructures. Un forum sur le logement est prévu du 30 octobre au 1er novembre 2017 à Montréal, QC.

D’autres renseignements sur les séances de mobilisation, les forums de l’APN et les séances de réflexion seront publiés sur site Web de l’APN.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Irving Leblanc, directeur, Logement, infrastructures et services d’urgence, ileblanc@afn.ca.

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Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, souligne la Journée internationale des peuples autochtones et le 10e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies

on Août 8, 2017

OTTAWA, le 8 août 2017  – Pour souligner la Journée internationale des peuples autochtones le 9 août, le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN) Perry Bellegarde a aujourd’hui exprimé son engagement et sa solidarité envers les peuples autochtones à travers le monde pour concrétiser leur droit à l’autodétermination et mettre pleinement en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

« Aujourd’hui, les Premières Nations affichent leur solidarité avec les peuples autochtones partout à travers le monde dans la revitalisation et le rétablissement du respect de nos droits collectifs en tant que peuples et dans le soutien mutuel vers l’atteinte de ce but », a déclaré Perry Bellegarde, Chef national de l’APN. « C’est une bonne journée pour que tous les gouvernements se réengagent à travailler avec nous pour mettre pleinement en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La Déclaration affirme le droit des peuples autochtones à l’autodétermination et établit les normes minimales nécessaires à leur survie, à leur dignité et à leur bien-être. La mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies favorisera la paix et aidera à éliminer l’écart entre la qualité de vie des Premières Nations et celle des Canadiens. Le Canada a appuyé sans réserve la Déclaration des Nations Unies, et, à l’approche du 10e anniversaire de son adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies, il est temps de collaborer pour donner vie à la Déclaration au Canada et à travers le monde. »

L’APN a le mandat de soutenir et de défendre les Premières Nations au sein des organismes internationaux de protection des droits de la personne. L’APN a récemment soumis au Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale un rapport qui mettait en lumière ses principales priorités et inquiétudes, y compris :

  • le besoin urgent d’implanter des mesures pour lutter contre la discrimination raciale qui a des répercussions sur les peuples autochtones au Canada;
  • le codéveloppement par le Canada et les peuples autochtones de mesures législatives pour soutenir le travail des peuples autochtones qui vise à revitaliser les langues d’origine de ce pays;
  • le codéveloppement de lois fédérales pour appuyer la pleine mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies;
  • des investissements pour assurer aux Premières Nations un accès aux services gouvernementaux essentiels comme l’eau potable, les soins de santé, les services d’urgence, l’éducation et les infrastructures communautaires.

En 1994, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 9 août Journée internationale des peuples autochtones en adoptant la résolution 49/214. Cette date correspond à la date de la première rencontre du groupe de travail des Nations Unies sur les peuples autochtones en 1982. Ce groupe de travail des Nations Unies a joué un rôle crucial pour entamer l’élaboration de la Déclaration des Nations Unies, une collaboration entre les peuples autochtones et les États membres des Nations Unies.

Le thème de cette année est le 10e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 13 septembre 2007. Le Canada participe désormais à plusieurs résolutions adoptées par consensus de l’Assemblée générale des Nations Unies dans le respect de la Déclaration des Nations Unies, et le pays a appuyé sans réserve sa pleine mise en œuvre. 

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Perry Bellegarde, Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), est déçu de la décision de la Cour suprême – Le moment est venu de mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies

on Août 1, 2017

Le 26 juillet 2017

(Regina, Saskatchewan) – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, a réagi aujourd’hui à la décision de la Cour suprême du Canada relativement aux causes des Chippewas de la Thames et de Clyde River portant sur le droit des peuples autochtones d’être consultés et de bénéficier de mesures d’accommodement.

« Il ne fait aucun doute aujourd’hui que notre droit à la consultation et aux accommodements doit être respecté et appliqué. La position de l’APN est que les obligations de la Couronne en matière de consultation et d’accommodement doivent être envisagées dans le contexte des normes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, y compris la norme du consentement libre, préalable et éclairé », a déclaré le Chef national, Perry Bellegarde. « Le gouvernement fédéral a appuyé la Déclaration des Nations Unies, sans aucune réserve, au Canada et sur la scène internationale. La mise en œuvre de la Déclaration va réduire les conflits et les procès et assurera le respect de nos droits. Nous avons appuyé les Chippewas de la Thames dans cette cause et nous les félicitons d’avoir pris une position ferme en faveur de nos droits. Nous saluons les Inuits de Clyde River qui ont veillé à ce que les droits autochtones soient respectés. »

Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, était aux côtés de la Première Nation Chippewas de la Thames à la Cour suprême du Canada pour le début de l’audience. Les Chippewas de la Thames tentaient de faire invalider par la Cour suprême un permis délivré à Enbridge Inc. en vue d’inverser la canalisation 9 et d’en accroître la capacité entre Sarnia, en Ontario, et Montréal, au Québec. La Première Nation a affirmé qu’elle n’avait pas, comme le prévoit la loi canadienne, été consultée adéquatement, en aucun temps pendant le processus. Le Chef national Perry Bellegarde était là pour soutenir les Premières Nations et les droits des Premières Nations, y compris leur droit à l’autodétermination.

En rendant cette décision aujourd’hui, la Cour suprême a déclaré qu’Enbridge s’était acquittée de son obligation de consulter les Chippewas de la Thames. Cependant, elle a aussi souligné l’importance de l’obligation de consulter. Elle a averti l’Office national de l’énergie et l’industrie de l’énergie que « toute décision touchant des droits ancestraux ou issus de traités prise sur la base d’une consultation inadéquate ne respectera pas l’obligation de consulter. » La décision dans la cause de Clyde River concernait aussi l’obligation de consulter et la Cour suprême a jugé que le Canada n’avait pas respecté son obligation.

L’APN examinera rigoureusement la décision et mènera une analyse juridique, mais, à la lumière des commentaires de la Cour suprême, il est évident que les droits des Premières Nations doivent être respectés.

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Le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde annonce des changements majeurs donnant aux Premières Nations un contrôle financier accru

on Juillet 26, 2017

Le 25 juillet 2017

(Regina, Saskatchewan) – Alors que des dirigeants, des aînés, des femmes et des jeunes des Premières Nations de tout le Canada se sont réunis aujourd’hui à Regina, Saskatchewan, pour l’ouverture de l’Assemblée générale annuelle de l’Assemblée des Premières Nations (APN), le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde, et l’honorable Carolyn Bennett, ministre fédérale des Affaires autochtones et du Nord, ont annoncé que les Premières Nations auront un contrôle accru des ressources financières d’une année à l’autre.

« Les changements que nous annonçons aujourd’hui sont les premières grandes mesures servant à bâtir des Premières Nations plus fortes, de meilleures collectivités pour nos familles ainsi qu’une économie plus solide pour tous les Canadiens », a déclaré le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde. « Les Premières Nations pourront bientôt reporter le financement d’une année à l’autre, ce qui signifie qu’elles auront plus de souplesse et d’indépendance afin d’améliorer la planification et de mieux dépenser en vue de meilleurs résultats. De plus, nous allons travailler ensemble sur une nouvelle approche afin de financer les services essentiels pour les Premières Nations, comme les services d’urgence et d’incendie et l’eau potable. La politique actuelle est inadéquate, désuète et inéquitable. Notre objectif consiste à nous assurer que les gouvernements des Premières Nations peuvent offrir ces services à leurs peuples selon les besoins réels de nos collectivités et familles. Les changements que nous annonçons aujourd’hui profitent aux Premières Nations et à tous les Canadiens et montrent qu’il est avantageux de travailler ensemble pour trouver des solutions. »

L’annonce a été faite aujourd’hui lors de l’Assemblée générale annuelle de l’APN à Regina, Saskatchewan. Les changements sont le résultat de modifications mises de l’avant par l’entremise du groupe de travail conjoint sur les nouvelles relations financières entre le Canada et les Premières Nations. Ce groupe a été établi en vertu du protocole d’entente sur une nouvelle relation financière signé par l’APN et Affaires autochtones et du Nord Canada.

« Ces changements sont tout simplement logiques. Ils représentent les premières étapes de nos efforts se concentrant sur la relation financière et je trouve encourageant de constater qu’ils ont déjà un effet bénéfique sur notre peuple et nos gouvernements. Nous jouissons maintenant d’un élan vers des progrès et des changements réels », a soutenu le Chef national Perry Bellegarde.

Le premier changement annoncé aujourd’hui permet aux Premières Nations de reporter le financement d’une année à l’autre. Souvent, les Premières Nations devaient retourner les fonds, non pas parce qu’elles n’en avaient pas besoin, mais parce qu’il n’y avait pas suffisamment de temps pour dépenser l’argent de façon appropriée. Le problème est aggravé par le fait que les Premières Nations reçoivent souvent des fonds tard au cours de l’exercice financier, augmentant la pression sur les dépenses. Le changement annoncé aujourd’hui diminue ces problèmes et permettra aussi d’augmenter la certitude des ressources pour les projets et programmes pluriannuels. Ce changement entrera en vigueur au cours du prochain exercice financier commençant le 1er avril 2018.

Le deuxième changement annoncé aujourd’hui porte sur la politique de financement pour le fonctionnement et l’entretien, du gouvernement fédéral. En vertu de cette politique, le gouvernement fédéral finance seulement une partie des coûts estimés des services gouvernementaux essentiels comme les services d’urgence ou l’eau potable et s’attend à ce que les Premières Nations financent le reste. Nombre de Premières Nations sont déjà sous-financées et ne peuvent couvrir ces coûts, donc il n’est pas possible d’assurer ces services essentiels. Cette situation cause des problèmes critiques pour beaucoup trop de collectivités.

Le groupe de travail conjoint sur les nouvelles relations financières entre le Canada et les Premières Nations travaillera sur une nouvelle approche afin de veiller à ce que toutes les Premières Nations puissent offrir ces services et proposera des options dans un rapport conjoint qui sera déposé en décembre 2017. Ces efforts font partie du travail visant à définir des options et des occasions en lien avec les nouvelles relations financières entre le Canada et les Premières Nations qui sont appropriées dans le cadre d’une relation de gouvernement à gouvernement.

L’Assemblée générale annuelle de l’APN se poursuit à Regina, Saskatchewan, du 25 au 27 juillet et est diffusée sur le site Web de l’APN à www.afn.ca.

L’Assemblée des Premières Nations est un organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations du Canada. Suivez l’APN sur Twitter @AFN_Updates.

―30―

Renseignements :

Jamie Monastyrski
Attaché de presse, bureau du Chef national
613 241-6789, poste 222
343 540-6179 (cellulaire)
jamiem@afn.ca

Alain Garon
Agent de communications bilingue
613 241-6789, poste 382
613 292-0857 (cellulaire)
agaron@afn.ca

Michael Hutchinson
Agent de communication
613 241-6789, poste 254
613 299-6330 (cellulaire)
mhutchinson@afn.ca

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Roy WhiteduckLe Chef national de l’APN, Perry Bellegarde annonce des changements majeurs donnant aux Premières Nations un contrôle financier accru

Assemblée des Premières Nations Chef national Perry Bellegarde – Discours d’ouverture Assemblée générale annuelle de l’APN

on Juillet 26, 2017

Le 25 juillet 2017

Chers amis et parents, bienvenue à tous!

Je rends hommage aux aînés et je les remercie pour la cérémonie du calumet de ce matin, par laquelle ils se sont unis au Créateur en notre nom.

Je reconnais que nous sommes dans le territoire du Traité no 4.

Je remercie le groupe de joueurs de tambour, les Whitefish Juniors, de chanter nos beaux chants. Merci beaucoup d’être ici avec nous.

Je salue la présence des Chefs régionaux ainsi que d’Elmer Courchene, président du Conseil des aînés et de la Chef Denise Stonefish, présidente du Conseil des femmes, et je les remercie de leur travail. Je tiens à remercier les coprésidents sortants du Conseil des jeunes, Andre Bear et Jennifer Obamsawin, et je félicite les nouveaux coprésidents élus du Conseil des jeunes, Cheyenne Fineday et Mark Hill; je leur souhaite la bienvenue ainsi qu’à tous les membres des conseils de l’Assemblée des Premières Nations.

Cela me fait plaisir d’être chez moi en Saskatchewan. J’ai grandi à Little Black Bear, à environ une heure et demie d’ici, près de Fort Qu’appelle, sur le territoire où les Chefs du Traité no 4 se sont réunis avec les représentants de la Couronne. Et ce territoire, ce lieu sacré est toujours là. Quel bonheur d’être ici avec vous sur le territoire du Traité no 4!

Le thème de notre assemblée en est un qui occupe nos cœurs et nos esprits quotidiennement : « Notre priorité : nos enfants, notre avenir ». C’est la raison pour laquelle nous faisons ce que nous faisons chaque jour.

Nous voulons améliorer la vie de nos enfants et créer un monde où il y a un meilleur avenir et où nous ne devons pas nous battre tous les jours pour faire respecter nos droits humains, nos droits ancestraux, nos droits collectifs et nos droits issus de traités.

Notre Assemblée générale annuelle est toujours l’occasion de regarder les progrès que nous avons faits et de parler du travail qu’il nous reste à faire.
Au cours des dernières semaines j’ai passé beaucoup de temps à penser à ce que je voulais dire. Et il a été plus difficile que d’habitude d’exprimer ma pensée par des mots et de trouver les mots justes.

D’une certaine manière nous avons fait beaucoup de progrès au cours de l’année qui vient de s’écouler, mais il est également évident que nous avons encore beaucoup de défis à relever.

Je veux parler des progrès que nous avons réalisés et cela me prendra quelques minutes. Mais je tiens tout d’abord à souligner que nos pensées sont avec les nombreuses personnes qui ont été déplacées à cause des incendies en Colombie-Britannique. La bande indienne d’Ashcroft a vu toutes ses maisons brûler. J’exhorte les gouvernements du pays à s’occuper de cette nouvelle situation urgente.

Je vois des gens qui continuent à faire face à des difficultés lorsqu’ils essayent de changer les choses comme, par exemple, à Halifax où un groupe a essayé d’intimider des personnes au cours d’une manifestation pacifique organisée en opposition au maintien de la statue d’un homme ayant participé au génocide des Micmacs.

Je tiens à mentionner des noms que nous avons tous à l’esprit et dont je veux qu’on se souvienne lorsque nous travaillerons ensemble au cours des prochains jours et pendant l’année qui commence.

N’oublions pas des noms comme celui de Barbara Kentner, la jeune mère de Thunder Bay qui, alors qu’elle se promenait avec sa sœur, a été attaquée par quelqu’un qui, dans un geste de haine, lui a lancé une boule d’attelage de remorque.

Colton Boushie, un jeune homme d’à peine 22 ans, au début de sa vie d’adulte, sorti en balade pour une journée avec ses amis, a perdu la vie en allant demander de l’aide pour remplacer un pneu plat. Et nous nous souvenons tous comment les accusations portées contre le tueur a soulevé une horrible vague de messages racistes et haineux sur les réseaux sociaux.
Un autre nom est celui de Tammy Keeash, âgée de 17 ans, retrouvée morte il y a quelques semaines dans une rivière de Thunder Bay, un accident qui se produit avec une effrayante régularité dans cette communauté où plusieurs enfants des Premières Nations se sont noyés et où les familles attendent encore des réponses.

L’omniprésence du racisme et de la violence est très préoccupante.

Le 12 juillet, j’ai parcouru les rues du secteur North End de Winnipeg avec la patrouille Bear Clan, qui sillonne les rues le soir afin d’assurer la sécurité des gens et de leur quartier.
Il est triste de constater qu’il existe un problème de sécurité pour nos enfants et nos familles en de nombreux endroits.

Par conséquent, tout en nous efforçant de progresser dans plusieurs dossiers importants comme ceux de la salubrité de l’eau, de l’amélioration du logement, de l’éducation et de la santé, des droits ancestraux et issus de traités, de la conservation et de la revitalisation de nos langues, et de travailler sur de nombreux autres fronts importants, nous devons également mettre fin à ces terribles pertes de vie.

Je travaille à titre de Chef et, comme vous tous, je sais que nous sommes élus par nos gens pour défendre les droits de nos enfants et ceux des générations futures.

Tout enfant a le droit de vivre dans un foyer sécuritaire et sain, de grandir dans une société où il est traité avec dignité et respect et d’avoir les mêmes possibilités que les autres enfants.

Mon premier message ce matin s’adresse donc au Canada. Il faut que cessent le racisme, la discrimination et la pauvreté. Ces problèmes ne concernent pas seulement les Premières Nations.

Le racisme tue.

C’est aussi simple et tragique que cela. Il faut y mettre fin. Il est temps d’agir.

Ce sont des problèmes du Canada et nous devons travailler ensemble pour les résoudre. Nous devons jeter des ponts et trouver des solutions.

Les temps sont très difficiles pour nous en tant que dirigeants. Nous sommes témoins d’actes de racisme et de violence alarmants.

Et en même temps, nous sommes sur le point de voir des changements positifs sur certains fronts. L’engagement à changer les choses est important. Et nous devons voir l’engagement mener à l’action. Et l’action est ce qui importe pour nos peuples.

D’une certaine façon, nous sommes sur la bonne voie.

La preuve en est, entre autres, que nous avons maintenant un processus qui nous permet de rencontrer régulièrement les membres du Cabinet fédéral, y compris le premier ministre, afin de discuter des priorités des Premières Nations et de les évaluer, de planifier l’avenir et de faire des investissements adéquats.

Le Protocole d’entente entre l’Assemblée des Premières Nations et le Canada sur des priorités conjointes, que j’ai signé avec le premier ministre le 12 juin, fait partie de ce travail. Il souligne notre engagement à communiquer régulièrement avec les principaux décideurs et législateurs fédéraux afin que nous puissions apporter les changements nécessaires au respect des droits inhérents, des droits autochtones et des droits issus de traités.

Les réunions avec le Cabinet fédéral serviront à déterminer les enjeux essentiels et à trouver des solutions aux obstacles auxquels sont confrontés nos peuples.

Au cours de l’année qui s’est écoulée, nous avons aussi travaillé fort à l’établissement d’un processus conjoint d’examen des lois et des politiques fédérales pour nous assurer qu’elles respectent les droits des Premières Nations. Pour réaliser pleinement les droits issus des traités et les droits ancestraux des Premières Nations ainsi que leur titre autochtone et leur compétence (et nous ferons tout pour que cela se produise), il faudra réécrire les lois du Canada, rédigées pendant des décennies pour nous priver de nos droits.

Les lois C-38, C-45, C-51, C-27 et autres n’ont pas été écrites pour faire reconnaître nos droits et notre titre, mais sont plutôt axées sur leur extinction. Elles doivent changer. Les érudits, les aînés, les experts en politique publique et les meilleurs esprits juridiques des Premières Nations doivent faire partie de ce processus.

Ce sont nos concitoyens qui écriront les lois qui régiront nos propres Nations et nous devons aider le Canada à réviser les lois, les politiques et les procédures qui sont en conflit avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et avec la propre Constitution du Canada, notamment avec l’article 35, qui reconnaît les droits autochtones existants et les droits issus de traités.

Il y a un peu plus d’une semaine, la ministre Wilson-Raybould a publié ses dix principes destinés à guider ce travail et nous sommes en train de les évaluer et de les analyser. Nous la félicitons pour ce document qui constitue une approche pangouvernementale. Nous voulons nous assurer que le travail de révision des lois sera un processus conjoint respectueux.

En plus de la révision des lois, il doit y avoir un processus distinct et tout aussi important de réécriture des politiques, notamment de la politique sur les revendications particulières, de la politique sur les revendications globales, de la politique sur les ajouts aux réserves et de la politique sur le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale.

Toutes ces politiques sont basées sur l’extinction des droits et du titre et non pas sur leur reconnaissance. Il doit y avoir un processus et un plan pour que le travail de changement des politiques puisse se produire et ce travail, nous devons le faire ensemble.

Cette année, l’Assemblée des Premières Nations a fait un autre gros effort avant la présentation du budget fédéral. Nous avons rencontré le Soniyaw Okimaw, le « grand Chef argentier », le ministre des Finances. Chaque année, nous défendons les intérêts des Premières Nations pendant notre réunion avec Bill Morneau. C’est lui qui est responsable du budget fédéral. Mais le ministre Morneau rencontre en même temps tous les autres ministres pour discuter du budget de chacun. Nous les rencontrons donc également.

Nous avons rencontré la ministre Bennett pour parler d’investissements dans l’éducation, dans le logement, dans l’assainissement des eaux et dans l’exploitation et l’entretien des installations. Ensuite, nous avons rencontré Mme Philpott, ministre de la Santé, et nous lui avons posé des questions sur ses priorités : la santé mentale, les services de santé non assurés, le transport médical. Puis il y a eu Mme Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main d’œuvre et du Travail à propos de la garde d’enfants dans les réserves et d’autres programmes. En ce qui concerne les services de police et d’urgence, nous avons rencontré le ministre Ralph Goodale. Et pour la question des langues, nous avons parlé à Mme Joly.

Ce qui importe, c’est de persuader le grand Chef argentier, qui élabore le budget.

Cette année, le budget a prévu, en plus des 8,4 milliards de dollars du budget de 2016, 3,4 milliards de dollars étalés sur cinq ans pour répondre aux priorités des peuples autochtones et réduire l’écart socioéconomique des Premières Nations. Jusqu’à présent, cela fait un total de 11,6 milliards de dollars.

Les engagements budgétaires sont une mesure importante du progrès. Mais seuls, ils ne sont pas suffisants.

C’est pourquoi le Comité des Chefs sur les relations financières a travaillé tellement fort au cours de l’année passée pour établir des possibilités que les Premières Nations doivent envisager pour la création de nouvelles relations financières avec le gouvernement fédéral en vue d’obtenir un financement à long terme, prévisible et durable.

Il est tout simplement inacceptable d’attendre le milieu de l’exercice financier pour affecter les fonds et de les récupérer ensuite à la fin de l’exercice malgré les besoins urgents de nos peuples. Voilà pourquoi nous insistons pour que des changements soient apportés au système et que les ressources soient affectées aux Premières Nations, en temps et lieu.

J’ai le plaisir de vous dire que ce matin, une annonce sera faite avec la ministre Carolyn Bennett. Vous apprendrez comment les choses peuvent progresser d’un exercice financier à l’autre.

Nous travaillons également à la politique d’AANC en matière d’exploitation et de maintenance. Le gouvernement fédéral ne finance qu’une partie des coûts estimés des services gouvernementaux essentiels comme les services de protection contre les incendies et les services d’urgence, le traitement des eaux et l’approvisionnement en eau potable, ce qui force les Premières Nations à trouver le reste du financement ou à s’en passer.

C’est une politique épouvantable qui comporte de terribles risques. Nous le savons. AANC le sait. Mais nous avons maintenant une entente pour régler ce problème. C’est un autre pas important dans la bonne direction.

Nous continuerons à travailler pour nos enfants, nos familles et tous nos citoyens. Et j’utilise le terme de citoyen délibérément. Nous voulons reconstruire nos nations et cela veut dire qu’il faut abandonner le concept colonial de « membres » des Premières Nations pour adopter celui de « citoyens ». La citoyenneté est un autre domaine qui a reçu beaucoup d’attention au cours des derniers mois. Vous avez sûrement entendu parler de l’affaire Descheneaux.

En mai, le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones a entendu des témoignages sur le projet de loi S-3, Loi modifiant la Loi sur les Indiens (élimination des iniquités fondées sur le sexe en matière d’inscription).

L’Assemblée des Premières Nations a été très claire en indiquant qu’elle appuyait l’élimination de toutes formes de discrimination concernant le statut d’Indien et l’appartenance à une bande.

M’adressant au comité sénatorial, j’ai parlé du besoin de ressources financières supplémentaires devant nous permettre de fournir des services essentiels aux nouveaux inscrits. Il nous faudra plus d’argent dans le cadre du Programme des soins de santé non assurés et du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire d’AANC. J’ai également parlé du besoin de terres de réserve supplémentaires en raison du nombre accru de nouveaux citoyens. Enfin, j’ai prôné le principe de l’autorité des Premières Nations sur leur citoyenneté et leur identité.

La citoyenneté joue un rôle essentiel dans la gouvernance et l’identité d’une nation.

Vous me l’avez déjà entendu dire : nous ne devons pas attendre que le gouvernement agisse. Nous pouvons occuper ce champ de compétence, créer nos propres lois dans ce domaine et exercer notre pouvoir en matière de citoyenneté.

L’Assemblée des Premières Nations est ici pour vous appuyer. Nous avons produit un modèle de loi sur la citoyenneté, que les gouvernements des Premières Nations peuvent utiliser et adapter en fonction de leurs besoins.

Nous savons que si nous gardons le statut d’Indien en vertu de la Loi sur les Indiens il n’y aura plus d’Indiens inscrits dans 50 ans. C’est pourquoi nous devons sortir du cadre de cette loi.

Un autre domaine sur lequel nous nous sommes concentrés est celui du bien-être de l’enfance et des services aux familles.

Depuis 2007, l’Assemblée des Premières Nations fournit des fonds et des conseils juridiques pour le règlement d’une plainte déposée auprès du Tribunal canadien des droits de la personne. En collaboration avec la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations, nous continuons à nous battre pour mettre fin à la discrimination raciale exercée à l’égard de nos enfants et pour faire respecter le principe de Jordan.

Cette année marque le dixième anniversaire de cette plainte portée devant le Tribunal.

En mai, le Tribunal a estimé que le gouvernement avait une vision trop étroite dans l’application du Principe de Jordan. Il a réaffirmé que le Principe s’appliquait à tous les enfants des Premières Nations ayant besoin de soins, quel que soit leur lieu de résidence et il a établi des directives auxquelles le Canada doit se conformer et des échéances qu’il doit respecter pour ce faire.

Nous avons finalement obtenu gain de cause dans cette affaire, mais il est déplorable que nous ayons dû aller au Tribunal pour prouver que nos enfants étaient victimes de discrimination.

Et il est inconcevable et inacceptable que, malgré la décision du Tribunal et trois ordonnances d’exécution en notre faveur, le Canada n’ait toujours pas obtempéré. Il traîne les pieds en ce qui concerne la question des champs de compétence et n’a pas reconnu que les Premières Nations sont les mieux placées pour savoir ce dont nos enfants ont besoin pour s’épanouir.

La solution se trouve finalement dans la réaffirmation du pouvoir des Premières Nations sur les services d’aide à l’enfance et de leur compétence en ce qui concerne leurs enfants, quel que soit leur lieu de résidence.

En ce qui concerne la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le Canada a exprimé son engagement inconditionnel à cet égard en 2016. Mais les déclarations faites par le gouvernement précédent en 2014 indiquant ses objections à l’égard du consentement libre, préalable et éclairé étaient toujours dans les dossiers.

Au mois de mai de cette année, à notre demande, la ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett, a officiellement inscrit le Canada aux Nations Unies comme étant pleinement engagé envers la norme de consentement libre, préalable et éclairé exprimée dans la Déclaration des Nations Unies.

Sa déclaration a été bien accueillie. La prochaine étape consiste à travailler ensemble à l’établissement d’un plan d’action national pour la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies, notamment par l’élaboration conjointe d’un cadre législatif destiné à favoriser l’application totale de la Déclaration.

Un autre domaine important est celui des langues. L’Assemblée des Premières Nations a fait pression sur le premier ministre et ses collègues du gouvernement pour qu’ils prennent des mesures concernant les résolutions de l’APN et les Appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) qui demandent une loi fédérale qui assurerait une base de financement stable pour la restauration, la revitalisation, la protection et le maintien des langues autochtones. J’ai toujours dit que nos langues devaient être considérées comme des trésors nationaux du Canada.

Le mois passé, j’ai participé à une annonce conjointe avec la ministre fédérale du Patrimoine canadien, l’honorable Mélanie Joly, concernant l’élaboration conjointe d’une loi sur les langues autochtones. Nous travaillerons en collaboration avec son ministère et nous insisterons pour que la loi reconnaisse le statut spécial des langues des Premières Nations à titre de langues d’origine des terres de notre pays.

Il y a plus de 58 langues autochtones distinctes et aucune n’est considérée comme étant en sécurité.

La reconnaissance, la promotion et la restauration des langues des Premières Nations sont essentielles à l’autodétermination. Les langues sont essentielles aux cultures de nos nations et sont inscrites au cœur de nos chansons, de nos histoires et de nos cérémonies.

Les langues jouent un rôle vital dans notre droit à l’autodétermination. En tant que peuples autochtones, nous avons nos propres terres, nos propres lois, nos propres langues, nos propres citoyens et nos propres formes de gouvernement, cinq éléments qui sont reconnus internationalement pour le droit à l’autodétermination.

Nos langues sont fondamentales dans l’autodétermination. Lorsque qu’on vous demande pourquoi nous avons besoin d’une loi sur les langues, il faut répondre que nous avons besoin d’une loi qui exige un financement pour revitaliser et préserver nos langues. Ce financement doit être obligatoire et ne peut être abandonné pour un caprice.

Nous travaillons pour que la loi soit rédigée et présentée au Parlement l’année prochaine et adoptée par le Parlement avant les prochaines élections fédérales. Et nous réussirons!

Je voudrais parler maintenant de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Des familles qui sont dans l’attente depuis des décennies attendent toujours. Nous partageons leurs préoccupations.

L’Assemblée des Premières Nations a offert son aide à l’Enquête à plusieurs reprises parce que le travail est tellement important et que nous voulons que cette enquête soit une réussite pour les familles. Nous avons invité les commissaires à s’adresser à cette assemblée et nous sommes heureux que deux d’entre eux, Michèle Audette et Brian Eyolfson, puissent se joindre à nous.

Nous voulions les inviter ici parce que beaucoup de personnes parmi vous – femmes, chefs, aînés et jeunes – sont directement concernées par cette enquête. Trop de personnes ont perdu des êtres chers : grands-mères, mères, tantes, sœurs, cousines, amies. L’Enquête n’est pas simplement une affaire de politique pour nous; elle touche nos familles.

Nous devons appuyer le travail des commissaires et de leur personnel. Nous devons prier avec eux, les soutenir, les aider. Et il n’y a pas de moyen plus puissant que nos prières et nos cérémonies pour les aider.

Oui, nous voulons nous assurer que les familles ne sont pas oubliées. Les familles doivent être au premier plan et au centre du processus. Oui, nous voulons contribuer à améliorer les communications. Et c’est pour cela que les commissaires sont ici.

Le travail de l’enquête est tellement important. Il faut que cette enquête soit une réussite et nous continuerons à y apporter notre soutien.

Agir, voilà notre mot d’ordre, notre objectif.

Nous voulons que des actions soient entreprises dans tous les dossiers qui touchent les droits ou le bien-être des Premières Nations, qu’il s’agisse des langues, de l’environnement, des changements climatiques, du logement, des soins de santé, du traitement des eaux, de l’éducation, de la santé mentale, de la justice, des services de police, des services de prévention des incendies, des droits des Premières Nations.

Avant de conclure, je voudrais retourner à notre thème « Notre priorité : nos enfants ».

Je ne peux ouvrir cette assemblée sans parler des pertes que nous avons tous pleurées lorsque des jeunes ont choisi de mettre fin eux-mêmes à leur vie.

Nous pleurons et nous sommes en colère lorsque les statistiques nous apprennent que la principale cause de décès pour une personne des Premières Nations âgée de moins de 44 ans est le suicide. Je ne pense pas qu’il y ait qui que ce soit parmi nous qui ait totalement échappé au choc de la perte d’un être cher, d’un parent, d’un ami ou d’une connaissance par le suicide.

Nous savons que les solutions doivent venir de nos nations elles-mêmes.

En tant que dirigeants, nous ne pouvons pas avoir peur de parler de ce qui arrive à nos enfants et à nos familles. Nous n’en connaissons que trop bien les causes.

Les effets intergénérationnels des pensionnats indiens, la colonisation et la perte de contrôle de nos gouvernements et de nos vies, la violence latérale, la dépression, l’abus de drogues pour anesthésier la douleur, la perte, les sévices physiques, sexuels, émotionnels, l’inceste…

Les mots sont horribles, mais ne nous ne pouvons pas avoir peur d’en parler. Et nous ne pouvons pas avoir peur d’écouter quelqu’un qui les utilise.

Nous devons créer des endroits sécuritaires pour ceux qui veulent se libérer des abus commis à l’école, dans la communauté ou dans le milieu familial.

Nos enfants payent de leur vie des décennies de violation des droits de la personne, d’oppression, de négligence et d’abus, de perte de culture, de perte de langues, de perte d’espoir.

Nous demandons au gouvernement fédéral de travailler en plus étroite collaboration avec les Premières Nations et avec les dirigeants des Premières Nations à une recherche de solutions menée par les Premières Nations, non seulement sur le plan du soutien à la santé mentale mais aussi en matière d’infrastructures et de services communautaires de telle sorte que nos enfants et nos jeunes vivent dans des endroits dont ils sont fiers et où ils peuvent être ce qu’ils sont.

En tant que dirigeants, nous pouvons rassembler les gens. Et nous pouvons aider à favoriser la guérison pour nous-mêmes, pour nos enfants et pour les générations futures en mettant les jeunes en contact avec leurs langues, leurs cultures et leurs cérémonies et en les faisant retourner à la terre.

Et pour nos jeunes, vous avez de l’importance. Vous êtes aimés. Vous êtes importants. Vous êtes spéciaux et vous avez des dons que le Créateur vous a donnés.

Tous les jeunes ont besoin d’espoir. Et j’ai été témoin de cet espoir la semaine passée, aux Jeux autochtones de l’Amérique du Nord. Les jeunes remplis d’énergie et de fierté ont non seulement montré leurs talents dans les sports, la culture et les loisirs, mais ont aussi noué des relations. Plus de 5 000 athlètes ont exprimé leur fierté de jeunes des Premières Nations.

Je félicite les chefs de mission, les organisateurs, les nations hôtes, les parents et plus particulièrement les jeunes qui ont représenté avec honneur et dignité leurs Premières Nations dans le sport et l’amitié. Et je félicite le territoire qui a gagné les Jeux : la Colombie-Britannique.

Cet événement fut une démonstration de la force et de l’endurance des Autochtones qui a captivé le continent.

Pour conclure, je mentionnerai l’anniversaire que le Canada a célébré il y a quelques semaines. Nous y avons participé à titre de peuples des Premières Nations, pas tellement pour célébrer l’anniversaire, mais plutôt pour reconnaître que, malgré le génocide des pensionnats indiens, malgré la colonisation, l’oppression et le contrôle de la Loi sur les Indiens, nous sommes toujours ici en tant qu’Autochtones.

Et nous devenons de plus en plus forts.

Et dans ce qui est actuellement le Canada, la meilleure histoire reste encore à écrire. Ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui écriront l’histoire des 150 prochaines années.

Je me réjouis d’échanger avec vous pendant cette assemblée.

J’apprécie votre sagesse et vos conseils.
Kinanāskomitin.

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Roy WhiteduckAssemblée des Premières Nations Chef national Perry Bellegarde – Discours d’ouverture Assemblée générale annuelle de l’APN
Assembly of First Nations
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