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Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, demande que la sénatrice Lynn Beyak soit exclue du caucus conservateur à la suite de ses récents commentaires

on Septembre 21, 2017

Le 20 septembre 2017

(Ottawa, ON) – Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, a fait la déclaration suivante en réponse aux récents commentaires de la sénatrice Lynn Beyak :

« En cette ère de réconciliation, le genre d’idées dépassées et erronées qu’a exprimées la sénatrice Lynn Beyak n’a pas sa place », a déclaré le Chef national, Perry Bellegarde. « Bon nombre de personnes ont communiqué avec elle pour la renseigner et l’aider à comprendre notre histoire commune et pourtant, elle refuse de reconnaître la réalité. Ses commentaires sont blessants et disgracieux. Elle devrait démissionner et, si elle ne démissionne pas, elle devrait être expulsée du caucus par le chef conservateur afin de démontrer l’engagement de son parti à l’égard de la vérité et de la réconciliation. Ce genre de réflexion n’a pas sa place dans le Canada d’aujourd’hui. »

En mars de cette année, à la suite de commentaires mal éclairés portant sur la tragédie des pensionnats indiens, le Chef national, Perry Bellegarde, a envoyé une lettre personnelle à la sénatrice Lynn Beyak, s’opposant fermement à ses remarques et lui offrant un exemplaire du livre A National Crime, de l’historien réputé John S. Milloy, qui dresse un portrait global de l’histoire et de la réalité du système des pensionnats indiens. La sénatrice Lynn Beyak n’a pas accusé réception de cet envoi.

 

L’APN est un organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations du Canada. Suivez l’APN sur Twitter @AFN_Updates.

―30―

Renseignements :

Jamie Monastyrski
Attaché de presse, bureau du Chef national
613 241-6789, poste 116
343 540-6179 (cellulaire)
jamiem@afn.ca

Alain Garon
Agent de communications bilingue
613 241-6789, poste 382
613 292-0857 (cellulaire)
agaron@afn.ca

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Roy WhiteduckLe Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, demande que la sénatrice Lynn Beyak soit exclue du caucus conservateur à la suite de ses récents commentaires

BULLETIN DU CHEF NATIONAL Juin 2017 – Mise à jour : Séances de mobilisation sur la Loi sur la salubrité de l’eau potable des Premières Nations

on Juillet 16, 2017

Annonce de séances de mobilisation par Affaires autochtones et du Nord Canada

La Loi sur la salubrité de l’eau potable des Premières Nations (LSEPPN) est entrée en vigueur le 1er novembre 2013. L’objectif de cette Loi est de permettre au gouvernement d’élaborer des règlements fédéraux contraignants pour garantir l’accès à de l’eau potable salubre, saine et fiable, le traitement efficace des eaux usées et la protection des sources d’eau potable sur les terres des Premières Nations.

Le 29 mai 2017, AANC a publiquement annoncé sur son site Web la tenue prochaine de séances de mobilisation dans le cadre d’un examen de la Loi.

Sur sa page Web consacrée à la mobilisation concernant la LSEPPN, AANC a indiqué que des séances débuteraient le 20 juin 2017 et comprendraient des rencontres nationales et régionales, tout d’abord à Prince George le 20 juin, puis à Vancouver le 22 juin. Les dates et lieux des séances suivantes seront communiqués dès que ces informations seront rendues publiques.

Dans une lettre à la ministre d’AANC, Carolyn Bennett, j’ai fait part au gouvernement des préoccupations de l’APN à propos de l’échéancier serré pour cette mobilisation, ainsi que du besoin de changer la démarche du gouvernement en ce qui concerne ses initiatives d’élaboration des lois, notamment à la lumière de l’engagement du premier ministre Trudeau envers un examen conjoint des lois et des politiques avec les Premières Nations. J’ai souligné à la ministre Bennett qu’une occasion s’offrait pour que le ministère travaille en collaboration avec les Premières Nations en vue de co-rédiger une loi appropriée. Cependant, une loi et des règlements ne suffiront pas. Un financement substantiel doit être alloué aux Premières Nations pour pallier adéquatement le sous-financement et garantir des fonds suffisants pour assurer l’exploitation et l’entretien des installations de traitement de l’eau potable.

Selon l’approche régionale en matière de mobilisation préconisée par AANC et affichée sur son site Web, l’examen se déroulera par l’entremise de séances de mobilisation région par région, chacune de ces séances étant conçue par AANC, avec la participation d’une organisation dirigeante des Premières Nations et de Santé Canada.

Les objectifs de ces séances seront de recueillir l’opinion des Premières Nations, les points à prendre en compte ainsi que des réflexions à propos de la Loi actuelle, et de déterminer conjointement la procédure à suivre pour l’examen de la Loi.

Le but du gouvernement est de se donner les moyens d’élaborer de nouveaux règlements et de nouvelles normes, mais il n’alloue pas aux Premières Nations les ressources qui leur permettraient de s’y conformer. La préoccupation qui demeure est que, sans financement, les Premières Nations pourraient faire face à des mesures punitives pour non respect des règlements.

La Loi a suscité de nombreuses critiques de la part des Premières Nations dans tout le Canada, et elle a été vivement dénoncée pour son manque de mobilisation et de consultation avec les Premières Nations, d’abord avec le projet de loi S-11, puis avec le projet de loi S-8.

Le gouvernement fédéral doit travailler avec les Premières Nations, les organisations régionales et visées par des traités à l’élaboration de règlements qui ont une incidence sur la gestion de nos ressources, ainsi que sur la santé et la sécurité de nos citoyens.

Par la voie de la résolution no 76/2015, l’APN a le mandat de défendre l’abrogation de la Loi. Conformément à cette résolution, je vais continuer d’exercer des pressions sur le gouvernement pour cette abrogation et pour l’élaboration conjointe d’une loi en remplacement de politiques imposées unilatéralement, ainsi que pour le respect de la norme de consentement préalable, libre et éclairé formulée dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

(L’article 19 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones se lit comme suit : Les États se concertent et coopèrent de bonne foi avec les peuples autochtones intéressés – par l’intermédiaire de leurs propres institutions représentatives – avant d’adopter et d’appliquer des mesures législatives ou administratives susceptibles de concerner les peuples autochtones, afin d’obtenir leur consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause.)

Kinanâskomitin,

Perry Bellegarde
Chef national 

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BULLETIN DU CHEF NATIONAL Juin 2017 – Annonce d’une initiative en vue d’élaborer une Loi sur les langues autochtones

on Juillet 16, 2017

Le 15 juin, j’ai pris part avec la ministre fédérale du Patrimoine canadien, l’honorable Mélanie Joly, à l’annonce de l’élaboration conjointe d’une Loi sur les langues autochtones, dans le but de revitaliser, préserver, protéger et maintenir les langues autochtones. 

Depuis plusieurs années, les Premières Nations font pression afin que des mesures soient prises pour soutenir, promouvoir et renforcer nos langues, les premières langues de cette terre. Les langues représentent la culture. Les langues représentent l’identité. Les langues sont au cœur de nos chants, de nos récits et de nos cérémonies. Les langues sont fondamentales à l’autodétermination. Revitaliser nos langues est essentiel pour la réconciliation. La reconnaissance, la promotion et le rétablissement des langues des Premières Nations non seulement renforceront nos nations, mais enrichiront le pays tout entier. 

C’est la raison pour laquelle nous avons salué l’annonce du premier ministre Trudeau qui, lors de notre Assemblée extraordinaire des Chefs de décembre 2016, a pris l’engagement de « promulguer une Loi sur les langues autochtones, conçue de façon conjointe avec les peuples autochtones, dans le but de préserver, de protéger et de revitaliser les langues des Premières Nations, des Métis et des Inuits dans ce pays. » Lorsqu’un pays reconnaît officiellement ses premières langues et en favorise le rétablissement, ces langues deviennent plus fortes. Lorsque nos langues deviennent plus fortes, nous devenons plus forts. 

Le 15 juin a été le jour où il a officiellement été annoncé que l’APN allait s’engager avec les Premières Nations à travailler à l’élaboration d’une loi pour « revitaliser, rétablir, préserver, protéger, maintenir et promouvoir » les langues des Premières Nations. La contribution des ardents défenseurs, des éducateurs, des aînés et des citoyens des Premières Nations de tout le pays sera essentielle dans le cadre de l’élaboration de cette loi. 

Notre participation est fondée sur certains principes clés qui guideront cette initiative. 

L’un de ces principes est que ce travail doit s’appuyer à toutes les étapes sur la participation et les conseils des Premières Nations. Nous allons tenir plusieurs séances de mobilisation, et la première se tiendra les 22 et 23 juin à Vancouver à l’intention des Premières Nations de la Colombie-Britannique et du Yukon. Le lundi 24 juillet, une autre séance se tiendra à Regina (Saskatchewan) avant notre prochaine Assemblée générale annuelle. D’autres séances seront organisées à l’automne 2017 dans toutes les régions. Nous vous tiendrons informés de toutes les dates prévues. 

Nous maintenons que ce travail doit reposer sur une approche tenant compte des distinctions. Conformément à l’engagement pris en vue d’une Loi sur les langues autochtones, le Ralliement national des Métis et l’Inuit Tapiriit Kanatami étaient représentés lors de l’annonce, mais chaque organisation supervisera la participation et la contribution de ses propres citoyens. Nous savons que nous devons préconiser une approche propre à nos Premières Nations pour refléter nos points de vue, nos priorités et nos langues, qui sont uniques. Nous étudions plusieurs options afin de nous assurer que la loi illustre bien cette approche fondée sur les distinctions. 

Ce travail sera guidé par la reconnaissance de ce que les gouvernements des Premières Nations sont investis de la compétence en ce qui concerne nos langues. Toute loi reconnaîtra les droits et les compétences des Premières Nations en matière de langues. Elle reconnaîtra que les langues sont essentielles à l’autodétermination. Elle reconnaîtra que les droits en matière de langues sont des droits inhérents. La loi, entre autres dispositions, stipulera et affirmera le droit des Premières Nations de revitaliser, utiliser, développer et transmettre leurs langues aux générations futures, y compris par le contrôle de leurs systèmes et institutions en matière d’éducation. 

Nous sommes impatients de recueillir vos idées et vos points de vue à propos de cette importante initiative. 

Plus de 58 langues autochtones distinctes et plus de 90 langues et dialectes distincts sont parlés sur l’Île de la Tortue. Aucune de ces langues autochtones n’est reconnue comme étant à l’abri de disparaître. Le travail que nous accomplissons, combiné aux nombreux autres efforts que nous et toutes les Premières Nations déployons pour soutenir et renforcer nos langues, feront en sorte qu’elles survivent et s’épanouissent. 

Ce travail constituera pour nos enfants un héritage durable.

 

Kinanâskomitin, 

Perry Bellegarde
Chef national

 


Déclaration commune concernant le début, le 15 juin, de la préparation en commun d’une loi sur les langues des Premières Nations, des Inuits, et des Métis

https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/nouvelles/2017/06/declaration_communeconcernantledebutle15juindelapreparationencom.html

 

Déclaration commune concernant le début, le 15 juin, de la préparation en commun d’une loi sur les langues des Premières Nations, des Inuits, et des Métis 

 

https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/nouvelles/2017/06/declaration_communeconcernantledebutle15juindelapreparationencom.html

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BULLETIN DU CHEF NATIONAL – BUDGET FÉDÉRAL DE 2017

on Juillet 16, 2017

Budget fédéral de 2017

Le gouvernement libéral a présenté son deuxième budget fédéral le 22 mars. Le présent bulletin propose une évaluation et une analyse préliminaires, ainsi qu’un bref aperçu, des postes budgétaires concernant les Premières Nations.

Budget de 2017 – Aperçu des investissements pour les peuples et initiatives autochtones
Budget de 2017 du gouvernement du Canada : Investissements dans les questions autochtones 

Le budget consacre 3,4 milliards de dollars, étalés sur cinq ans, aux priorités des peuples autochtones. Il prévoit des investissements supplémentaires, qui s’ajoutent aux 8,4 milliards de dollars accordés sur cinq ans dans le budget de 2016, pour éliminer l’écart socioéconomique des Premières Nations. La question essentielle est toutefois la suivante : ces investissements doivent conduire à un véritable changement sur le terrain dans un futur très proche. Les Premières Nations ont travaillé d’arrache-pied pour s’assurer d’obtenir des investissements importants dans les deux derniers budgets. Nous sav ons que nos familles ne peuvent plus attendre. Un changement et des résultats doivent se produire rapidement. Cela signifie que le système doit faire preuve de plus de rapidité et d’efficacité. Nous devons obtenir des investissements continus afin d’éliminer l’écart et veiller à ce que les Premières Nations puissent à tout le moins jouir de la même qualité de vie que les autres Canadiens et exercer pleinement leurs droits. Les Premières Nations peuvent aider le gouvernement actuel à produire des résultats parce qu’elles connaissent mieux que quiconque les besoins et les priorités de leurs citoyens. Nous pouvons collaborer pour arriver à ces résultats, et nous devons agir dès maintenant.

Le budget fédéral de 2017 continue d’accorder des investissements et un soutien essentiels aux Premières Nations dans plusieurs secteurs, notamment le logement et l’infrastructure, l’éducation et la formation, les services de police et la santé. Il fait aussi mention de l’engagement pris par le premier ministre lors de l’Assemblée extraordinaire des Chefs 2016 de l’APN d’élaborer conjointement une loi sur les langues autochtones, et engage ainsi des ressources primordiales pour renforcer et soutenir les langues autochtones et constituer des archives. Ces nouveaux investissements sont essentiels parce que nos langues sont étroitement liées à la santé de nos enfants et de nos nations. Nous représentons le segment le plus jeune de la population et celui qui connaît la plus forte croissance, ce qui constitue une occasion et un potentiel incroyables dans une société vieillissante. Investir dans notre peuple signifie investir dans notre avenir commun.

Nous joignons un résumé des investissements et des annonces au présent bulletin et signalons les postes budgétaires nécessitant une analyse plus approfondie. Nous continuerons de vous tenir informés de tout changement survenant dans tous ces domaines.

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BULLETIN DU CHEF NATIONAL – Décembre 2016 – Réunion des premiers ministres et des dirigeants autochtones sur le changement climatique

on Décembre 14, 2016

Réunion des premiers ministres et des dirigeants autochtones sur le changement climatique – le 9 décembre 2016

Le 9 décembre, Bill Erasmus, Chef régional des Territoires du Nord-Ouest, Isadore Day, Chef régional de l’Ontario, Kevin Hart, Chef régional du Manitoba, et moi-même avons constitué la délégation de l’APN à la Réunion des premiers ministres sur le changement climatique. Cette réunion a permis d’élaborer le Cadre pancanadien sur la croissance propre et le changement climatique ‒ deux provinces ont toutefois exprimé des inquiétudes concernant divers éléments du Cadre.

En sus de notre délégation, les Premières Nations étaient représentées par des dirigeants des Premières Nations au sein de plusieurs délégations provinciales et territoriales. L’aîné Elmer Courchene a procédé à l’ouverture de la réunion et lu la Déclaration des aînés de l’APN sur le changement climatique.

Au cours de la négociation du Cadre pancanadien, nous avons fondé notre défense d’intérêts sur le travail acharné et le dévouement du Comité exécutif de l’APN et du Comité consultatif de l’APN sur le changement climatique et l’environnement (CCCCE) ainsi que sur l’orientation suggérée par les Premières Nations au cours des derniers mois.

Lors de la réunion, nous avons demandé l’inclusion d’une formulation additionnelle dans le Cadre pancanadien afin de nous assurer que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux respecteront et protègeront les droits des peuples autochtones. De plus, conformément à la résolution no 97/2016, Inclusion pleine et significative des Premières Nations dans toutes les discussions sur une action en faveur du climat, nous avons obtenu de la part du gouvernement fédéral qu’il s’engage à travailler avec l’APN à l’élaboration d’un plan sur le changement climatique propre aux Premières Nations, qui permettra de s’assurer que les mesures de suivi du Cadre pancanadien soient dirigées par les Premières Nations. Cette initiative nécessite la mise sur pied conjointe d’un groupe de dirigeants de haut niveau. Je joins au présent bulletin la Déclaration du premier ministre Justin Trudeau et du Chef national de l’Assemblée des Premières Nations Perry Bellegarde, qui a été émise à la fin de la réunion. Les données que nous avons soumises pendant la réunion sont affichées sur le site Web de l’APN.

Nous devons maintenant nous assurer que les Premières Nations sont pleinement et efficacement engagées dans l’action en faveur du climat et que celle-ci respecte et met en œuvre les droits des Premières Nations à l’échelle nationale, provinciale et territoriale.

 

Chef national Perry Bellegarde

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Bulletin du Chef national – Août 2016 – Protocole d’entente entre l’APN et AANC pour la création d’un groupe de travail sur les relations financières

on Août 18, 2016

Protocole d’entente pour la création d’un groupe de travail sur les relations financières

Le 13 juillet, à l’Assemblée générale annuelle tenue à Niagara Falls, le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, et la ministre des Affaires autochtones et du Nord (AANC), Carolyn Bennett, ont signé un protocole d’entente portant sur le travail requis pour établir une nouvelle relation financière.

Dans son document sur les priorités intitulé Éliminer l’écart publié en 2015, l’APN demandait le relèvement du plafond de 2 % sur les augmentations annuelles du financement accordé aux Premières Nations et l’établissement d’une nouvelle relation financière avec le gouvernement du Canada, y compris de nouveaux accords de transfert financier avec indexation équitable pour assurer le financement continu. En réponse à cette demande de l’APN, le premier ministre en a souligné l’importance dans les lettres de mandat remises aux ministres Bennett (AANC) et Morneau (Finances). En décembre 2015, lors de l’Assemblée extraordinaire des Chefs, le premier ministre s’est de nouveau engagé à relever le plafond de 2 % et a déclaré : « Le moment est venu de nouer une nouvelle relation budgétaire avec les Premières Nations, pour donner à vos communautés un financement suffisant, prévisible et soutenu. C’est une promesse que nous avons faite et que nous tiendrons. »

La première étape pour atteindre ce but consiste à effectuer le travail technique nécessaire. Un groupe de travail technique conjoint sera mis sur pied, conformément au protocole d’entente, afin de formuler des recommandations et des solutions à soumettre à l’étude des dirigeants des Premières Nations et du Canada. Le groupe de travail technique sur les relations financières devra présenter un rapport au ministre, au Chef national et au Comité exécutif avant le 31 décembre 2017. Un Comité des Chefs sur les relations financières sera également créé pour superviser et orienter les représentants de l’APN qui feront partie du groupe de travail technique.

Les recommandations du groupe de travail seront de nouveau présentées aux Chefs en assemblée afin qu’ils les examinent, en discutent et donnent d’éventuelles directives avant que d’autres mesures ne soient prises. Comme l’indique le protocole d’entente, celui-ci « ne vise ni à entraver ni à remplacer quelque initiative ou processus existants d’une Première Nation » et « ne doit diminuer, abroger ou enfreindre aucun droit autochtone inhérent ancestral, aucun droit issu de traités, aucun droit légal ni aucun autre droit des Premières Nations, ni y déroger. »

Une copie du protocole d’entente est jointe au présent communiqué. D’autres renseignements seront diffusés à mesure que le travail du groupe progressera.

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rdbrinkhurstBulletin du Chef national – Août 2016 – Protocole d’entente entre l’APN et AANC pour la création d’un groupe de travail sur les relations financières
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