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« L’état de santé des peuples autochtones, analysé selon l’espérance de vie et plusieurs autres indicateurs, est bien pire que celui de l’ensemble de la population canadienne. »
Institut canadien d’information sur la santé, février 2004

Espérance de vie

  • L’espérance de vie à la naissance s’est améliorée au sein de la population des Premières Nations. En 2000, elle a atteint 68,9 ans pour les hommes et 76,6 ans pour les femmes, soit une augmentation de 13,1 et 12,6 pour cent respectivement depuis 1980.. (Source : Affaires indiennes et du Nord Canada, données ministérielles de base, 2001.)

Mortalité infantile

  • En 1999, la mortalité infantile au sein des Premières Nations était de 8,0 décès par 1 000 naissances, soit une fois et demie le taux de 5,5 décès pour l’ensemble de la population canadienne. (Sources : Statistique Canada; Santé Canada, « Les Canadiens en santé », un rapport fédéral sur les indicateurs comparables en matière de santé, 2002.)

Poids à la naissance

  • En 1999, les taux correspondant au poids à la naissance au sein des Premières Nations et pour l’ensemble de la population canadienne étaient semblables et relativement bas; la même année cependant, presque deux fois plus de naissances au sein des Premières Nations ont été associées à un poids élevé. (Sources : Statistique canada, Santé Canada, « Les Canadiens en santé », un rapport fédéral sur les indicateurs comparables en matière de santé, 2002.)

Suicides et blessures

  • Les peuples des Premières Nations perdent respectivement presque cinq fois et trois fois plus d’années de vie potentielles que l’ensemble de la population canadienne (sur une population de 100 000 personnes) en raison de blessures non intentionnelles et de suicides. (Source : Santé Canada, « Les lésions traumatiques accidentelles et intentionnelles chez les Autochtones du Canada », 1990 - 1999.)

Suicide chez les jeunes

  • Le taux de suicide chez les jeunes des Premières Nations est extrêmement élevé – jusqu’à six fois plus que pour l’ensemble de la population canadienne. Chez les jeunes hommes des Premières Nations âgés de 15 à 24 ans, le taux est de 126 sur 100 000 alors qu’il se situe à 24 pour les jeunes Canadiens. Quant aux jeunes femmes des Premières Nations, le taux est de 35 sur 100 000, alors qu’il n’est que de 5 pour les jeunes canadiennes. (Source : Institut canadien de la santé infantile, 2000, Ottawa.)

Tuberculose

  • En 1999, le taux de tuberculose au sein des Premières Nations était toujours de 8 à 10 fois plus élevé que pour l’ensemble de la population canadienne. (Source : Santé Canada, « La tuberculose dans les collectivités des Premières Nations », 1999.)

Diabète

  • Le nombre de cas de diabète au Canada semble augmenter et le taux affiché est de deux à trois fois plus élevé parmi les peuples des Premières Nations que pour l’ensemble de la population canadienne. (Source : « Le diabète dans les populations autochtones du Canada : Les Faits », 2000.)

SIDA

  • Le nombre total de cas de sida affectant des Autochtones au Canada est passé de 1 pour cent en 1990 à 6,2 pour cent en 2001. Il est à craindre que le sida n’atteigne des proportions endémiques au sein des Premières Nations. (Sources : Santé Canada, « L’infection à VIH et le sida chez les Autochtones du Canada : un problème persistant », mise à jour des informations Epi, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Direction générale de la santé de la population et de la santé publique, Santé Canada, avril 2002.)

EFA/EAF

  • Les études sur le syndrome d’intoxication fœtale à l’alcool (embryofeotopathie alcoolique – EFA) et les effets de l’alcoolisme fœtal (EAF) sont très peu nombreuses au Canada, mais les preuves révèlent « un nombre de cas très élevé parmi les enfants canadiens d’origine autochtone »*. Des recherches effectuées en C.-B. et au Yukon démontrent que, dans certaines Premières Nations, un enfant sur cinq est touché. Dans l’ensemble, on estime que le taux d’EFA / EAF au sein des Premières Nations est de 25 à 30 fois plus élevé que la moyenne nationale. *(Source : Société canadienne de pédiatrie, Paediatrics & Child Health, volume 7, no 3, mars 2002.)

Tabac

  • Le pourcentage de fumeurs âgés de 18 ans et plus au sein des Premières Nations est de 48,3 pour cent. (Source : Santé Canada, « Les canadiens en santé », un rapport fédéral sur les indicateurs comparables en matière de santé, 2002.)

Conditions de vie

  • Les conditions et la qualité de vie au sein des Premières Nations, qui sont classées 63e et équivalent à celles du tiers monde, sont la cause première de la piètre santé des Autochtones. Des logements surpeuplés favorisent la propagation des maladies transmissibles à un taux de 10 à 12 fois plus élevé que la moyenne nationale. Plus de 40 pour cent des logements sont considérés insalubres. (Source : Ministère des Affaires indiennes et du nord canadien, 1999 et Santé Canada, 2003.)

« Pour que des progrès soient enregistrés, les collectivités autochtones ont besoin de disposer des ressources et des capacités d’aller au devant des crises et de commencer à s’attaquer aux déterminants de la santé. »
Institut canadien d’information sur la santé, février 2004.

« Tant que le manque de logements ne sera pas résorbé, que l’économie ne pourra aider le nombre sans cesse croissant de jeunes qui atteignent l’âge de travailler, que le système éducatif ne produira pas un plus grand nombre de diplômés et que les chances d’accéder aux études postsecondaires ne seront pas plus grandes, il est peu probable que la situation change. »
Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie, 2002

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