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Un communiqué du Chef national Shawn Atleo
Le 15 janvier 2010

L’APN diffuse régulièrement des comptes-rendus sur les activités du Chef national et les travaux en cours au bureau national. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web de l’APN (www.afn.ca).

Au nom de l’organisation, des membres du Comité exécutif et en mon nom personnel, je souhaite une bonne et heureuse année à tous les citoyens des Premières Nations ainsi qu’à leurs dirigeants et je me réjouis de travailler avec vous tous en 2010!

L'Assemblée des Premières Nations s'engage dans un programme stratégique axé vers l'avenir. Je crois que notre heure est venue et qu'il est temps que les peuples autochtones se mobilisent dans la mémoire et le respect pour apporter les changements dont nos citoyens ont besoin. Dans cet esprit, j'ai le plaisir de vous présenter un compte rendu des plus récentes activités.

Prorogation du Parlement du Canada

Le 30 décembre 2009, la gouverneure générale, Michaëlle Jean, a acquiescé à la demande du Premier ministre Harper de proroger cette session du Parlement.

Qu’est-ce que cela signifie pour les Premières Nations? La prorogation a pour effet de dissoudre le Parlement; les affaires non complétées sont abandonnées ou expirent au Feuilleton et les travaux des comités sont interrompus. Par exemple, le projet de loi C-8 (biens immobiliers matrimoniaux), qui en était à sa seconde lecture a été éliminé du cycle législatif, et si le gouvernement souhaite faire voter cette loi, il devra tout reprendre depuis le début.

Il est important de noter que les projets de loi d’initiative parlementaire peuvent être réactivés dans une nouvelle session. En conséquence, le projet visant l’abolition du registre des armes d’épaule pourrait être réinscrit au Feuilleton si la majorité des membres sont d’accord.

La nouvelle session du Parlement débutera le 3 mars avec un discours du Trône, suivi le 4 mars par le budget fédéral. Le début d’une nouvelle session législative donne la possibilité aux Premières Nations d’étudier de véritables solutions aux problèmes cruciaux auxquels elles sont confrontées plutôt que des approches législatives strictes qui ne respectent pas leurs droits, de reconnaître la compétence des Premières Nations et de mettre en place et soutenir le développement des capacités nécessaires à l’échelle communautaire. Nous avons exercé des pressions sur tous les membres du Parlement en vue de les inciter à mettre sur pied un comité législatif spécial pour étudier les obstacles fondamentaux inhérents au cadre législatif de l’actuelle Loi sur les Indiens plutôt que de mettre l’accent sur certaines questions en particulier. Les solutions proposées par les Premières Nations sur des questions telles que l’eau potable, les BIM et l’éducation des Premières Nations, doivent notamment être soutenues.

Au cours des deux prochains mois, l’APN continuera à préconiser notre plan stratégique et à plaider en faveur d’investissements et de véritables engagements envers les enfants, les familles et les collectivités des Premières Nations. Nous continuerons à vous informer sur tous les développements. Si vous avez des questions sur la législation qui était étudiée par le Parlement ou sur tout autre sujet, veuillez communiquer avec Karen Campbell au 613 241-6789, poste 263 (kcampbell@afn.ca) ou Bonnie Leask au 613 241-6789, poste. 403 (bleask@afn.ca).

Conférence des Nations Unies sur le changement climatique – Copenhague

À l’invitation du ministre de l’Environnement, j’ai participé en tant que membre de la délégation canadienne à la 15e conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui a eu lieu à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009, ce qui s’est avéré une excellente occasion de mettre à profit les stratégies élaborées durant l’Assemblée extraordinaire des Chefs.

Durant la conférence, nous avons soulevé trois problèmes, tout d'abord le fait que les peuples autochtones du Canada et du monde entier sont les premiers à être concernés et les plus durement touchés par le changement climatique en raison de leur relation étroite avec la terre. Nous avons fait remarquer qu’il fallait un financement distinct pour les Premières Nations et un soutien important pour effectuer des recherches sur le changement climatique et pour surveiller ses incidences sur le plan social, afin que nous puissions concevoir des initiatives et les mettre en place dans le respect de notre relation avec l’environnement. Ensuite, nous avons discuté de l’obligation des gouvernements de consulter les peuples autochtones sur les méthodes nationales ou provinciales portant sur le changement climatique, les réductions d’émissions, les compensations, l’atténuation et l’adaptation. Nous avons fait remarquer que les consultations devaient être fondées sur la reconnaissance des droits ancestraux et issus de traités et sur la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones, ainsi que sur le droit à un consentement préalable et éclairé. Enfin, nous avons rappelé que les peuples autochtones peuvent proposer des solutions fondées sur leurs connaissances traditionnelles, ainsi que leurs observations sur la façon dont le changement climatique affecte notre environnement et change l’équilibre écologique dont nous dépendons en modifiant les habitats et la biodiversité. En mettant nos connaissances au service des pratiques durables et de la conservation par la gestion des ressources naturelles, nous pouvons jouer un rôle crucial dans l’atténuation du changement climatique en protégeant l’environnement pour les prochaines générations, grâce à un équilibre entre le développement économique, la protection de l’environnement et les droits des peuples autochtones.

Dans cette optique, nous avons cerné trois domaines d’intérêts en vue de l’élaboration d’une stratégie : 1) travailler avec les Premières Nations du Canada pour définir une politique sur l’énergie; 2) travailler avec les peuples autochtones des É.-U. et du Nord pour développer une perspective nord-américaine; 3) travailler avec les Premières Nations du Canada pour prendre position sur le plafonnement et l’échange de carbone.

Rencontre avec le Premier ministre

Alors que j’étais à Copenhague, j’ai pu rencontrer le Premier ministre Harper. C’était la toute première fois que nous avions l’occasion de discuter de notre intérêt commun envers une relation ouverte et constructive qui nous permettra de collaborer sur les problèmes auxquels font face les Premières Nations et l’ensemble du Canada. Je pense que de cette relation proprement dite découlera une orientation et le cadre nécessaire pour progresser dans des domaines prioritaires particuliers.

Nous avons notamment discuté de l’importance de s’inspirer des excuses présentées aux survivants des pensionnats indiens en prenant des mesures pour combler les besoins urgents dans le domaine de l’éducation, pour mettre un terme à la situation tragique des femmes assassinées ou disparues et pour mettre en œuvre la gouvernance des Premières Nations au-delà de la Loi sur les Indiens.

 

Pour terminer, je me réjouis à l’avance de faire de 2010 une année productive.

Assemblée des Premières Nations, 473, rue Albert, bureau 810, Ottawa (Ontario)  K1R 5B4
Sans frais : 1 866 869-6789 – : (613) 241-5808 – www.afn.ca

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