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Le 1 octobre 2009 Le Chef national de l'APN répond à la déclaration du premier ministre sur le colonialisme"Nous (le Canada) n'avons également aucun passé colonial." Le premier ministre Stephen Harper Colonialisme : contrôle ou influence gouvernante d'une nation auprès d'un pays, d'un territoire ou d'un peuple dépendant; système ou politique au moyen desquels une nation maintient ou défend un tel contrôle ou une telle influence. Des dirigeants des Premières Nations, ainsi qu'un très grand nombre de Canadiens, jugent insultants, embarrassants et répréhensibles les propos du premier ministre selon lesquels "il n'y a aucun passé colonial" au Canada. Le Chef national Atleo de l'APN a déclaré aujourd'hui : "Le premier ministre se doit d'observer les normes les plus élevées, particulièrement lorsqu'il s'adresse à la communauté internationale. Il n'y a pas de place à l'erreur. La position actuelle des représentants fédéraux du gouvernement, voulant que les propos du premier ministre aient été pris "hors contexte", est tout simplement indigne d'une personne occupant cette fonction. J'ai parlé au ministre des Affaires indiennes et je l'ai prié instamment de rencontrer de bonne foi, en compagnie du premier ministre, des membres des Premières Nations pour régler ce problème et, mesure tout aussi importante, de mettre en branle le processus de réconciliation à venir. Dans les excuses qu'il a présentées aux élèves des pensionnats indiens, le premier ministre avait déclaré : "Il n'y a pas de place au Canada pour les attitudes qui ont inspiré le système de pensionnats indiens, pour qu'elles puissent prévaloir à nouveau". Le premier ministre doit s'assurer qu'un tel engagement sous-tend chaque déclaration et mesure du gouvernement. Les effets du colonialisme sont toujours présents aujourd'hui. C'est cette attitude qui a servi de fondement aux pensionnats indiens; à la Loi sur les indiens aux relents de colonialisme qui a remplacé les formes traditionnelles de gouvernance des Premières Nations; au vol des terres autochtones et au déménagement forcé de collectivités autochtones; à la criminalisation et à l'élimination des langues et des pratiques culturelles des Premières Nations; au sous-financement chronique des collectivités et des programmes des Premières Nations; à la négation des droits ancestraux et des droits issus de traités, et ce, même s'ils sont reconnus dans la Constitution canadienne. Sur la scène internationale, le Canada a été scruté à la loupe et durement critiqué pour son traitement des peuples autochtones et son non-respect des droits ancestraux et des droits issus de traités. Le Canada devient de plus en plus isolé parce qu'il est au nombre des trois seuls pays qui ont refusé de signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, document qui rejette la doctrine du colonialisme. Les propos du premier ministre illustrent la nécessité d'éduquer davantage le public sur les Premières Nations et l'histoire canadienne. Il est possible de saisir cette occasion pour commencer à combler ce fossé de l'incompréhension. On ne peut bâtir l'avenir sans accorder au passé toute l'importance qu'on lui doit, sans réparer une injustice et des préjudices incroyables par un authentique engagement d'aller de l'avant, dans la vérité et le respect. Les dirigeants des Premières Nations et les Canadiens demandent au premier ministre de respecter les excuses présentées et de s'engager catégoriquement dans la voie de la réconciliation."
National Chief Shawn Atleo L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada.
Renseignements: Les demandes d'entrevues pour le Chef national Atleo de l'APN doivent êtres adressées à: media@afn.ca, Robert Simpson, (778) 991-1407; Chantelle Krish, (778) 990-9544 |