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Le 30 mai 2005 Le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations signe un accord politique historique afin de résoudre la question des pensionnats indiens
Aujourd’hui, le Chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, a signé un accord politique historique avec le gouvernement fédéral. Cet accord reconnaît que l’indemnisation, mais aussi la réconciliation et la guérison, sont nécessaires à la réparation des torts profonds et tragiques causés par les pensionnats indiens. « En vertu de cet accord, le Canada reconnaît que l’APN doit jouer un rôle essentiel et central dans la résolution de la question des pensionnats indiens », a déclaré le Chef national. « Le Canada s’est engagé à adopter une approche qui réglera enfin la question tragique des pensionnats indiens de façon juste et équitable », a-t-il ajouté. « Cet accord n’aboutira pas seulement à un processus de résolution des réclamations amélioré, plus rapide et plus économique pour les survivants des pensionnats indiens victimes de sévices, mais aussi à la promesse d’engager le pays tout entier dans un dialogue national sur la guérison, la réconciliation, le souvenir et la justice. Il s’agit d’une façon holistique d’aborder cette partie terrible et tragique de notre passé commun. »
L’accord d’aujourd’hui s’appuie sur le Rapport sur le plan de règlement des conflits du gouvernement du Canada qui vise à indemniser les victimes de sévices infligés dans les pensionnats indiens, publié par l’APN en novembre dernier. Cet accord comporte les éléments essentiels à l’élaboration d’une nouvelle approche : des excuses à l’échelle nationale, un processus d’indemnisation amélioré pour les étudiants victimes de graves sévices, un montant forfaitaire versé aux anciens étudiants, ainsi qu’une tribune nationale destinée à la mise en place d’un processus global de réconciliation et de justice. L’accord prévoit également la résolution rapide des revendications des personnes âgées ou malades. Le rapport et l’approche de l’APN ont été approuvés par les survivants des pensionnats indiens, les avocats chargés des recours collectifs et le clergé. Le Chef national a déclaré que le moment était crucial pour les survivants des Premières Nations, compte tenu de leur moyenne d’âge de 60 ans. « Aujourd’hui, j’ai une pensée pour les milliers de nos citoyens qui ont été les victimes des pensionnats indiens, et notamment ceux qui nous ont déjà quittés ». a déclaré le Chef national Fontaine. « Ils ne bénéficieront pas de l’annonce faite aujourd’hui, mais ils demeurent au cœur de notre quête de justice pour l’ensemble des survivants des pensionnats indiens. Nous espérons que leurs enfants et petits-enfants puissent tirer un certain réconfort de l’accord d’aujourd’hui, et peut-être le considérer à tout le moins comme un gage de réconciliation et de guérison. C’est dans cet esprit que j’y appose ma signature, au nom de tous les anciens étudiants des pensionnats indiens. » Le Chef national Fontaine a fait remarquer l’importance que revêt la signature de cet accord en date d’aujourd’hui, alors que l’APN se prépare en vue d’un autre événement historique, c.-à-d. la rencontre de demain avec le Premier ministre et son Comité du Cabinet chargé des affaires autochtones. « Demain, nous rencontrons le Premier ministre et les principaux membres de son cabinet pour discuter de l’avenir de nos citoyens au Canada », a déclaré le Chef national. « En combattant les démons du passé comme nous l’avons fait aujourd’hui, nous faisons réellement en sorte de paver la voie à une nouvelle relation axée sur la réconciliation, le respect et la reconnaissance. » L’accord signé aujourd’hui prévoyait la nomination d’un négociateur du gouvernement dont le rôle serait de travailler avec toutes les parties et le gouvernement du Canada. L’honorable Anne McLellan, qui a signé l’accord au nom du gouvernement du Canada en tant que ministre responsable de Résolution des questions des pensionnats indiens Canada, a annoncé aujourd’hui la nomination à titre de négociateur de l’honorable Frank Iacobucci, qui a siégé à la Cour suprême du Canada.
« M. le juge Iacobucci, qui est parfaitement au fait des difficultés juridique auxquelles le gouvernement fédéral est confronté, mettra à profit ses aptitudes reconnues de juriste et de médiateur », a déclaré le Chef national Fontaine. « Son expérience et son point de vue s’avéreront nécessaires. Nous demandons à toutes les parties d’aborder les discussions dans un esprit de coopération et de dialogue. Notre responsabilité ultime est de toujours servir au mieux les intérêts des survivants des pensionnats indiens. » L’Assemblée des Premières Nations est l’organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations du Canada.
Renseignements : Don Kelly, directeur des communications, APN Ian McLeod, agent de communication bilingue, APN Nancy Pine, conseillère en communication, Bureau du Chef national |